Après un automne couci-couça, le patineur de vitesse de Québec Laurent Dubreuil a réalisé un chrono exceptionnel sur 500m vendredi à Calgary.

Super chrono pour Dubreuil

Après un automne couci-couça, le patineur de vitesse de Québec Laurent Dubreuil a réalisé un chrono exceptionnel sur 500m vendredi à Calgary quand il a franchi le fil d’arrivée en 34 secondes et 11 centièmes à la Coupe Canada.

Il s’agissait du septième meilleur temps de l’histoire à l’épreuve des 500 m sur longue piste. Seuls quatre autres patineurs, dont le recordman russe Pavel Kulizhnikov avec ses 33 secondes 98 centièmes, et la légende canadienne Jeremy Whoterspoon, ont déjà fait mieux que Dubreuil sur cette distance.

«Quand j’ai traversé la ligne, je savais que j’avais été rapide, car la glace était très belle. Je me doutais que je battrais peut-être mon record personnel, mais jamais je n’aurais cru que je serais le cinquième homme, et le deuxième Canadien, le plus rapide au monde. Ça a pris une quinzaine de minutes avant que je réalise ce que je venais d’accomplir», racontait Dubreuil en entrevue téléphonique avec Le Soleil, encore excité par son exploit.

«C’était une course où il n’y avait aucun enjeu pour moi puisqu’elle servait de préqualification pour les championnats du monde, où j’étais déjà qualifié. C’était donc comme un entraînement pour moi, j’ai fait ça très détendu», poursuit-il.

Ce résultat est venu donner une motivation supplémentaire au patineur de 26 ans, qui n’était pas vraiment satisfait de sa douzième position en Coupe du monde.

«Pour être honnête, c’est mon plus bas classement en cinq ans à la même période. J’ai voyagé beaucoup, entre les Pays-Bas, la Pologne et l’Asie avant de rentrer à la maison pour deux semaines. C’est là que je me suis entraîné pour combler mes lacunes, c’est à dire en faisant de la musculation. Ça a aussi été un repos mental bien mérité», poursuit-il.

Dubreuil avoue qu’il lui manquait «un peu de jambes» depuis le début de la saison, mais qu’il a bien ciblé ce dont il a avait besoin à l’entraînement. «Après seulement deux semaines d’entraînement à la maison, j’ai maintenant les meilleures jambes que je n’ai jamais eues!», illustre Dubreuil.

Rendez-vous samedi

Par ailleurs, si la course de vendredi à la Coupe Canada ne revêtait aucun enjeu pour Dubreuil, il en sera tout autrement de celle, sur 1000 m, qu’il disputera samedi.

«Le gagnant de cette épreuve se qualifiera pour les championnats du monde sur 1000 m qui auront lieu en février à Inzell, en Allemagne. Maintenant, je sais que j’ai clairement les jambes pour le faire, mais peu importe ce qui arrivera samedi, cette fin de semaine aura été un succès», lance-t-il à propos de son chrono historique.