Des coéquipiers de P.K. Subban l'ont accompagné à l'Hôpital de Montréal pour enfants, vendredi.

Subban a la cote auprès de ses coéquipiers

MONTRÉAL — Tout semble aller pour le mieux dans la vie de P.K. Subban. Les Predators font partie du top 5 de la LNH, il est perçu comme un sérieux candidat au trophée Norris et il fait l’unanimité auprès de ses coéquipiers.

Si certains maintiennent des doutes à cet égard, la présence de six coéquipiers lors de sa visite à l’Hôpital de Montréal pour enfants, vendredi, est un exemple probant. «Ils se sont offerts pour venir et j’ai trouvé ça gentil de leur part», a déclaré Subban, samedi.

«C’était beau de voir [Roman] Josi jouer avec les enfants au mini-hockey. Je sais que pour les jeunes et pour les gens qui travaillent là-bas, c’était une grosse affaire. Ce n’est pas tous les jours que vous voyez des joueurs d’une équipe se rendre dans un hôpital d’une autre ville. Ç’a été une journée très spéciale.»

Dans le cas de Josi, ça semble être une seconde nature, car il avait posé un geste semblable l’an dernier. «C’était important pour nous de l’appuyer. Il fait tellement de bonnes choses là-bas et nous voulions lui montrer notre soutien. J’ai l’impression que ça lui a fait plaisir.»

En accompagnant Subban, Josi a pu voir que l’ancien défenseur du Canadien est encore adulé à Montréal. «Les jeunes étaient tellement contents de le voir. Mais ce n’est pas étonnant quand vous voyez tout ce qu’il a fait ici pour l’hôpital. Je ne suis pas surpris qu’ils l’aiment encore.»

Pendant sa mêlée de presse d’environ six minutes, Subban a réitéré tout son amour pour la ville de Montréal et les partisans du Canadien qui, a-t-il déclaré, n’ont jamais cessé de l’appuyer dès le premier jour de son association avec le Tricolore.

Une bonne personne

Le départ de Subban de Montréal à Nashville n’a pas changé le personnage. Le charisme et la flamboyance sont des traits de personnalité qui font partie de son ADN, et qui ne semblent nullement déranger ses coéquipiers ou l’entraîneur-chef Peter Laviolette.

«C’est un plaisir de travailler avec lui», a assuré Laviolette. «C’est facile de le diriger. À cet égard, il n’y a jamais eu de problèmes.

«P.K. est très apprécié à Montréal et dans le monde du hockey, et il y a une raison pour cela. Lorsque vous lui parlez et que vous apprenez à le connaître, il est une bonne personne. Vous regardez les choses qu’il fait à l’extérieur de la patinoire, c’est remarquable. Et sur la glace, il a été excellent. On parle ici d’une personne plutôt complète.»

Analyste aux matchs des Predators, l’ancien défenseur Hal Gill ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Subban, autant sur la glace que dans le vestiaire. Gill l’a connu avec le Canadien et il croit avoir saisi le personnage.

«J’ai adoré jouer avec lui. Au début, j’admets que je le trouvais un peu particulier à gérer. Mais vous finissez par réaliser qu’il est une bonne personne, qu’il fait toujours les bonnes choses. Vous n’entendez jamais de publicité négative à son sujet. C’est juste qu’il met plein de vie dans tout ce qu’il fait. Une fois que vous comprenez qu’il va se retrouver sous les réflecteurs, c’est plus facile à gérer. Il a une très bonne relation avec ses coéquipiers.»

Subban domine son équipe avec 43 points et occupe le premier rang parmi les défenseurs de la LNH avec 15 buts, ce qui égale son sommet personnel en carrière. Son ratio défensif est de + 11, nettement meilleur que - 8 affiché l’an passé.