Adonis Stevenson, que l'on voit ici à l'entraînement en mai 2017, a affirmé que ce n'était pas sa décision de se battre à Toronto, mais qu'il est très heureux de pouvoir se battre dans ce qu'il a qualifié de ville par excellence pour les sports au Canada.

Stevenson heureux de se battre à Toronto

Adonis Stevenson affirme que Toronto est la ville par excellence pour les sports au Canada.

Le champion des mi-lourds du WBC effectuera la neuvième défense de son titre au Centre Air Canada, le 19 mai, dans un combat que son promoteur Yvon Michel voulait présenter à Montréal. Le boxeur de Blainville soutient que le lieu du combat n’est pas sa décision et que son gérant Al Haymon a insisté pour que ce soit à Toronto.

«Je suis heureux de me battre à Toronto», a déclaré Stevenson, mardi, lors d’un entretien téléphonique. «C’est une grande ville et le sport y occupe une place de choix. Vous avez les Raptors, le soccer, le hockey, tous les sports y connaissent du succès. C’est le lieu où il faut être.

«Mais ils n’ont pas beaucoup de boxe. Il y a beaucoup de programmes de boxe à Montréal. C’est une occasion de leur présenter de la boxe. Le réseau spécialisé américain Showtime sera présent. C’est aussi bon pour la ville de Toronto.»

Tristes circonstances

Les boxeurs sont arrivés à Toronto pour annoncer la tenue du combat alors que la ville est endeuillée à la suite d’une attaque au camion-bélier qui a fait plusieurs morts et plusieurs blessés, lundi après-midi. Ce n’est pas les circonstances idéales pour faire la promotion d’un événement sportif.

«C’est très triste», a dit Stevenson. «Je ne crois pas que cela soit déjà arrivé au Canada. Mes condoléances à toutes les familles.»

En 2015, Stevenson (29-1, 24 K.-O.) a déjà fait une défense de son titre au Ricoh Coliseum de Toronto contre Tommy Karpency, un boxeur peu connu. Son prochain combat s’annonce toutefois plus intéressant contre un adversaire respecté en Jack (22-1-2, 13 K.-O.), un Suédois qui est un protégé des promotions Mayweather à Las Vegas.

Jack est un ex-champion des super moyens du WBC qui a changé de division pour devenir champion des mi-lourds de la WBA grâce à sa victoire contre le Britannique Nathan Cleverly au mois d’août. Il a abandonné sa ceinture plutôt que d’affronter l’aspirant obligatoire Dmitry Bivol, l’actuel champion, et a plutôt choisi d’affronter Stevenson.

Stevenson, un puissant cogneur, cherchera à obtenir un 25e K.-O. en carrière. L’arme de prédilection du boxeur de 40 ans est sa gauche dévastatrice, avec laquelle il s’est débarrassé de Chad Dawson en seulement 76 secondes pour remporter la ceinture WBC en 2013.

Surnom peu flatteur

Depuis, il a souvent été critiqué pour avoir évité des adversaires redoutables pour se contenter d’opposants sans envergure, comme à son dernier combat quand il a eu raison du Polonais Andrzej Fonfara en trois rounds en juin à Montréal. Il a déjà été surnommé Adonis «Chickenson» par l’ancien triple champion du monde Sergey Kovalev dans le but de l’inciter à l’affronter.

Stevenson a insisté sur le fait que c’est son gérant qui choisit ses adversaires et qu’il est disposé à affronter n’importe qui, n’importe où. Mais il a aussi réussi à échapper aux défenses obligatoires contre les meilleurs aspirants du WBC, qui sont censés avoir lieu une fois par année. Stevenson a livré sa dernière défense obligatoire contre Tony Bellew à Québec, en 2013.

Depuis 2015, son aspirant obligatoire était Eleider Alvarez, qui a également Michel pour promoteur. Après avoir menacé de faire respecter son droit lorsque le combat de Jack a été annoncé, le Colombien de 34 ans installé à Montréal a abandonné son statut pour affronter Kovalev (32-2-1, 28 K.-O.), qui ne détient plus que la ceinture WBA.

Ce compromis trouvé cette semaine incluait la présentation du combat Stevenson-Jack à Toronto. Le groupe Maple Leaf Sports and Entertainment et le promoteur torontois Lee Baxter ont également été impliqués pour finaliser les détails du programme.