Brandon Gignac

À un coup de fil de la grande ligue!

CHRONIQUE / Samuel Girard et Anthony Beauvillier font rayonner les Cataractes par leurs prouesses dans la LNH. À l’échelon inférieur, dans la Ligue américaine, quelques autres anciens porte-couleurs de la plus vieille formation de la LHJMQ espèrent avoir une opportunité bientôt de se faire valoir dans la grande ligue. Voici une courte liste d’anciens qui sont à un coup de téléphone du show.

Simon Benoit, Ducks

Gulls de San Diego 13 PJ 2-4-6 +1

Il a surpris tout le monde l’an passé en se taillant une place dans le club-école des Ducks de la Ligue américaine à 20 ans. Benoît a réalisé l’exploit en travaillant comme un déchaîné durant la période estivale, battant tous les records de l’organisation depuis deux décennies lors des tests physiques au camp des recrues alors qu’il s’y était présenté à titre d’invité.

Sur la glace, plus la saison a avancé, plus il a eu des responsabilités. Résultat, il apparaît maintenant sur le radar du gros club. Qui est maintenant dirigé par Dallas Eakins, qui était son pilote l’an dernier.

Benoît a eu droit à un premier rappel en carrière en début de saison, mais il n’a pas endossé l’uniforme aux côtés des Getzlaf, Fowler et Rakell. Ce n’est probablement que partie remise.

Brandon Gignac, Devils

Devils de Binghampton 8 PJ 0-3-0- +1

Simon Benoit

Même s’il connaît un départ timide cette saison, Gignac est tout près. Il a d’ailleurs eu son baptême de la LNH l’an dernier. Ce marchand de vitesse est taillé pour le nouveau format du circuit: il vire sur un dix sous, son explosion lui permet de gagner des bagarres un contre un et de couper des jeux offensifs ennemis.

Les embauches de Wayne Simmonds et Nikita Gusev ont congestionné l’échiquier offensif des Devils et peut-être retardé sa deuxième audition, mais en attendant, Gignac prend du millage et du coffre dans la Ligue américaine.

Le fait que les équipes ouvrent maintenant les portes de leur quatrième trio à des éléments offensifs devrait lui donner encore plus de chances de toucher à la LNH.

Samuel Asselin, Bruins

Gladiators d’Atlanta 9 PJ 7-7-14 +4

Bruins de Providence 2 PJ 0-0-0 +0

Il avait différentes opportunités sur la table à la fin de la dernière saison, il a choisi une offre des Bruins de Boston pour amorcer son parcours chez les pros.

Samuel Asselin

Le jeune homme de 21 ans n’a pas eu de cadeau une fois rendu au camp, c’est dans la ECHL qu’il a été assigné. Pas de problème, Asselin s’est vengé sur les gardiens adverses!

La semaine dernière, les Bruins l’ont récompensé en le déplaçant à Providence, dans leur club-école de la Ligue américaine. Comptez sur Asselin pour continuer de mettre à profit son sens du jeu, et son esprit de compétiteur.

Ce n’est pas le plus gros ni le plus rapide, mais l’ex-Cataractes a toujours su se démarquer grâce à ses deux qualités dominantes. Les Bruins sont vieillissants en attaque et leurs deux derniers trios ne sont pas très stables, ce qui n’est pas une vilaine chose pour un athlète qui tente de monter les échelons.

Mathieu Olivier, Predators

Admirals de Milwaukee 17 PJ 2-5-7 +4

Olivier ne s’est jamais compliqué la vie: il joue nord-sud, il évite les revirements au maximum et il s’assure de dominer le long des rampes avec son physique. Il peut également jeter les gants.

Il y a peut-être de moins en moins de joueurs comme lui dans la LNH, mais l’état-major des Predators adore sa fougue et son dévouement.

Mathieu Olivier

Son enjeu, c’est la rapidité. Adéquate pour le junior, suffisante pour la Ligue américaine. Il a toutefois besoin d’une petite coche supplémentaire en explosion pour toucher au plus haut niveau.

Comptez sur lui pour tout donner afin de l’ajouter à son arsenal.

Les Predators l’ont rappelé lundi, a annoncé l’équipe dans un communiqué émis en cours de journée. Il est possible qu’il affronte les Jets de Winnipeg, mardi soir à Nashville.