La rectrice de l'Université Laval, Sophie D’Amours est convaincue qu’un modèle sécuritaire sera présenté. Mais celui-ci pourrait cependant ne pas permettre à tous les sports de rependre du service, laissait-elle entendre.
La rectrice de l'Université Laval, Sophie D’Amours est convaincue qu’un modèle sécuritaire sera présenté. Mais celui-ci pourrait cependant ne pas permettre à tous les sports de rependre du service, laissait-elle entendre.

Sport universitaire: la position de l’Université Laval toujours inconnue

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
En ce jour de 50e anniversaire au PEPS, le Service des activités sportives de l’Université Laval ne cachait pas son désir d’être l’hôte d’événements internationaux et d’envergure au cours des prochaines années. Mais à brève échéance, impossible encore de savoir s’il y aura du sport universitaire sur le campus, cet automne!

À quelques jours de la date-limite du 14 septembre fixée par le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) pour faire connaître ses intentions sur la reprise ou non des activités dans les différentes ligues scolaires, collégiales et universitaires, l’Université Laval n’était pas encore en mesure de dévoiler ses intentions.

«Je ne peux pas du tout me prononcer à ce niveau, aujourd’hui, on aura des nouvelles plus officielles la semaine prochaine. Je dirais que c’est une grosse semaine avec le 50e du PEPS et les événements en lien avec le sport universitaire. On a encore des rencontres et de grosses décisions à prendre», répondait Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives de l’UL.

À ses côtés, la rectrice Sophie D’Amours n’était pas plus prête à faire connaître la position de l’université qu’elle dirige sur les sports d’automne. Pour l’heure, l’UL réfléchit en collégialité avec les autres institutions du RSEQ.

«Actuellement, il y a une réflexion qui se fait globalement sur l’ensemble des activités sportives. Les universités croient dans le sport étudiant, veulent s’assurer d’aller à la limite [de la réflexion]. Maintenant, on ne joue pas tout seul, ça prend un modèle dans lequel les universités seront à l’aise», précisait-elle.

Mme D’Amours est convaincue qu’un modèle sécuritaire sera présenté. Mais celui-ci pourrait cependant ne pas permettre à tous les sports de rependre du service, laissait-elle entendre.

«J’ai confiance que les directions sportives et universitaires vont atterrir avec un modèle qui sera: 1) sécuritaire, c’est la première chose, et 2) qui va pouvoir permettre, peut-être pas à tous les sports… On a fait beaucoup de travail, je salue les équipes sportives. Elles ont travaillé avec des médecins, elles comprennent les niveaux de risques associés à différents sports. Nous avons des paramètres pour nous gouverner, et avec toutes ces informations, on sera en mesure d’établir un modèle qui sera adéquat. Mais comme dans le reste de la société, on ne va pas magasiner comme on le faisait avant, alors il risque d’y avoir des changements dans notre façon de tenir des activités sportives, c’est très clair pour moi, c’est la même chose dans nos salles de classe et on est à réfléchir à ces adaptations», ajoutait la rectrice.


« Comme dans le reste de la société, on ne va pas magasiner comme on le faisait avant, alors il risque d’y avoir des changements dans notre façon de tenir des activités sportives »
La rectrice de l'Université Laval, Sophie D’Amours

Pendant que les conférences universitaires de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimes ont depuis longtemps renoncé à l’idée de tenir un calendrier automnal dans tous les sports, le RSEQ a reporté sa décision. À l’origine, les universités avaient jusqu’au 31 août pour confirmer leur présence dans tel ou tel sport, mais cette date a été repoussée au 14 septembre à la suite de la décision du ministère de l’Éducation de suspendre le sport scolaire jusqu’à cette date. Le sport étudiant pourra reprendre «si tout se passe bien», avait alors laissé entendre le premier ministre au lendemain d’une décision ayant suscité la grogne dans le milieu.

«Il faut reconnaître que ça évolue. Dans le meilleur des cas, on pourrait prendre une décision à un moment x, et quelques semaines après, revenir sur cette décision. Il faut travailler avec nos jeunes, nos athlètes et le public pour qu’on accepte ces conditions, car c’est ce que la COVID impose. La décision sera collective et elle rencontrera la complexité de la situation. J’ai confiance en nos gens», ajoutait Sophie D’Amours.