Marcus Stroman a fait partie de la rotation des Blue Jays lorsqu'ils ont mené la Ligue américaine avec une moyenne de points mérités de 3,64, en plus de limiter les frappeurs adverses à une moyenne de seulement ,236 la saison dernière.

Stroman veut faire mieux qu'en 2016

Marcus Stroman n'a pas été aussi constant qu'il l'aurait souhaité à sa première saison complète dans les Ligues majeures l'an dernier. En conséquence, le droitier des Blue Jays de Toronto a peaufiné sa mécanique afin d'améliorer son rendement.
«D'un point de vue mécanique, j'ai perdu mes repères à un certain moment, donc j'ai tout simplifié par moi-même», a-t-il expliqué, lundi, à l'occasion de son premier point de presse du camp d'entraînement. «C'est là-dessus que je vais travailler cette année : sur mon élan et la façon de lancer la balle, mais je me sens très bien. Je suis excité par ce que je vais faire.»
Stroman a fait partie de la rotation des Blue Jays lorsqu'ils ont mené la Ligue américaine avec une moyenne de points mérités de 3,64, en plus de limiter les frappeurs adverses à une moyenne de seulement ,236. De plus, les lanceurs partants ont trôné au sommet des ligues majeures avec un total de 995 manches et un tiers passées sur la butte la saison dernière.
L'artilleur âgé de 25 ans en a contribué 204 à lui seul, lui permettant d'être le seul partant torontois à surpasser la barre de 200 manches cette année-là. Bien qu'il ait démontré sa fiabilité, les statistiques de Stroman n'ont pas été aussi reluisantes : il a complété la campagne avec une fiche de 9-10 et une moyenne de 4,37 en 32 départs.
Cette année, il veut faire mieux. C'est en gardant cet objectif en tête qu'il s'est entraîné cet hiver. «J'ai vraiment pris soin de mon corps. C'est l'une de mes fiertés, a expliqué Stroman. Je fais cinq pieds, sept pouces, mais j'ai totalement confiance en mon corps et dans ce que je peux faire au monticule.
«Je suis presque certain que je peux lancer pendant 200, 220 ou même 240 manches, et ce à toutes les années, a-t-il poursuivi. C'est ça l'objectif, et être dominant chaque fois que je me présente au monticule.»
Le gérant John Gibbons a démontré une confiance inébranlable en Stroman lorsqu'il l'a choisi plutôt que le vétéran gaucher Francisco Liriano pour le match suicide de la Ligue américaine contre les Orioles de Baltimore la saison dernière.
Stroman avait alors passé six manches sur la butte, accordant deux points et retirant six frappeurs sur des prises dans la victoire de 5-2 des Blue Jays.
L'artilleur torontois a ensuite connu une saison morte assez tumultueuse. Il a d'abord remporté sa première cause en arbitrage et obtenu 3,4 millions $US pour la prochaine campagne. Les Blue Jays lui offraient 3,1 millions $. Il a aussi annoncé qu'il représenterait les États-Unis à la Classique mondiale de baseball, qui se mettra en branle le mois prochain.
Stroman quittera le camp des Blue Jays à Dunedin pour au moins une semaine afin de participer à la phase de groupes à Miami. Si jamais les Américains franchissent cette étape, les deuxième et troisième tours seront disputés à San Diego et Los Angeles, respectivement.
Gibbons ignore les plans du gérant des États-Unis, Jim Leyland, pour Stroman dans ce tournoi. «Jimmy va s'en occuper», a-t-il dit, mais il croit que cette compétition va être bénéfique au jeune partant. «Je crois que ça va lui faire du bien de participer à la Classique mondiale, a résumé Gibbons. C'est exactement ce qu'il lui faut.»
Edwin Encarnacion, une force tranquille à Cleveland
Edwin Encarnacion a reçu le pacte le plus lucratif dans l'histoire des Indians.
L'embauche d'Edwin Encarnacion, comme joueur autonome, donne aux Indians de Cleveland un cogneur du type que le club n'a pas eu depuis l'époque d'Albert Belle, Jim Thome et Manny Ramirez, dans les années 90.
Évoluant dans un petit marché, les Indians n'étaient pas les favoris pour attirer Encarnacion, auteur de 42 circuits et 127 points produits l'an dernier avec Toronto. Il a tout de même reçu le pacte le plus lucratif dans l'histoire de l'équipe. Lors des cinq dernières saisons, Encarnacion s'est classé au deuxième rang dans les grandes ligues pour les longues balles, avec 193. Il a choisi de se joindre aux Indians étant donné leur potentiel de rejouer longtemps en octobre.
«Cette équipe peut aspirer à remporter le championnat, dit Encarnacion. Il y a beaucoup de jeunes talents ici. L'opportunité est là de retourner en Série mondiale et de la remporter, cette fois-ci.»
Le Dominicain de 34 ans a porté les couleurs des Blue Jays de 2009 à 2016. Avec Cleveland, il s'ajoute à un groupe comprenant déjà Francisco Lindor, Jason Kipnis, Carlos Santana et Corey Kluber. On espère également la contribution de Michael Brantley, limité à 11 matchs à cause de blessures, la saison dernière.
Encarnacion n'est pas le plus démonstratif, mais il est plutôt une force tranquille. «Je ne suis pas sûr qu'on puisse le qualifier de timide», mentionne le directeur général des Indians, Mike Chernoff. «Je dirais plutôt réservé, mais il a vraiment une présence. Je pense qu'il est beaucoup plus le genre à mener par l'exemple. Lors de nos recherches, les échos étaient toujours les mêmes : il est un meneur, mais pas d'une façon vocale ou bruyante.» AP