Malgré le fait que le RSEQ ait laissé aux collèges et aux universités la liberté d’annoncer leur participation ou non à la prochaine session sportive, le sort des différentes équipes du Rouge et Or de l’Université Laval n’est semble-t-il pas encore décidé pour cette saison.
Malgré le fait que le RSEQ ait laissé aux collèges et aux universités la liberté d’annoncer leur participation ou non à la prochaine session sportive, le sort des différentes équipes du Rouge et Or de l’Université Laval n’est semble-t-il pas encore décidé pour cette saison.

Sport collégial et universitaire: pas de décision avant le 14 septembre

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les athlètes et les amateurs de sport collégial et universitaire devront continuer à prendre leur mal en patience, car ils ne sauront pas avant le 14 septembre si leurs sports préférés reprendront sur le campus des établissements concernés.

Les cégeps et universités avaient au départ jusqu’à lundi pour annoncer au Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) leur intention de participer ou non à la saison de sport universitaire dans les différentes disciplines.

«Finalement, on a décidé de reporter les décisions au 14 septembre, par souci de cohérence avec le sport scolaire», a déclaré le PDG du RSEQ, M. Gustave Roel, ajoutant que les différentes équipes sportives collégiales et universitaires auront tout de même le droit de s’entraîner d’ici là. 

Enjeux

Si le sport scolaire était déjà en pause jusqu’au 14 septembre à la suite des récentes directives du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, les cégeps et universités disposent d’une plus grande marge de manoeuvre puisqu’ils répondent plutôt de la ministre de l’Enseignement supérieur Danielle McCann.

«La décision se rapproche de plus en plus des recteurs et ça semble positif», poursuit M. Roel en ajoutant que l’un des principaux enjeux du sport universitaire est la nécessité de devoir quitter la région pour affronter ses rivaux sans toutefois pouvoir coucher à l’extérieur selon les règles sanitaires en vigueur.

«Nous sommes conscients que ce sera plus complexe pour les sports extérieurs comme le soccer et le football en raison de la date, mais nous ne sommes pas dans le non», reprend M. Roel, conscient que certains sports pourraient reprendre alors que d’autres resteraient en pause.

Bol d’Or

Même questionnement au football collégial concernant les finales du Bol d’or, prévues pour novembre à Thetford Mines, en raison de l’interdiction d’envoyer les équipes passer la nuit à l’hôtel.

«Nous avons eu un questionnement là-dessus et [l’organisation de] Thetford Mines a levé la main pour nous dire qu’elle comprenait le contexte particulier de la COVID et qu’elle consentait à laisser tomber la présentation du Bol d’or cette année pour reprendre sa place l’an prochain. Ainsi, il ne serait pas impossible qu’on ait un championnat décentralisé sur les terrains des finalistes détenant la meilleure fiche de chaque niveau», avance Gustave Roel.

Également, des adaptations possibles et spécifiques pourront être apportées aux calendriers tout en respectant les besoins de chaque secteur et chaque discipline sportive d’ici le 14 septembre, le tout en conformité avec les directives de la direction de la santé publique et des avis des ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. 

Rouge et Or

Malgré le fait que le RSEQ ait laissé aux collèges et aux universités la liberté d’annoncer leur participation ou non à la prochaine session sportive, le sort des différentes équipes du Rouge et Or de l’Université Laval n’est semble-t-il pas encore décidé pour cette saison.

«Nous, on va s’aligner sur ce qui va se faire au RSEQ. Nous avons une rencontre la semaine prochaine avec les recteurs», a déclaré Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, elle-même une ancienne joueuse de basketball collégial et universitaire. 

Elle n’a pas voulu s’avancer à savoir si des équipes du Rouge et Or avaient déjà manifesté le désir d’aller de l’avant ou de faire une croix sur la saison. «Les équipes sont libres de prendre la direction qu’elles veulent, mais nous préférons laisser [l’annonce quant à leur participation] à leur discrétion», termine-t-elle.