Dakota Lund-Cornish a été déjoué quatre fois par les Remparts sur 48 lancers. Sa performance lui a valu la troisième étoile de la rencontre.

St-Laurent vient hanter le Phœnix

Il aura fallu un but de l’ancien Phoenix Édouard St-Laurent en fusillade pour voir les Remparts de Patrick Roy vaincre par la marque de 5 à 4 le Phœnix de Sherbrooke, qui espérait rebondir mercredi avec une victoire à domicile contre Québec. Mais les hommes de Stéphane Julien ont dû se contenter d’un maigre point à cause d’une deuxième période encore une fois difficile.

« Édouard a connu un fort match, confie Patrick Roy. Il a bloqué les tirs et a eu de bonnes chances de marquer. Il méritait cette chance de sceller l’issue de la rencontre. »

« C’est toujours plaisant de revenir contre notre ancienne équipe avec un but important en fusillade, admet St-Laurent, échangé par le Phœnix cette saison. Notre groupe est bien soudé et quand on arrive dans des situations semblables, on répond à l’appel. »

Après un but de Pier-Olivier Lacombe dès le début de la première période, tout semblait fonctionner pour le Phœnix. Taro Jentzsch et Félix Robert ont déjoué tour à tour Carmine-Anthony Pagliarulo pour donner une avance d’un but aux Sherbrookois.

« On a connu une bonne première période, mais on a commis des revirements qui nous ont fait perdre le rythme du match, confie le pilote du Phœnix, Stéphane Julien. Mais on a passé dix minutes en désavantage numérique en deuxième et en troisième. Je ne pense pas que nos punitions étaient toutes méritées. »

Au second engagement, Patrick Guay a tiré plus vite que son ombre dès la mise en jeu en zone offensive pour amener le pointage à 3-1.

Le but de Philippe Kurashev a tout fait dérailler dans le clan sherbrookois, puisque les Remparts ont ajouté un deuxième et un troisième but sans réplique grâce à Brandon Frattaroli, sur une magnifique pièce de jeu de Pier-Olivier Lacombe. Matthew Grouchy l’a imité peu après.

Un cadeau de Pagliarulo

Carmine-Anthony Pagliarulo a toutefois offert un cadeau au Phœnix alors qu’il ne restait que 2,2 secondes au cadran en deuxième période. Sur un banal dégagement du centre de la glace de Taro Jentzsch en désavantage numérique, le portier des Remparts a paru faible : 4-4.

« J’ai seulement voulu dégager et j’étais le premier surpris de voir la rondelle entrer dans le filet », a avancé Jentzsch.

« Ça peut arriver, considère Roy, l’ancien gardien vedette du Canadien de Montréal. J’ai déjà vécu ça. L’important, c’est de rebondir par la suite et j’étais content de le voir revenir fort. »

En prolongation, les Remparts ont dominé leur adversaire, mais une fusillade a été nécessaire et St-Laurent a joué les héros en fin de partie contre son ancien club.

« Il y a du positif à retirer, croit Dakota Lund-Cornish, qui a réalisé 44 arrêts. On a bien joué avec un homme en moins. C’était une partie importante pour nous, malheureusement. En deuxième période, on a encore manqué de concentration et il faudra corriger cet aspect avant les séries. »

Le Phœnix n’a profité d’aucune supériorité numérique alors que les Diables rouges ont marqué à une reprise sur cinq avantages numériques.

« Je ne pense pas que les Remparts ont été parfaits en ce qui concerne la discipline, souligne Julien. Le jeu à Patrick, c’est de parler aux arbitres. Je crois qu’il s’est adressé à eux à huit reprises. Je le savais que c’est ce qui allait arriver. Deux fois, ils ont fait la prise de l’ours à nos joueurs en prolongation. Il va falloir arrêter de rire du monde à un moment donné. »

« On a été très disciplinés, mais on aurait pu être plus dangereux en avantage numérique », estime pour sa part Patrick Roy.

Le Phœnix renouera avec l’action vendredi en recevant les Saguenéens de Chicoutimi.