Le Rouge et Or a connu un départ lent, en partie causé par la nervosité d’affronter des Américains plus grands et plus gros, mais surtout par le fait que plusieurs joueurs livraient leur tout premier match universitaire en carrière.

South Florida 89/Université Laval 73: battus sans le patron

Pour son premier match de l’ère Nathan Grant — mais sans lui! —, l’équipe masculine de basketball du Rouge et Or a tenu tête à des adversaires de la première division de la NCAA... pendant moins de deux quarts. Les Bulls de l’Université de South Florida ont gagné 89-73, lundi soir, à l’Université Laval.

Nommé au poste d’entraîneur-chef en juin, Grant est retenu toute la semaine à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, où il guide l’équipe masculine du Québec au championnat canadien des moins de 17 ans. C’est l’adjoint Benjamin Millaud qui dirigeait le trafic sur le parquet du PEPS.

Le Rouge et Or a connu un départ lent, en partie causé par la nervosité d’affronter des Américains plus grands et plus gros, mais surtout par le fait que plusieurs joueurs livraient leur tout premier match universitaire en carrière. Les locaux ont mis plus de trois minutes avant d’inscrire le moindre point.

Puis ils se sont redressés pour mener jusqu’à 32-25, mais les visiteurs ont ensuite réussi une séquence de 22-3 à cheval sur la fin du deuxième quart et le début du troisième. Les Floridiens n’ont ensuite jamais regardé derrière.

«Il n’y a pas de différence entre eux et nous. On est capables de rivaliser avec eux et on l’a démontré au début de la partie. Mais ils avaient plus de joueurs sur le banc et ont pu maintenir l’intensité toute la rencontre», a analysé le vétéran centre de l’UL Marc-André Fortin, qui a déjà évolué aux États-Unis, à l’Université Sam Houston, à Huntsville, au Texas.

Sidney Tremblay-Lacombe, garde recrue issu de la deuxième division collégiale québécoise avec Montmorency, admet avoir été impressionné par l’aspect physique du match et le bruit de la foule d’environ 1000 amateurs.

«On a eu une mauvaise transition et un manque de communication. On a aussi eu un peu de misère au plan physique», a commenté l’auteur de 24 points, un sommet dans la rencontre. Tremblay-Lacombe n’avait pas joué depuis plus d’un an.

Deux matchs en deux jours

Les Bulls disputaient un deuxième match au Québec en deux jours. Dimanche, ils ont vaincu les Citadins de l’UQAM 71-66. Ils retournent à Montréal pour y affronter les champions canadiens universitaires, les Ravens de Carleton, mercredi, avant de croiser le fer avec McGill, vendredi.

«On avait un peu de rouille à notre premier match, a admis l’entraîneur-chef d’USF, Brian Gregory. Mais après une belle journée dans le Vieux-Québec, on a beaucoup mieux joué, surtout en deuxième demie», où sa troupe a inscrit 50 points malgré l’utilisation de plusieurs substituts.

Gregory a vu six de ses hommes marquer plus de la dizaine, contre trois dans le camp de Laval, et South Florida a dominé 45-30 aux rebonds. Le longiligne Mayan Kiir, 6’ 9’’ et doté de très longs bras, a enfilé 18 points.

«Ça joue beaucoup plus physique au Canada qu’aux États-Unis», note Gregory, disant en plus devoir surveiller les cinq joueurs adverses aux lancers, contre seulement quatre d’ordinaire au sud de la frontière.

Adjoint du légendaire Tom Izzo durant 10 saisons à Michigan State — ils ont été champions de la NCAA en 2000 —, Gregory a par la suite tenu les rênes à Dayton durant huit ans et cinq à Georgia State, avant d’atterrir à USF en 2017.

Il a dirigé 25 joueurs qui ont atteint la NBA.

«Le but de ce voyage est de passer plus de temps ensemble pour tisser des liens et, pour plusieurs, devenir meilleurs en obtenant plus de temps de jeu», fait valoir le coach, qui avait effectué le même genre de tournée au Canada avec Dayton.

Le Rouge et Or accueille une autre formation de la NCAA D1 ce samedi 10 août (15h), les Bobcats de Quinnipiac (Hamden, CT), tandis que les Golden Bears de Western New England (Springfield, MA) seront en ville le 20 août (19h). WNE évolue en D3.