P.K. Subban et ses parents Karl et Maria posent derrière le petit Martin, six ans, en compagnie du gouverneur général du Canada, David Johnston. Quelques heures après avoir reçu un accueil triomphal à l'Hôpital de Montréal pour enfants, le défenseur des Predators a obtenu la croix du service méritoire.

Subban toujours aussi souriant et détendu

P.K. Subban est heureux à Nashville. Et il s'habitue à sa nouvelle vie, qui n'est pas si différente de celle qu'il avait à Montréal.
Quelques heures après avoir reçu un accueil triomphal à l'Hôpital de Montréal pour enfants, Subban a participé mercredi à une conférence de presse où le gouverneur général du Canada, David Johnston, lui a décerné la croix du service méritoire. À quelques heures de son premier duel contre son ancienne formation, il était toujours aussi souriant et détendu devant les caméras et il n'a pas hésité à lancer quelques blagues sur sa transition de Montréal à Nashville, l'été dernier.
«Je me suis rendu à l'âge de 27 ans sans avoir d'enfants, à ce que je sache», a-t-il déclaré en rigolant. «Je n'avais pas de famille à déménager. Ma famille ici était composée des partisans, d'amis, de mes coéquipiers. C'était ça qui était le plus difficile à quitter. Et j'avais un engagement auprès de l'hôpital, un engagement à vie que j'espérais compléter en faisant toujours partie du Canadien.
«C'est à ce niveau-là que j'ai dû m'ajuster. Sinon, je suis un gars positif et peu importe ce que la vie va me lancer - une balle courbe, une balle tombante ou une balle rapide -, je vais m'élancer.»
Des belles femmes à Nashville aussi
Ce qu'il préfère de sa nouvelle ville d'accueil? «Je trouvais que les femmes étaient belles à Montréal, mais il y en a aussi de très belles à Nashville», a-t-il répondu en éclatant de rire. «La température est plus clémente et la nourriture est très bonne. Je suis d'ailleurs surpris d'être capable de garder la forme, malgré leur gastronomie. C'est une ville de musique et de divertissement, alors c'est très agréable d'y vivre.»
Reconnaissant qu'il était impossible pour lui de ne pas être au courant de tout ce qui se passait avec le Canadien, Subban a dû revenir sur le congédiement de l'entraîneur Michel Therrien. «Tous les entraîneurs sont différents et je suis certain que je vais jouer sous les ordres de plusieurs autres entraîneurs d'ici la fin de ma carrière», a mentionné le défenseur, qui a aussi évolué sous Jacques Martin et Randy Cunneyworth pendant son séjour à Montréal.
«Quand ma carrière sera terminée, je pourrai analyser qui a été le meilleur. Mais Michel m'a appris beaucoup de choses ici, au sujet du hockey et sur ce que ça veut dire d'être un professionnel. Je lui souhaite la meilleure des chances.»
Subban a admis que la rencontre de jeudi entre les Predators et le Canadien sera spéciale, mais il a ajouté qu'il n'avait pas d'attentes particulières pour le match. «Je me concentre sur les deux points à gagner, mais j'ai hâte de retrouver les partisans qui m'ont appuyé pendant longtemps. Et j'espère voir Mme Béliveau.»
Subban, qui a été échangé aux Predators le 29 juin dernier en retour de Shea Weber, regrette une seule chose de son séjour avec le Canadien. «J'avais fait la promesse aux partisans, à l'organisation et à mes coéquipiers, de ramener la Coupe Stanley à Montréal. [...] Je pense que nous étions dans la bonne direction. Nous avons participé deux fois à la finale de l'association Est en six ans. Nous étions proches. Mais la direction a décidé d'aller dans une autre direction.»