Les esprits se sont échauffés en troisième période entre P.K. Subban et Brady Tkachuk. Le défenseur des Devils a terminé le match avec un différentiel de moins-1.

Subban aime ça au New Jersey

NEWARK — P.K. Subban savait à quoi s’attendre quand il a vu un petit groupe de journalistes s’approcher de lui après l’entraînement matinal des Devils mercredi matin.

« On doit affronter une équipe canadienne ce soir, c’est ça ? », a-t-il blagué.

En effet, le passage des Sénateurs au New Jersey permettait de prendre des nouvelles de l’ancien du Canadien et des Predators quelques mois après un des plus importants échanges de l’été dernier, celui qui l’a vu quitter Nashville pour ni plus ni moins permettre à l’ancien Sénateur Matt Duchene de s’amener dans la capitale du country.

« J’adore ça ici, Lindsay [Vonn, sa fiancée et ancienne championne de ski alpin] et moi, nous aimons habiter dans cette région. Je ne connaissais pas beaucoup le New Jersey en arrivant ici, mais j’ai peine à croire à quel point c’est propre et vert. C’est un bon endroit pour élever une famille, et l’organisation est de première classe... En plus, la grande ville [New York] est juste à côté, on peut y aller de temps en temps, mais avec notre calendrier, ce n’est pas possible trop souvent », a-t-il raconté.

Le flamboyant arrière de 30 ans ne tient pas rancune aux Predators de l’avoir expédié à l’ombre de la Grosse Pomme en retour de deux joueurs (Jeremy Davies et Steven Santini) et de deux choix de deuxième ronde, en marge du dernier repêchage à Vancouver en juin dernier.

« Mon contrat est ce qu’il est, je n’ai pas de contrôle sur ce qui peut arriver. Des équipes vont prendre des décisions avec des considérations financières, pour gérer le plafond salarial. Il faut faire des ajustements après quelques années, a-t-il noté. C’était le cas à Nashville, mais je me retrouve avec une bonne opportunité ici avec une équipe jeune, et ça prend des jeunes joueurs pour gagner. Plus vite on va se développer en tant qu’équipe et mettre ces jeunes-là dans la bonne direction, ce qu’ils font déjà, plus vite ça va nous aider. »

Subban se doutait que quelque chose pouvait arriver quand les Predators, favoris pour gagner la coupe Stanley après leur participation à la finale en 2017 (sa première saison avec eux), ont été éliminés hâtivement lors des deux saisons subséquentes. « Tu sais qu’il va y avoir des changements et je n’ai pas été repêché là. Je ne faisais pas partie du noyau alors qu’il y a beaucoup de bons joueurs là-bas... C’était différent de quand j’ai quitté Montréal, où ce n’était pas pour des considérations de plafond salarial. Quand j’ai signé mon contrat, je savais que des situations comme celles-là pouvaient arriver », a noté celui qui avait signé un contrat de huit ans pour 72 millions (9 M$ par an en moyenne) à Montréal, la clause de non-mouvement qu’il contenait s’évaporant après son premier échange.

Subban aime voir aller les premiers choix Jack Hugues et Nico Hischier, et il a plus de responsabilités qu’à Nashville, où Roman Josi, Ryan Ellis et Mattias Ekholm formaient un Big Three avant lui. La diminution de sa production offensive, lui qui avait deux buts et trois passes en 16 matches avant d’affronter Ottawa, importe peu à son entraîneur John Hynes.

« P.K. fait du bon travail. Il a joué du bon hockey récemment. La grosse affaire pour lui en arrivant était de s’ajuster au rôle qu’il joue pour nous, alors qu’il joue en avantage et en désavantage numérique ainsi que sur la première paire chaque soir, ce qu’il ne faisait pas à Nashville », a noté Hynes.

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Ryan reste

Utilisé lundi en raison d’une blessure mineure à la recrue Jonathan Davidsson, le vétéran Bobby Ryan semble avoir profité du revers de 8-2 contre les Hurricanes pour revenir dans les bonnes grâces de son entraîneur, qui l’a gardé dans son alignement mercredi.

« J’aurais aimé voir Davidsson jouer à nouveau, il est proche d’un retour. Mais Bobby a patiné aussi bien qu’il peut le faire. Quand tu travailles et que tu fais les bonnes choses, tu mérites d’être récompensé... Ce n’est pas le combat [contre Brock McGinn], il n’a pas eu le choix, le gars l’a jumpé. Il patinait en échec-avant, ce qu’il doit faire. S’il le fait, il est assez fort et il est assez habile qu’il va nous aider et dans ce cas-là, il va jouer chaque soir », a indiqué D.J. Smith.

Tkachuk, une « bête »

L’entraîneur des Devils John Hynes est un admirateur de l’attaquant des Sénateurs Brady Tkachuk. « Il est une bête, c’est dur de jouer contre lui. Il est physique, il va dans la circulation sur la glace, il est tenace et il a des habiletés. C’est un gars qui peut changer l’allure d’un match », a-t-il dit.

Tkachuk est un bon ami du frère du premier choix des Devils Jack Hugues, Quinn, l’arrière des Canucks. Il lui a d’ailleurs rendu visite mardi soir.

« C’est un bon ami de la famille. Ça va être le fun de l’affronter. Il est pas mal drôle sur la glace, ça devrait être fou », a confié Hugues.

Le frêle attaquant de 170 livres entendait avoir la tête haute s’il joue contre lui. « Il m’a dit qu’il ne me frapperait pas trop fort, une couple de rub outs, rien de trop grave », a-t-il relaté.