Bien que Lance Stroll déborde de confiance à l’aube du deuxième week-end de course en 2019, il a rappelé que la saison est encore jeune et qu’il reste encore beaucoup de pain sur la planche avant de pouvoir crier victoire.

Stroll prône un optimisme prudent pour le GP de Bahreïn

MONTRÉAL — Lance Stroll admet volontiers qu’il connaît un début de saison «rafraîchissant», et en ce sens il s’est dit optimiste à la veille des premiers essais libres au Grand Prix de Formule 1 du Bahreïn.

Stroll, qui est âgé de 20 ans, a inscrit ses premiers points en carrière avec la nouvelle équipe Racing Point, après avoir terminé au neuvième rang du Grand Prix de F1 d’Australie il y a deux semaines. Il s’agissait de ses premiers points de classement en plus de sept mois, après sa neuvième place acquise au Grand Prix d’Italie le 2 septembre.

«[À Melbourne], je ne suis pas surpris que nous ayons pu marquer des points, a confié Stroll du désert de Sakhir jeudi. Nous avions la bonne stratégie, et le bon rythme. C’était satisfaisant. Mes premiers points avec ma nouvelle équipe; nous les prenons.

«Nous sommes très excités de nous retrouver au cœur de la lutte, comme ce fut le cas en Australie. C’était rafraîchissant», a-t-il ajouté.

Mieux encore, le Québécois, qui est le fils de l’un des propriétaires de Racing Point, le milliardaire Lawrence Stroll, tentera ce week-end d’inscrire des points dans une deuxième course d’affilée. Un exploit qu’il n’a pas accompli depuis sa série de trois top 10 entre les 3 septembre et

1er octobre 2017, alors qu’il n’était qu’une recrue chez Williams.

«C’est le dimanche qu’on marque des points. C’est le dimanche que ça compte, et je suis heureux d’avoir réussi à en marquer cette journée-là, a-t-il déclaré. C’était bien d’être de retour au cœur de la lutte, au volant d’une voiture compétitive. Il n’y a pratiquement aucun écart entre les équipes en milieu de peloton, donc la saison devrait être très excitante.»

Bien qu’il déborde de confiance à l’aube du deuxième week-end de course en 2019, le principal intéressé a rappelé que la saison est encore jeune et qu’il reste encore beaucoup de pain sur la planche avant de pouvoir crier victoire.

«À ce stade-ci de la saison, chaque week-end de course nous permet de suivre notre courbe d’apprentissage de la voiture, au travers des séances d’essais», a-t-il expliqué.

«Mais c’est très serré, l’écart est minime, a-t-il poursuivi. Nous avons le package pour marquer des points chaque week-end, tout dépendant des circonstances — il y a parfois des coups de théâtre, comme on l’a vu par le passé. Il faudra capitaliser lorsque l’opportunité se présentera.»

Apprivoiser la voiture

Stroll croit néanmoins que le circuit de Sakhir conviendra à sa voiture, qu’il tente toujours d’apprivoiser.

«Je trouve de la vitesse chaque fois que je saute dedans, a-t-il dit. L’environnement est nouveau, la voiture est nouvelle, mais je suis déjà très confortable. L’équipe est tissée serrée, et elle m’aide à faire la transition (entre Williams et Racing Point). L’avenir est très encourageant. La chimie est bonne depuis mon arrivée.»

Le principal intéressé a cependant refusé de se fixer un objectif précis pour le week-end, et encore moins pour la saison.

«Nous développons encore la voiture. Nous disposons d’une bonne voiture, mais c’est aussi le cas des autres équipes en milieu de peloton. Tout dépendra des améliorations, mais je suis certain que ce sera une lutte jusqu’à la fin. Je ne veux pas me fixer d’attentes, car cette voiture n’a négocié que deux circuits — si j’inclus Barcelone cet hiver», a-t-il rappelé.

«Ceci étant dit, c’est un endroit [le Bahreïn| où les occasions de dépassements seront nombreuses. Il faudra voir lors des trois séances d’essais comment ça se déroulera, mais ça devrait être excitant», a-t-il conclu.

Stroll n’a jamais marqué de points au Bahreïn. Il a été contraint à l’abandon en 2017, et s’est contenté de la 14e place l’an dernier.