Journée difficile samedi pour Lance Stroll (photo) et son coéquipier chez Williams, Felipe Massa, qui occuperont respectivement la 18e et la 17e place sur la grille de départ du Grand Prix d'Autriche.

Stroll partira 18e en Autriche

Lance Stroll aura fort à faire au Grand Prix d'Autriche, dimanche, s'il veut répéter ses solides performances des deux dernières courses.
Le circuit de Spielberg ne semble en effet pas convenir aux Williams de Stroll et de son coéquipier Felipe Massa. Le Québécois de 18 ans n'a pu franchir la Q1, se contenant du 18e rang sur la grille de départ, alors que Massa n'a guère fait mieux avec la 17e position.
«C'est une journée difficile au bureau. Nous ne sommes tout simplement pas assez rapides cette fin de semaine», a reconnu Stroll, qui a décroché son premier podium en F1 en se classant troisième du Grand Prix d'Azerbaïdjan, il y a deux semaines. «Nous perdons du temps dans les virages à haute vitesse par rapport aux autres.»
Le directeur technique Paddy Lowe a reconnu que le principal problème des Williams en est un de vitesse. «Nous avons beaucoup travaillé vendredi pour essayer de comprendre la situation, mais rien de ce que nous avons tenté n'a vraiment fonctionné. Nous devons retourner à la table de travail et voir où nous en sommes.»
Dans les circonstances, Stroll a tenté de faire contre mauvaise fortune bon coeur. «L'aspect positif, c'est que la voiture se comporte mieux sur les longues séquences que lors des courtes sorties en qualifications. La course sera longue et, même s'il n'est pas facile de dépasser sur ce circuit, je vais faire de mon mieux et nous verrons ce qui va arriver.»
Massa, un vétéran, est conscient que la tâche s'annonce difficile en course. «Nous savons que notre rythme en course est bien meilleur qu'en qualifications. Mais partir de la 17e position sur la grille rend les choses plus compliquées. Ça demandera une concentration à 100%.»
Bottas en tête
C'est Valtteri Bottas qui s'élancera en tête du GP d'Autriche. Le Finlandais a devancé Sebastian Vettel pour offrir à Mercedes une nouvelle pole position par 42 petits millièmes de seconde. Un très court écart, mais qui pourrait valoir beaucoup pour les Flèches d'argent, qui entendent bien ne pas céder la tête du classement des constructeurs (24 points d'avance sur Ferrari), ni laisser Vettel prendre trop d'air devant Lewis Hamilton chez les pilotes (14 points les séparent).
Troisième temps des qualifs, Hamilton ne s'élancera que de la huitième place, lui qui était sous le coup d'une pénalité pour un changement de boîte de vitesses non autorisé. Les équipes doivent utiliser la même boîte pendant six courses d'affilée, mais Mercedes a procédé au changement mardi après l'avoir déjà changée une fois auparavant. 
Pas question pour Bottas de se contenter de contenir Vettel pour permettre à son coéquipier de revenir aux avant-postes. «Nous devons gagner. Et bien sûr, Lewis peut se battre et revenir de là où il partira», a fermement répondu le Finlandais de 27 ans aux médias. «Vous savez, si vous commencez à jouer ce genre de jeux, ça peut devenir dangereux.»
«Ça n'aurait aucun sens pour Valtteri de ralentir», a insisté Hamilton. «Ça ne sera pas le cas. Ce qui fait sens, c'est qu'il pousse autant que possible pour gagner.»
Quoi qu'il en soit, le public appellera de ses voeux un retour de Hamilton pour voir si son rival allemand et lui ont réellement enterré la hache de guerre après leur accrochage sur la piste à Bakou, prolongé en joute verbale avant une réconciliation médiatique cette semaine.  Avec AFP