Les Sénateurs d’Ottawa n’ont toujours pas annoncé de mesures afin de soutenir leurs employés qui subiront des pertes salariales importantes en raison de l’annulation des matches par la LNH à cause de la propagation rapide de la COVID-19.

Soutien envers leurs employés: les Sénateurs restent muets

Les équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) ont passé les dernières heures à préparer différentes mesures pour soutenir leurs employés de soutien qui seront touchés par l’interruption temporaire des activités, en raison de la pandémie mondiale de la COVID-19.

La majorité des équipes ont dévoilé des plans qui leur permettront de soutenir leurs employés à l’événement, qui subiront des pertes importantes en raison de l’annulation de matches.

Quelques équipes — comme les Jets de Winnipeg — ont décidé de ne pas venir en aide à ces employés. Ils ont été vivement critiqués.

On peut enfin compter sur les doigts d’une seule main les équipes qui n’ont encore rien annoncé.

Les Sénateurs d’Ottawa appartiennent à cette troisième catégorie.

L’équipe de la capitale canadienne n’a ni président ni chef de la direction par les temps qui courent.

Les responsables de la direction des communications n’ont pas cru bon répondre à nos questions portant sur d’éventuelles mesures visant à soutenir les autres employés de l’organisation.

Personne ne sait, pour l’instant, s’ils comptent intervenir.

Les Sénateurs, pour l’heure, restent complètement muets.

À titre comparatif, le Canadien de Montréal n’a pas hésité à envoyer un de ses porte-parole au bâton. Vendredi, le vice-président principal aux communications et aux affaires publiques du Groupe CH, Paul Wilson, a déclaré à un journaliste du quotidien La Presse que les employés « n’avaient pas à s’inquiéter ».

Dimanche, l’organisation a dévoilé les grandes lignes d’un plan de soutien qui touchera les 1200 employés du Canadien et de son club-école, le Rocket de Laval.

Essentiellement, les employés n’ayant pas droit aux prestations d’assurance-emploi recevront une compensation correspondant à 75 % de leur salaire habituel. Ceux qui sont admissibles recevront une bonification.

« Le Club de hockey Canadien et l’organisation du Rocket tenaient à déployer les moyens nécessaires afin de contribuer à alléger l’impact de cette situation très particulière sur nos employés, que je tiens d’ailleurs à remercier sincèrement pour leur compréhension et collaboration », a déclaré le propriétaire, président et chef de la direction, Geoff Molson, dans un communiqué.

Lorsque la LNH a décidé de suspendre temporairement ses activités, le Canadien avait encore quatre matches à domicile à disputer en saison régulière. Le Rocket avait encore huit matches à jouer.

Marche arrière

En prenant leur temps, les Sénateurs ont la chance d’observer ce qui se passe ailleurs. À Calgary, par exemple, les Flames avaient décidé de ne pas épauler leurs employés. La pression provenant des fans – et de leurs joueurs – a convaincu les dirigeants de l’organisation de faire marche arrière.

Le président et chef de la direction de la société Calgary Sports and Entertainment Corporation (CSEC), John Bean, s’est adressé aux employés concernés par le biais d’un communiqué publié sur le site internet des Flames, dimanche soir, stipulant que «la communication directe avec de nombreux employés à temps partiel» les avait incités à revoir leur position.

La décision de CSEC survient après qu’une campagne de sociofinancement pour les employés à temps partiel eut permis d’amasser plus de 45 000 $.

Avec La Presse Canadienne