Les Remparts se sont imposés physiquement, mercredi soir, ce qui les aidés à disposer des Tigres.

Soirée quasi parfaite pour les Remparts

Les Remparts ont joué un match quasi impeccable, mercredi soir, en route vers une convaincante victoire de 4-1 contre les Tigres de Victoriaville, au Centre Vidéotron.


Un affrontement physique au cours duquel les hommes de Philippe Boucher se sont impliqués à son goût. «Ils ont travaillé fort, ils ont payé le prix», a commenté l’entraîneur, qui voyait dans cette performance le résultat des belles choses démontrées dans deux des trois défaites en succession qui précédaient cette rencontre.

«Ce soir, ç’a débloqué. C’est venu d’un petit peu partout. On n’a rien laissé à la chance», a-t-il ajouté, vantant au passage le travail des nouveaux venus Pascal Laberge, Matthew Grouchy, Gregor MacLeod et Antoine Samuel.

Les Diables rouges ont été particulièrement impressionnants en première période, dominant l’adversaire 15-4 dans les tirs au but et 2-0 au pointage. Olivier Garneau (17e), après seulement 63 secondes, et Christian Huntley (7e), en avantage numérique, ont alors trompé Tristan Côté-Cazenave.

Vitalii Abramov a réduit l’écart en début de deuxième en déjouant Samuel entre les jambières, mais MacLeod (14e) a répliqué 50 secondes plus tard. Jesse Sutton (14e) a complété le pointage au troisième tiers.

«C’est vraiment la façon dont on veut jouer depuis le début de l’année», a réagi Garneau, auteur de son premier filet en 15 rencontres. «On a été plus physiques qu’à l’habitude. Il y a des équipes qui n’aiment pas tant ça. Ça nous a donné beaucoup de chances de marquer.»

Apprendre à détester

Grâce à ce gain, les Remparts doublent les Tigres au huitième rang, le dernier qui donne droit à l’avantage de la glace en première ronde.

Il s’agit d’une quatrième victoire des Diables rouges en cinq rencontres cette saison contre Victoriaville, pourtant considérée par plusieurs comme l’équipe à battre dans la division Est. L’entraîneur-chef des perdants, Louis Robitaille, aimerait un peu plus de haine chez les siens dans cette rivalité.

«Si j’étais joueur, ce serait facile de les haïr. Va falloir qu’on apprenne à les détester, qu’on apprenne à détester perdre contre eux», a souligné le coach, réservant quelques mots sur Grouchy, auteur de deux passes, mais surtout de quelques envolées vocales qui ont piqué l’adversaire.

«Ça jasait beaucoup au banc de l’autre côté. Grouchy avait du fun ce soir, il jasait pas mal. Mais c’est correct, ça fait partie du hockey junior, c’est de bonne guerre.»

Les coups de bâton donnés par Benjamin Gagné et Maxime Comtois en fin de rencontre l’étaient peut-être un peu moins. Les deux hommes ont été chassés du match pour inconduite.

Il y avait 8191 spectateurs dans les gradins, selon l’annonce officielle.

Mikaël Robidoux a subi l'ablation de la rate il y a deux semaines.

ROBIDOUX ESPÈRE JOUER EN SÉRIES

Mikaël Robidoux espère participer aux séries éliminatoires de la LHJMQ, même s’il a subi il y a deux semaines une ablation de la rate qui laissait planer un sérieux doute sur ses chances de rejouer cet hiver. Les doutes demeurent, mais son optimisme de Robidoux était palpable, mercredi. «J’aimerais vraiment revenir pour les séries. Je crois que c’est un objectif réaliste si tout va bien», a dit le joueur de 18 ans entre deux périodes.

Le 17 janvier, il a été hospitalisé, puis opéré d’urgence après avoir ressenti de vives douleurs dès sa première présence contre les Screaming Eagles. «C’est moi qui a donné la mise en échec!» a-t-il raconté mercredi. «J’ai perdu le souffle, comme ça arrive souvent. Mais j’ai continué à jouer. Et après ça je me suis mis à avoir mal partout. Je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.» Sa rate avait encaissé le choc et il subissait une hémorragie interne.

Après cinq jours dans un hôpital du Cap-Breton, trois autres à l’hôtel en attendant de recevoir ses cartes d’identité oubliées à Québec et quelques autres passés en famille, Robidoux est de retour dans la Vieille Capitale depuis mercredi matin. Il a fait un peu de vélo stationnaire à son arrivée et compte répéter l’exercice dans les prochains jours. «Au début, je n’étais pas capable de marcher, je n’étais pas capable de rien faire. Mais là, j’ai plus l’air d’une personne normale. Je suis capable de m’habiller et de tout faire comme du monde», a dit, souriant, celui qui conservera une grande cicatrice sur le ventre comme témoin de sa mésaventure.

Robidoux devra dorénavant être prudent, plus à jour dans ses vaccins. Il est possible de vivre longtemps sans rate, mais les risques d’infections sont plus grands.

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EN VITESSE

Les succès du premier trio expliquent en grande partie la récolte de 15 points des Tigres au cours des 10 derniers matchs avant celui de mercredi. Vitalii Abramov (16), Maxime Comtois (16) et Ivan Kosorenkov (13) ont cumulé 45 points en janvier, même si les deux premiers ont raté quelques rencontres en début d’année. «Sais-tu pourquoi ils ont du succès? Parce qu’ils travaillent fort», a lancé leur entraîneur-chef, Louis Robitaille, pour expliquer le brio de cette unité bourrée de talent… Après les petits Nordiques mardi, les petits Remparts auront aussi droit à un accès privilégié au Centre Vidéotron, jeudi et vendredi. Les Cyclones du Séminaire St-François (pee-wee AAA) découvriront leur vestiaire avant un souper au restaurant jeudi soir, puis s’entraîneront avec les «vrais» Diables rouges vendredi avant-midi. Après un autre échauffement en après-midi, ils seront présentés à la foule à l’aube de l’affrontement entre Remparts et Drakkar de Baie-Comeau, en soirée… Tomas Dajcar et Braeden Virtue ont été laissés de côté par Philippe Boucher, mercredi soir.