Dès lundi, les infrastructures sportives intérieures pourront rouvrir leurs portes.
Dès lundi, les infrastructures sportives intérieures pourront rouvrir leurs portes.

Soulagement pour les écoles de hockey et les arénas privés

La décision du gouvernement du Québec de permettre dès lundi l’ouverture des infrastructures sportives intérieures réjouit grandement les écoles de hockey et les arénas privés, qui peuvent ainsi sauver leur saison estivale.

«C’est une bonne nouvelle, c’est super pour nous. On avait annulé la semaine du 21, car les nouvelles n’étaient pas encourageantes, mais on vient de la remettre en place», a déclaré le juge de lignes de la Ligue nationale de hockey Jonny Murray, qui gère l’école Extreme Power Skating de Québec avec les hockeyeurs Simon Gagné et Martin Chouinard. 

«Nous n’avons pas encore tous les détails, mais de savoir qu’on pourra avoir une trentaine de joueurs sur la glace, c’est très bon. J’ai reçu 150 téléphones de parents, dont certains qui n’étaient pas sûrs ou qui avaient annulé avant aujourd’hui et qui, maintenant, veulent de la glace. Mes semaines se remplissent très vite.»

Murray assure que son école n’aura aucun problème à appliquer les principes de distanciation physique dans le contexte où les contacts brefs et sporadiques seront permis. «Le «power skating», ce n’est pas comme dans les années 80, tu ne patines pas avec un gars sur le dos!» illustre-t-il en blaguant.

Comme d’habitude

«Et avec une approche au porteur de trois secondes permise, ça nous donne le droit de faire notre école de hockey comme d’habitude. J’ai déjà deux semaines de remplies. Normalement, on accueille plus de 700 jeunes et je ne crois pas que ça va baisser cet été. Les jeunes ont été presque quatre mois sans patiner, alors ils ont faim de hockey.»

Ainsi, l’impact financier ne devrait pas être énorme sur l’école Extreme Power Skating. «C’est une bonne nouvelle, pas seulement au niveau financier, mais pour la santé physique et mentale des jeunes également. On préparait des actions afin d’amener une réouverture, mais ce n’est plus nécessaire maintenant», résume-t-il.

Arénas privés

De son côté, l’homme d’affaires et ex-hockeyeur Samuel Groleau, président de Groleau Développement Immobilier qui possède le complexe sportif Les 3 glaces, était aussi très satisfait des dernières nouvelles. «On n’est pas beaucoup de proprios d’arénas privés au Québec. À Montréal, les gros propriétaires avaient décidé de fermer jusqu’au 1er septembre, mais nous, on gardait toujours espoir étant donné que la situation semblait meilleure chez nous», indique-t-il.

L’ancien attaquant des Gouverneurs de Sainte-Foy, des Lynx de Saint-Jean et du Prolab de Thetford Mines assure qu’il est prêt à appliquer toutes les recommandations de la direction de la santé publique. «Aux 3 Glaces, nous avons 20 chambres, alors on a l’espace nécessaire, peu importe la configuration. On attend juste d’avoir les règles et on pourra les appliquer. On va ouvrir dans un mode sécuritaire.»


« Les jeunes ont été presque quatre mois sans patiner, alors ils ont faim de hockey »
Jonny Murray, qui gère l’école Extreme Power Skating de Québec

Par contre, Samuel Groleau souligne que le complexe Les 3 Glaces ne pourra pas rouvrir dès lundi. «Ouvrir un complexe comme le nôtre, ça ne se fait pas en quelques jours. On sera prêt le 29 juin. C’est important pour tout le monde, c’est notre sport national et les gens ont envie de patiner.»

«Même si c’est l’été, beaucoup de grosses écoles de hockey s’installent chez nous et les jeunes attendaient avec impatience. Moi, en tant qu’ancien joueur, je sais que j’aurais trouvé ça long en «tabarouette» de passer trois mois sans toucher à la glace, alors je comprends les athlètes», conclut-il.