Guidées par l'entraîneur Helder Duarte, Joëlle Gosselin et Roxanne Dionne (à l'avant) ainsi que Charlotte Boudreau et Anne-Sophie Lajoie-Blanchard s'envoleront demain pour un séjour d'une douzaine de jours en France.

Soccer: un flirt en France

Cinq joueuses de Québec partent flirter avec le ballon rond français. Durant une semaine, elles seront intégrées au club de deuxième division féminine d'Albi. «On va leur montrer qu'au Québec, on est capables de jouer au soccer», lance Joëlle Gosselin, une des membres de la joyeuse équipée.
Cinq joueuses de Québec partent flirter avec le ballon rond français. Durant une semaine, elles seront intégrées au club de deuxième division féminine d'Albi. «On va leur montrer qu'au Québec, on est capables de jouer au soccer», lance Joëlle Gosselin, une des membres de la joyeuse équipée.
Guidées par l'entraîneur Helder Duarte, Gosselin, Charlotte Boudreau, Roxanne Dionne, Anne-Sophie Lajoie-Blanchard et Noémie Hamel s'envolent demain pour l'Hexagone. En France durant une douzaine de jours, le quintette en passera six au sein de l'Association sportive poste télégraphe téléphone d'Albi, ou de façon moins poétique l'ASPTT Albi.
C'est sur les terrains de cette commune située à 75 km au nord-est de Toulouse qu'elles montreront leur savoir-faire aux détentrices du troisième rang de la D2. «Albi aspire à monter en première division dans les prochaines années. Ils veulent voir nos joueuses en action et, en même temps, vendre leur club», explique Duarte.
Un flirt réciproque qui origine de l'Outaouais, Bruno Locatelli ayant construit le pont. Trois joueuses de cette région sont d'ailleurs aussi du voyage. Un voyage qui n'aura toutefois rien d'un mariage, du moins pas pour l'instant. Parlons plutôt d'un rapprochement. «Personnellement, je ne pense pas aller jouer en France un jour», affirme Dionne.
«On va là pour l'expérience avant tout, pour se comparer. Mais on ne ferme pas la porte pour le futur», avance pour sa part Gosselin. Les filles en sont à terminer leurs études secondaires, Gosselin, Dionne et Lajoie-Blanchard à Cardinal-Roy, Boudreau et Hamel à Pointe-Lévy.
«Je ne pense pas qu'une de ces filles va aller là-bas dès l'an prochain», tempère Duarte. «Parce que je veux toutes les avoir à l'université avant!» poursuit en riant celui qui est à la fois directeur technique de l'Association régionale de soccer de Québec et entraîneur-chef du Rouge et Or féminin. Le Championnat canadien universitaire féminin se tiendra justement à l'Université Laval en 2014, leur année recrue.
Calibre comparable au AAA d'ici
«Sans blague, je suis convaincu que les gens d'Albi vont être impressionnés par ce qu'ils vont voir», insiste Duarte plus sérieusement, comparant le calibre de jeu de la D2 française à du AAA d'ici. Il a déjà fait des excursions de foot en France, mais jamais de ce type pour aller montrer des joueuses.
Beaucoup d'argent sera investi au cours des prochaines années dans le soccer féminin français. Ce qui pourrait ouvrir des portes outre-atlantique à des représentantes de chez nous. «On prend les devants», résume le coach. Duarte n'exclut pas non plus une réciprocité et avoue qu'il gardera l'oeil ouvert pour de futures porte-couleurs de l'Amiral, équipe semi-professionnelle de Québec.