Alex Beaucage

Alex Beaucage à Rouyn-Noranda pour y rester

CHRONIQUE / Habituellement, les équipes dominantes misent sur les vétérans pour les tirer. Les belles minutes de jeu, elles sont offertes aux gars de 18, 19 et 20 ans. Pendant ce temps, les jeunes de 16 et 17 ans, eux, doivent prendre des notes et user leur patience!

Alex Beaucage joue dans un film différent. À sa deuxième saison dans la LHJMQ, le Trifluvien est bien installé sur le premier trio des Huskies de Rouyn-Noranda, les meneurs du classement général. Entouré des Abbandonato, Harvey-Pinard, Teasdale et Dobson, l’ex-porte-couleurs des Estacades de Trois-Rivières montre une fiche éclatante de 28 buts et 30 passes en 49 matchs, ce qui le place au deuxième rang des marqueurs de son club. Son différentiel de +39 le place aussi en deuxième place chez les Huskies. Pas mal pour un jeune homme de 17 ans, choisi en deuxième ronde il y a deux ans.

«C’est tout un joueur de hockey! Il est aussi bon pour marquer que pour alimenter ses coéquipiers. Un droitier, avec un bon gabarit et tout un sens du jeu. Vraiment, il est impressionnant», témoigne Mario Pouliot, en soulignant que son développement est loin d’être terminé. «On travaille avec lui pour qu’il fasse davantage ses jeux en mouvement. Et qu’il utilise plus son physique en défensive. C’est un bon kid, qui veut apprendre. Ce n’est pas un hasard s’il est en mesure de faire sa marque à 17 ans.»

Pour Beaucage, le principal enjeu sera toujours la vitesse. Ce n’est pas une fusée sur deux lames, dans une époque où le rythme du jeu n’a jamais été aussi endiablé. Remarquez, à chaque niveau, ce doute revenait. Comme au midget AAA et pourtant, il avait été très important dans le parcours des Estacades jusqu’en grande finale. Ça ne l’avait pas empêché de glisser en deuxième ronde… au grand bonheur des Huskies qui ont pu ainsi mettre la main sur une arme offensive de premier plan.

Maintenant qu’il a confondu les sceptiques chez les juniors, il doit s’attaquer aux dépisteurs de la LNH. La semaine dernière, Beaucage est apparu au 68e rang des meilleurs espoirs en Amérique du Nord sur le bulletin de mi-saison publié par la centrale de la LNH.

«J’ai été déçu de voir qu’il n’avait pas été invité au match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne de hockey. En ce qui concerne son rang comme tel, j’imagine que c’est sa vitesse qui le freine un peu. Ça aussi, il va pouvoir l’améliorer dans les prochains mois, en faisant simplement de petits ajustements à sa technique. Ça ne m’inquiète pas», propose Pouliot.

Le jeune homme non plus ne fait pas d’urticaire avec son bulletin de la centrale.

«C’est juste une liste. Année après année, on s’aperçoit que cette liste et la réalité sont souvent différentes. Il y aura 31 listes différentes en juin prochain...», fait valoir Beaucage, qui ne semble pas trop se préoccuper en ce moment du repêchage… trop occupé visiblement à défoncer les gardiens adverses avec ses chums! «Je suis chanceux, j’ai la confiance de mon entraîneur. Ça fait une grosse différence quand tu sens ça. Et puis je suis tellement bien entouré. On a du fun!»

Les Huskies ont été actifs lors de la dernière période de transactions. Deux vétérans attaquants ont été ajoutés au puzzle, de même que le meilleur défenseur de la ligue. Beaucage dit ne pas avoir eu peur de perdre sa place. «Tout le monde contribue dans l’équipe. Mario utilise quatre trios. Et puis au-delà de ce qu’ils apportent sur la glace, nous avons obtenu de vrais leaders, de bonnes personnes. Nous sommes tous excités par leur arrivée.»

Certains devront par contre quitter le bateau une fois la saison terminée. Ainsi va la vie dans le junior, avec ces transactions qui s’étirent sur plus d’une saison. Pouliot a reconnu qu’il y a des transactions qui ne sont pas finalisées, qu’elles sont liées notamment à l’avenir de certains vétérans. Mais Beaucage peut dormir sur ses deux oreilles, il est à Rouyn-Noranda pour y rester.

«On avait établi une liste de valeurs auxquelles nous ne voulions pas toucher. Dans le cas d’Alex, c’est simple, on ne l’aurait pas donné contre aucun gars dans la ligue!», confie Pouliot.

Ça, c’est un méchant compliment pour un adolescent dans une ligue où les directeurs généraux sont rapides sur la gâchette…

L’Océanic de Brad Richards au tableau d’honneur

Les fans de la LHJMQ ont identité l’édition 1999-00 de l’Océanic de Rimouski à titre de meilleure équipe de l’histoire de la LHJMQ. 

Le vote populaire, mis sur pied dans le cadre des festivités du 50e anniversaire, est allé du côté de la formation dirigée par Doris Labonté, seule équipe de la LHJMQ à avoir maintenu un dossier parfait de 4-0 au Tournoi de la Coupe Memorial.

La grande vedette de l’équipe était évidemment Brad Richards.  

Il avait terminé la saison régulière avec un impressionnant total de 186 points, soit 71 buts et 115 mentions d’aide, en plus d’ajouter 37 points en seulement 12 matchs des séries mettant la main au passage sur le Trophée Guy-Lafleur, remis au joueur par excellence des séries.  

Lors du tournoi de la Coupe Memorial à Halifax, Richards a poursuivi sur sa lancée en étant choisi le joueur le plus efficace de la compétition récoltant 10 points en quatre matchs.

 Autour de Richards se déployait tout un groupe comptant notamment sur Juraj Kolnik,  Michel Périard, Joé Rullier, Sébastien Caron, Jonathan Beaulieu, Michel Ouellet et Alexandre Tremblay, qui avait amorcé la saison avec les Cataractes.

Ce dernier est devenu en mai 2000 le 2e joueur de l’histoire, après Daniel Goneau, à pouvoir se vanter d’avoir gagné la Coupe Air Canada (suprématie du hockey midget canadien) et la Coupe Memorial.