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Sylvain St-Laurent

Un dernier plaidoyer pour Pageau

CHRONIQUE / Jean-Gabriel Pageau traînait dans le vestiaire des Sénateurs, mardi matin. Il répondait aux questions d’un collègue de Radio-Canada, sur le leadership de son ancien coéquipier Chris Phillips.

Après un moment, à force de l’écouter, j’ai eu le goût de me mêler à la conversation.

Sports

L’ère du gardien numéro 1B

CHRONIQUE / Dans le hockey, les nouvelles tendances arrivent généralement en faisant du bruit. Elles bousculent les idées reçues et provoquent de vifs débats.

Parfois, même si c’est plus rare, les révolutions se font lentement et naturellement.

Sylvain St-Laurent

Connor Brown est un gars d’Ottawa

CHRONIQUE / Dans mon salon, samedi soir, j’avais l’impression de voir Connor Brown assez régulièrement.

J’avais l’impression qu’il jouait un fort match. À la télévision, parfois, ça peut être trompeur.

La feuille de match a éventuellement confirmé mon hypothèse. Brown a été l’attaquant le plus utilisé par D.J. Smith, dans la défaite contre les Maple Leafs de Toronto.

Dimanche, depuis la galerie de la presse, j’ai vu la même chose. Pour ce deuxième match en autant de soirs, Brown était tout aussi efficace. Tout aussi engagé.

Brown a encore franchi le plateau des 20 minutes de jeu, contre les Stars.

Sa performance contre les Leafs me semble quand même plus importante.

Le Centre Canadian Tire était blanc et bleu, samedi. Les Sénateurs ont – enfin – réussi à faire salle comble pour un match, cette saison. Ils peuvent remercier les milliers de fanatiques qui sont venus de partout, en Ontario, pour encourager le club visiteur.

C’est là qu’il est intéressant de se placer dans les patins de Brown.

Le gaillard est originaire de Toronto. Il a eu le bonheur d’être repêché par le club de sa ville natale, en 2012. Il a passé les sept années suivantes dans le giron des Leafs.

L’été dernier, « son » équipe l’a largué.

Au moment où les Leafs arrivent à maturité, les dirigeants lui ont fait comprendre qu’il ne faisait plus partie des plans. Et tout porte à croire que cette décision n’avait rien à voir avec son talent. C’était une question de sous. Alors que l’espace se fait rare, sous le plafond salarial, il fallait se résoudre à laisser partir quelques joueurs de qualité.

Sylvain St-Laurent

Faire face à la musique, ça compte

CHRONIQUE / Je n’aimais pas trop ce que je lisais dans mon journal, depuis quelques jours.

Anthony Duclair a été cloué au banc dans la troisième période d’un match à domicile, la semaine dernière. Il ne s’est pas présenté dans le vestiaire, par la suite, pour affronter le troupeau de journalistes.

Sylvain St-Laurent

Vincent Dunn, l’entraîneur

CHRONIQUE / Je dois l’avouer. Je n’ai pas reconnu Vincent Dunn immédiatement.

J’étais à l’aréna Beaudry, un soir, en semaine. Je me tournais un peu les pouces en attendant le début de la séance d’entraînement de ma hockeyeuse préférée sur la planète. Une autre équipe féminine atome était sur la glace. Je trouvais que leur entraîneur était drôlement bien équipé.

Sylvain St-Laurent

Zach Dean, le prochain

CHRONIQUE / Il paraît que le party était pogné, sur la rue Carillon, en fin de semaine dernière. J’ai raté ça, mais je peux facilement l’imaginer. J’en ai déjà vu, des gros matches, au centre Guertin, avec 3500 personnes.

Ça devait être drôlement agréable pour les employés et les bénévoles qui ont survécu aux derniers mois en rêvant de jours meilleurs.

Sylvain St-Laurent

N’est pas vendeur qui veut

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Joe Thornton joue du très bon hockey, ces temps-ci. C’est l’entraîneur-chef intérimaire des Sharks de San Jose, Bob Boughner, qui le dit.

« Je l’ai à l’œil depuis plusieurs années. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu jouer aussi bien », a-t-il déclaré, mardi dernier, au terme d’un match dans lequel Jumbo Joe a récolté deux mentions d’aide, contre les Flames de Calgary.

Sylvain St-Laurent

Deux années sans jouer [VIDÉO]

CHRONIQUE / On aurait simplement pu lui annoncer qu’il participerait au prochain match. Comme ça, sans plus. Sans faire de grandes cérémonies.

Après deux années d’absence, durant lesquelles il a combattu – et vaincu – une maladie potentiellement mortelle, Jean-Robin Mantha aurait été content.

Sylvain St-Laurent

Ottawa, dépotoir de la LNH ?

CHRONIQUE / Nos amis de L’Athlétique ont souvent de bonnes idées. Les journalistes de ce média émergent viennent par exemple de sonder une vingtaine d’agents de joueurs. Ils leur ont posé une série de questions à choix multiples.

On leur a ensuite offert la possibilité de s’expliquer, sous le couvert de l’anonymat.

Le résultat de leur travail a été diffusé mardi matin. Une question, en particulier, a retenu notre attention.

On a demandé à tous les agents d’identifier les deux villes qui sont les plus susceptibles de se retrouver sur la liste de non-échange de leurs clients.

Winnipeg arrive au sommet de la liste. Elle a été nommée 12 fois.

En deuxième position, tout juste derrière, on retrouve Ottawa. La belle capitale fédérale a obtenu 11 votes.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Déjà, ça ferait mal. On connaît depuis longtemps la triste réputation de Winnipeg. Ça fait des décennies que ça dure.

Ottawa n’a pas toujours eu si mauvaise presse. Il faut croire que les scandales, les gaffes et les faux-pas des trois dernières années ont laissé des traces.

Les déclarations anonymes de certains agents sont hallucinantes.

J’ai retenu celle-là : « Les problèmes d’Ottawa, c’est un peu tout ce que vous entendez. C’est le propriétaire. C’est le fait que les Sénateurs n’ont jamais rien gagné. C’est comme le dépotoir canadien de la LNH ».

Il y en a d’autres. Elles vont pas mal toutes dans le même sens.

Dans le contexte actuel, à moins de trois semaines de la date limite des transactions, cette histoire devrait certainement faire réfléchir bien des gens, dans le bureau de direction des Sénateurs.

***

Quand l’agent anonyme dit que les Sénateurs n’ont « jamais rien gagné », il se trompe. On pourrait plutôt dire que les Sénateurs ont déjà tout gagné, à l’exception de la coupe Stanley.

Ils ont réussi à s’approcher du but ultime à quelques occasions.

En réalité, les dirigeants ont réussi à construire des équipes respectables à deux reprises. Chaque fois, ils ont utilisé la même recette. Ils ont misé sur la jeunesse. Ils ont réuni des jeunes joueurs et leur ont donné la chance de se développer sur la patinoire. Le reste s’est fait naturellement. Avec le temps qui a passé, ces joueurs ont découvert ce que les gens d’Ottawa-Gatineau savent fort bien. Il fait bon vivre dans la région frontalière.

Les joueurs ont fini par adopter la région. Ils ont fini par s’enraciner.

Vers la fin des années 1990, les Sénateurs sont devenus l’équipe de Daniel Alfredsson. Le plus grand capitaine a tôt fait de s’établir en permanence en ville. Ses coéquipiers ont été nombreux à l’imiter. Il y avait Chris Phillips, Chris Neil, Wade Redden, Patrick Lalime, Jason Spezza...

Les Sénateurs n’auraient pas participé aux séries, 11 années consécutives, sans le leadership exercé par ces joueurs.

Le même scénario s’est répété au milieu de la décennie 2010. Les Sénateurs n’ont pas connu autant de succès durant cette période. Ils ont quand même réussi à atteindre la Finale de l’Association Est avec Erik Karlsson, Kyle Turris, Mark Stone, Zack Smith, Marc Méthot et Chris Kelly.

Ces joueurs n’avaient pas tous un rôle de premier plan à jouer, durant les séries éliminatoires de 2017. Ils avaient cependant un gros point en commun. Ils vivaient à Ottawa à longueur d’année. Ils étaient fiers de représenter cette ville.

Tout ça nous ramène à la situation dans laquelle l’organisation des Sénateurs baigne depuis un certain temps. Cette drôle d’idée, selon laquelle leur ville serait soudainement devenue un « dépotoir » pour les joueurs de la LNH.

Malgré tout ce qui s’est passé dans les deux dernières années, Mark Borowiecki demeure profondément attaché au club de sa ville natale.

Jean-Gabriel Pageau aussi.

Le Gatinois finira par faire son deuil, si jamais on l’échange. Il saura se consoler, si jamais il se joint à une organisation mieux nantie, qui a la réputation de traiter ses joueurs aux petits oignons.

En attendant, il continue de se dépenser, sans compter, pour le club qui l’a repêché.

On l’a déjà dit, souvent. Ça ne coûte rien de se répéter.

La relance du club doit se faire avec ces deux joueurs.

Sylvain St-Laurent

«Aliu a fait ce qu’il fallait»

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Le récit de l’ancien joueur des ligues mineures Akim Aliu a provoqué une onde de choc dans le monde du hockey, cet automne. Qui aurait cru qu’un athlète de couleur des années 2000 pouvait entendre des épithètes racistes dans un vestiaire ?

Willie O’Ree, lui, n’a pas été surpris.

Sylvain St-Laurent

Pageau, Boro et Melo doivent tous rester

CHRONIQUE / Selon toute vraisemblance, les dirigeants des Sénateurs n’ont pas encore entrepris des négociations, de façon sérieuse, avec leurs futurs joueurs autonomes sans compensation.

Je vous l’ai déjà écrit à quelques occasions. Je trouve ça curieux. À la limite, ça me tracasse.

Sylvain St-Laurent

Hamel entre au temple

RUBRIQUE LNH / Denis Hamel n’avait jamais imaginé qu’il pourrait se retrouver, un jour, au Temple de la renommée.

Quand il a décidé d’accrocher ses patins, au terme de la saison 2011-12, le joueur originaire de Lachute pouvait être assez fier de son parcours. Il avait gagné sa vie sur des patinoires pendant 15 saisons. Il avait marqué une belle quantité de buts. Plus souvent qu’autrement, il avait été un des joueurs les plus importants de son équipe.

Sylvain St-Laurent

Les quatre dossiers de l’hiver

CHRONIQUE / Une semaine sans hockey, ça peut paraître long. Surtout quand on se trouve en plein coeur d’une saison déterminante pour l’avenir d’une organisation. Tout ça pour dire qu’on s’est ennuyés des Sénateurs d’Ottawa. Même s’ils ont joué leur dernier match il y a neuf jours, à peine.

L’équipe reprend officiellement le collier ce lundi. Et ce ne sera pas simple. On lui propose, d’entrée de jeu, une série de deux matches en autant de soirs, dans deux amphithéâtres différents.

Sylvain St-Laurent

Anderson, quelqu'un?

CHRONIQUE / Nous sommes rendus au Match des étoiles. Déjà. Les choses devraient aller vite, à compter de maintenant.

Les Sénateurs vont reprendre le collier lundi. Sur la glace, déjà, ils seront occupés. Ils devront se remettre dans le bain rapidement, avec une séquence de deux matches en deux jours, dans deux villes différentes.

Dans les bureaux, aussi, ça va grouiller. Il restera moins d’un mois à écouler avant la date limite des transactions. La vente de feu – troisième consécutive pour Pierre Dorion – pourrait débuter n’importe quand.

Il faudra surveiller les trois principaux morceaux à liquider. Mark Borowiecki, Dylan DeMelo et Jean-Gabriel Pageau pourraient avoir une certaine valeur, sur le marché, en cette année qui s’annonce assez pauvre en matière de joueurs de location.

À condition, bien entendu, qu’ils soient à échanger. On vous rappelle les dernières déclarations publiques de Dorion. 

Il faut garder de bons vétérans pour encadrer les jeunes, a-t-il déclaré, avant de rassurer les partisans quant aux négociations qui progressent lentement. « Un contrat, ça peut se régler assez rapidement. »

Sinon, Tyler Ennis est certainement échangeable. Il ne faudrait quand même pas s’attendre à ce que les enchères soient élevées. Il a le cœur gros à l’aréna et son contrat modeste lui permettrait de se joindre à n’importe quelle équipe de pointe. Dans les séries de la coupe Stanley, toutefois, son gabarit peut constituer un handicap.

C’est pas mal ça qui est ça.

Il y a toujours Craig Anderson. Il écoule, lui aussi, la dernière année de son contrat.

Il est forcément disponible. Y aura-t-il des intéressés ?

***

Cartes sur table. Je ne suis pas convaincu qu’une équipe de pointe aura de l’intérêt pour lui.

Je le lui souhaite, quand même.

Il a presque 39 ans. Il a été blessé plus souvent qu’à son tour au cours des cinq dernières saisons. Depuis 2018, sa fiche est largement déficitaire. Il n’a pas gagné trop souvent.

Je lui souhaite, quand même, de trouver un club qui sera prêt à l’héberger, temporairement. Parce qu’il n’a plus l’air de filer le parfait bonheur à Kanata.

Il dit toutes les bonnes choses depuis le début de la saison. Il est fier de participer aux efforts de reconstruction des Sénateurs. Il est convaincu que l’organisation est sur la bonne voie. En attendant les victoires, il apprécie l’ambiance dans le vestiaire.

Il ne doit quand même pas trouver tous les jours très drôles.

En octobre, Anderson a perdu son poste de gardien de but numéro un au profit d’Anders Nilsson avec une certaine grâce.

En décembre, il s’est fait doubler par un deuxième géant suédois.

Ces derniers temps, on l’a senti un peu maussade, dans son rôle d’adjoint de Marcus Högberg.

Un peu contrarié, mettons.

Le vétéran a peut-être juste du mal à se faire apprécier du nouveau groupe d’entraîneurs.

On lui souhaite donc de trouver quelqu’un, quelque part, qui sera prêt à lui donner une autre chance.

On parle, bien sûr, d’un club qui aurait besoin d’une police d’assurance. Les chiffres récents d’Anderson ne sont pas exceptionnels, mais on ne peut pas non plus effacer sa feuille de route dans les séries éliminatoires.

Il a eu la chance de jouer quatre fois au printemps, durant sa carrière. 

En 2012, il a dominé Henrik Lundqvist, même si les Sénateurs ont perdu en sept matches contre les Rangers de New York. L’année suivante, il a eu le dessus sur Carey Price, dans son duel contre le Canadien de Montréal.

En 2015, Price a savouré sa revanche. La série a toutefois pris un virage important, quand Anderson a pris la relève d’Andrew Hammond après quelques parties.

En 2017, sans Andy, les Sénateurs n’auraient jamais atteint la Finale de l’Association Est.

Pour ce que ça vaut, il me disait au début du mois qu’il a toujours envie de gagner.

« Le jour où je perdrai le feu, je ne serai plus capable de faire mon travail. À ce moment-là, je me retirerai. »

On se disait que les Panthers de la Floride auraient peut-être de l’intérêt. Et ça, c’était avant que le réserviste Chris Driedger se blesse au bas du corps. Aux dernières nouvelles, il devra s’absenter pendant « plusieurs » semaines.

Ça pourrait accélérer le processus. Il faudra voir.

Sylvain St-Laurent

Un congé qui a tout changé

CHRONIQUE / Éric Landry a fêté ses 45 ans dans un autocar. Sur l’autoroute 20. Sur le long chemin qui sépare Gatineau et Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

En fait, ce n’est pas tout à fait exact.

Lundi, jour de son anniversaire, Landry a eu le temps de souper en famille. Les Olympiques ont quitté le Centre Guertin en direction des provinces de l’Atlantique aux environs de 23 heures.

Tous les joueurs ont eu la chance de lui souhaiter bonne fête.

Je l’ai fait à mon tour, mardi, quand l’équipe a enfin atteint sa destination.

Je lui ai demandé ce qu’on pouvait lui souhaiter de mieux, à l’aube de cette nouvelle année.

« Gagner des games », a-t-il répondu sans hésitation.

« Tout est toujours relatif à cela. »

C’était le deuxième objet de mon appel.

Les Olympiques viennent de gagner neuf de leurs 10 dernières parties.

Cette séquence est encore plus remarquable quand on se souvient de l’autre séquence, celle de 12 revers consécutifs, survenue entre le 14 novembre et le 14 décembre.

Avant les Fêtes, tout le monde voulait savoir ce qui pouvait se passer chez les Olympiques.

Depuis le début de la nouvelle année, tout le monde se pose la même question.

Pour des raisons différentes.

J’ai posé la question, directement, à l’entraîneur-chef.

Il m’a répondu que la pause, dans le calendrier, a fait toute la différence.

Pour vrai.

***

Les Olympiques ont fait relâche pendant très exactement deux semaines, entre le 14 et le 28 décembre. Leurs dirigeants en ont profité pour compléter le ménage. Le président et le directeur général ont démissionné. Il faut croire que les actionnaires qui ont choisi de rester ont grand ouvert toutes les portes et toutes les fenêtres de Guertin, histoire de purifier l’air.

« Le changement de discours, après Noël, a fait une différence. Avec Marc Saumier, avec Norm, la communication est très différente », dit-il, en pesant ses mots.

Jusque là, Landry pesait ses mots.

Mais il s’est ouvert assez rapidement.

En gros, il m’a fait comprendre qu’il fallait sortir au plus vite les joueurs de l’Outaouais. Il fallait leur permettre d’échapper à l’environnement néfaste dans lequel ils ont baigné trop longtemps.

Ils devaient se changer les idées. C’était vital.

« Ils sont revenus avec une tête beaucoup plus claire », me jure Landry.

« Ce n’était pas facile, pour eux, la situation dans laquelle on se trouvait. Les médias parlaient de nos problèmes chaque jour. Les joueurs de la LNH ont parfois du mal à composer avec cette pression. Nos joueurs à nous, ils ont entre 16 et 20 ans ! »

« On leur en demande beaucoup, à nos gars. On s’attend à ce qu’ils réagissent comme des pros. Ils sont dans les rangs juniors pour apprendre à se comporter comme des pros ! »

Je dois reconnaître que tout ça m’avait échappé. Quand on couvrait chaque jour la crise qui secouait les Olympiques, je pensais constamment aux conséquences que nos articles pouvaient avoir sur l’avenir, à très long terme, du club junior majeur de l’Outaouais.

Je n’ai pas pensé une seule fois aux conséquences que toute cette histoire pouvait avoir sur les joueurs de l’édition actuelle.

Landry insiste. Les joueurs sont au cœur de tout.

« Je n’avais pas de contrôle sur ce qui allait se passer pendant les deux semaines de pause, mais je me disais que les petites blessures auraient le temps de guérir. J’espérais aussi que les parents sauraient dire les bonnes choses. Passer du temps avec les parents, ça fait du bien. Moi, dans les années où je jouais au hockey, ma mère et mon père étaient deux personnes très importantes. Ils trouvaient toujours des façons de m’appuyer. »

***

J’aurais voulu parler à Landry de la façon dont il a lui-même vécu la crise. Il aurait bien pu perdre son job, lui aussi.

On aura sans doute la chance d’y revenir, plus tard.

À 45 ans, l’entraîneur-chef a l’air plein d’énergie, porté par un enthousiasme que nous n’avons pas vu souvent.

« Depuis qu’on a recommencé, après Noël, les joueurs se concentrent sur tous les petits détails. Ça paraît dans les yeux des gars. Ils sont fiers et ils veulent en donner plus. »

« Il n’y a rien de plus agréable que d’enseigner des choses et de voir que ça fonctionne. »

Sylvain St-Laurent

Ovi rejoindra-t-il Gretzky ?

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Une fête se prépare, à Washington. Alexander Ovechkin va bientôt marquer son 700e but en carrière. L’organisation des Capitals de Washington doit absolument souligner ça !

C’est quand même un peu plus difficile que ça en a l’air.

Sylvain St-Laurent

Il ne faudrait pas oublier Maxence Guénette

CHRONIQUE / Deux défenseurs d’avenir des Sénateurs ont monopolisé l’attention, dans les dernières semaines. On a beaucoup parlé de Lassi Thomson. On a probablement dit encore plus de bien de Jacob Bernard-Docker.

C’est normal. Ils se sont tous les deux retrouvés sous le plus grand projecteur sur la planète, au Championnat mondial junior. Et ils ont tous les deux brillé.

Bernard-Docker a été le défenseur le plus utilisé au sein de l’équipe qui a fini le tournoi sur la plus haute marche du podium.

Thomson n’a pas rapporté de médaille. À 18 ans, il a quand même été le capitaine d’une coriace petite équipe scandinave qui s’est bien battue.

Avec ces deux jeunes hommes, croit-on, l’avenir est radieux à Ottawa. La relève semble assurée, du côté droit, en défensive.

Et le pire, c’est que ça ne s’arrête même pas là.

Cette chronique sera un petit rayon de soleil, en ce samedi de blizzard. Les Sénateurs ont subi neuf revers consécutifs. Ils vont tout faire pour ne pas en subir un 10e, quand les Flames passeront par le Centre Canadian Tire.

La relève est vraiment solide, défensivement, du côté droit.

Les Sénateurs ont Maxence Guénette. On l’oublie vite, lui, parce qu’il n’a pas joué des matches devant des centaines de milliers de téléspectateurs, au temps des Fêtes.

On a perdu Guénette de vue, à la fin du mois de septembre, quand il a quitté le camp d’entraînement des Sénateurs.

Il était de retour dans le coin, vendredi soir. Il était là pour affronter les Olympiques de Gatineau, avec ses coéquipiers des Foreurs de Val-d’Or.

Je suis allé à sa rencontre. J’ai parlé à son entraîneur.

Il connaît une très bonne saison.

 ***

Guénette a surpris bien des gens, en septembre. Personne ne s’attendait à ce qu’un adolescent de 18 ans, choix de septième ronde au repêchage, passe plus de quelques jours au camp.

Il est tombé dans l’œil des nouveaux entraîneurs. Ces derniers lui ont même permis de participer à un match préparatoire.

Guénette a surpris bien des gens. Il s’est probablement surpris lui-même.

On m’a dit un truc très intéressant à son sujet, à ce moment-là. « Maxence doit prendre conscience de certaines choses. Il devrait d’abord prendre conscience de son propre talent. »

J’en parlais notamment avec Mathieu Turcotte, un entraîneur qui connaît Guénette depuis longtemps. Ils ont commencé à travailler ensemble à l’époque où le gamin donnait ses premiers coups de patin dans le MAHG. Une dizaine d’années plus tard, ils ont travaillé ensemble avec les Chevaliers de Lévis, dans la Ligue midget AAA du Québec.

« Souvent, les gars qui ont autant de talent ont trop confiance en leurs moyens. Avec Maxence, c’est le contraire », me dit-il.

Guénette sourit, quand on lui parle de cela.

« Tu n’es pas le premier à m’en parler », réagit-il.

Les yeux de Pascal Rhéaume s’écarquillent quand le sujet tombe sur la table. 

Entraîneur-chef des Foreurs depuis bientôt deux ans, il commence à bien connaître son protégé. Selon lui, les choses ont commencé à changer, pour le mieux, lorsque le joueur est rentré en Abitibi. « Ça lui a fait réaliser certaines choses, son séjour à Ottawa. Il est revenu avec une attitude A-1, un désir de s’améliorer chaque jour. »

Pas que son attitude faisait défaut, dans le passé.

Avec son humilité caractéristique, il a toujours été un joueur assez facile à diriger.

Les Sénateurs lui ont simplement fait comprendre qu’il avait tout ce qu’il fallait pour connaître une belle et longue carrière... À condition de continuer à mettre toutes les chances de son côté.

« Les forces que les Sénateurs ont identifiées, il trouve des façons de les mettre en valeur », estime Rhéaume.

« Ses principales forces, c’est son coup de patin et l’exécution des passes. Quand il utilise ses forces, dans le feu de l’action, il devient un défenseur très dangereux, pour nous. Il devient pratiquement un quatrième attaquant. »

Contrairement à Bernard-Docker et Thomson, Guénette n’évoluera pas dans les rangs professionnels, l’an prochain. Il aura besoin d’un peu plus de temps.

Combien ? C’est dur à prédire.

Vous savez, cette séquence de cinq années de « succès sans précédent » promise par Eugene Melnyk aux partisans ? Il devrait être en mesure d’y contribuer.

Sylvain St-Laurent

Ces joueurs gâtés pourris

CHRONIQUE / Les responsables des communications des Golden Knights nous ont dit que le directeur général serait disponible aux environs de 12 h 30.

Kelly McCrimmon a fait son apparition, au bout du couloir, à 12 h 29. Quand il a commencé à répondre aux questions des journalistes, il était – précisément – 12 h 30. Les Knights ne font rien à peu près.

Sylvain St-Laurent

Toute la pression sur Dorion

CHRONIQUE / «Les gens qui évoluent dans le monde du hockey depuis un certain temps savent qu’un contrat, ça peut se négocier assez rapidement. »

Ces mots sont importants parce qu’ils sortent de la bouche de Pierre Dorion.

Sylvain St-Laurent

Cinq équipes, un seul Alexis

RUBRIQUE À TRAVERS LA LNH / On a senti que de nombreux partisans du Canadien ont décroché, la semaine dernière. En plein cœur d’une séquence de huit revers consécutifs, nombreux sont ceux qui ont rejoint les fans des Sénateurs. Le prochain repêchage amateur est désormais plus important que l’issue de la saison en cours.

L’opportunité de repêcher une future superstar francophone, au premier rang, ne se présente quand même pas chaque année.

Sylvain St-Laurent

Les choses «un peu» brisées

CHRONIQUE / Les Sénateurs ont embauché un nouveau chef de la direction. Il s’appelle Jim Little. Son mandat : élaborer « la stratégie commerciale globale » de l’organisation. Il devra s’attarder plus particulièrement au marketing, tout en tissant de nouveaux liens communautaires.

Déjà, c’est une bonne nouvelle.

Sylvain St-Laurent

Notre Alexis, votre Alexis...

CHRONIQUE / Au début, c’était juste une blague.

Le collègue François Gagnon, a décidé que la saison du Canadien de Montréal est gâchée. La défaite subie à Détroit, mardi soir, a été, pour lui, la goutte qui a fait déborder le vase.

Sylvain St-Laurent

Les belles Fêtes de Mario

CHRONIQUE / Juste avant Noël, André Tourigny m’a dit qu’il partait avec la conscience tranquille. Il s’envolait vers l’Europe avec Équipe Canada junior, convaincu que ses adjoints le remplaceraient adéquatement derrière le banc des 67’s d’Ottawa.

« Je suis vraiment choyé, qu’il m’avait dit. Je mise sur un vrai groupe d’entraîneurs, pour m’épauler. »

À LIRE AUSSI : Tourigny part avec l'esprit tranquille

Il m’avait parlé de Mario Duhamel, en particulier. Un adjoint de luxe, qui pourrait occuper, n’importe où, un poste d’entraîneur-chef.

« Je parie que mes adjoints vont me faire mal paraître », avait-il ajouté, sur un ton léger.

André Tourigny a vraiment dit tout cela.

En quelque part, il n’avait pas vraiment le choix.

Sylvain St-Laurent

Une «vraie» équipe nationale

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / André Tourigny venait de franchir les portes de l’aéroport Cartier-MacDonald, à Ottawa, lorsqu’il a répondu à notre appel. La soirée de lundi débutait. Il n’avait pas dormi depuis une bonne quarantaine d’heures.

On sentait encore, dans sa voix, toute l’euphorie de la victoire en finale du Championnat mondial de hockey junior.

Sylvain St-Laurent

Retour sur la décennie (partie 3 de 5): Des départs et des retours

La décennie qui se termine fut, possiblement, la plus chargée de l’histoire, sur la scène sportive, dans la région d’Ottawa-Gatineau. Chaque jour, cette semaine, nous revenons sur les événements marquants qui ont fait travailler les journalistes sportifs du quotidien Le Droit. Aujourd’hui : les années 2014 et 2015.

Février 2014 : Bons baisers de Sotchi

Caroline Calvé a bien représenté l’Outaouais, sur la scène internationale, pendant une décennie. Six fois championne canadienne, la planchiste d’Aylmer termine sa carrière olympique de belle façon, à Sotchi, en prenant le sixième rang du slalom géant parallèle.

Sylvain St-Laurent

Retour sur la décennie (partie 2 de 5): Moments forts à Ottawa

RETOUR SUR LA DÉCENNIE #2 / La décennie qui se termine fut, possiblement, la plus chargée de l’histoire, sur la scène sportive, dans la région d’Ottawa-Gatineau. Chaque jour, cette semaine, nous revenons sur les événements marquants qui ont fait travailler les journalistes sportifs du quotidien Le Droit. Aujourd’hui : les années 2012 et 2013.

JANVIER 2012 : VOIR DES ÉTOILES

Les Sénateurs célèbrent leur 20e anniversaire et la LNH leur offre un cadeau. On leur donne le droit d’organiser le 59e Match des étoiles de la LNH. Les amateurs de hockey d’Ottawa se gâtent. Ils font élire quatre de leurs joueurs – Daniel Alfredsson, Erik Karlsson, Milan Michalek et Jason Spezza – dans la formation débutante. Le Festival des partisans, au centre-ville, obtient un vif succès. Le rappeur Drake livre un spectacle entre deux périodes d’un match remporté 12-9 par l’équipe du capitaine Zdeno Chara. Avec trois buts et une passe, Marian Gaborik mérite le titre de joueur par excellence.

Sylvain St-Laurent

Pageau doit avoir le choix

CHRONIQUE / Jean-Gabriel Pageau a inscrit deux autres points, jeudi soir, dans la victoire des Sénateurs contre les Predators de Nashville.

Ce type de performance ne devrait plus vraiment nous étonner. Il est en train de connaître la meilleure saison de sa carrière.

Selon ce que j’ai pu comprendre, cette semaine, Pierre Dorion n’a pas encore discuté avec son agent, en ce qui a trait à la prolongation de son contrat.

Ça, c’est un peu plus étonnant.

Très étonnant, même.

Je veux bien croire que le dossier des futurs joueurs autonomes n’était pas le dossier prioritaire du directeur général, cet automne.

Sauf que les Fêtes sont à nos portes. Le temps commence à presser.

Généralement, les vétérans qui entreprennent la nouvelle année sans garanties contractuelles finissent par changer d’adresse avant la date limite des transactions.

Je ne connais rien des intentions de Pageau. Je ne sais pas s’il souhaite poursuivre sa carrière à Ottawa ou s’il préférerait tenter sa chance ailleurs.

Les joueurs ne partagent généralement pas ces détails avec les journalistes.

Si je me place dans ses souliers, je me dis que j’aimerais qu’on m’offre le choix. J’aimerais que les Sénateurs déposent une offre honnête, rapidement, pour me donner le temps d’y réfléchir. Ou de négocier.

Pageau a été repêché par les Sénateurs en 2011. Si on fait le bilan des neuf années qui ont suivi, le nombre de bons matches joués excède largement le nombre de mauvaises performances. Pageau a été un soldat loyal, vaillant. Il aurait pu baisser les bras, l’an dernier, quand tous ses amis sont partis dans la vente de liquidation. Il a plutôt choisi de se retrousser les manches.

On prédisait aux Sénateurs le dernier rang du classement général, en début de saison. Si Pageau – et Anthony Duclair – n’étaient pas là, ce serait probablement en train de se matérialiser.

Pour tout ce qu’il a donné aux Sénateurs, jusqu’à présent, Pageau mérite d’être traité avec le plus grand des respects.

***

Le passage de Matt Duchene à Kanata, jeudi, nous a donné l’opportunité de réfléchir à la vente de feu qui a été dirigée par Dorion, la saison dernière.

Le DG des Sénateurs s’en est plutôt bien tiré, je dirais.

En retour d’Erik Karlsson, il a obtenu deux attaquants – Rudolfs Balcers et Josh Norris – qui jouent du très bon hockey à Belleville. Il a également soutiré le choix de première ronde des Sharks de San Jose, en 2020. Ce choix pourrait lui donner une chance de plus de gagner la loterie, puisqu’ils ont passé la première moitié du calendrier en dehors du portrait des séries.

Dorion a peut-être obtenu davantage, encore, quand il a cédé Ryan Dzingel et Duchene aux Blue Jackets de Columbus. Il a obtenu un premier choix qui est devenu Lassi Thomson. Il détient toujours deux choix de deuxième ronde. Il a mis la patte sur deux autres espoirs intéressants. Vitaly Abramov connaît lui aussi une grosse saison dans les mineures. Et Duclair, le petit cadeau supplémentaire, qui pourrait bien connaître une saison de 30 buts.