Entouré de Julien Bourassa, Jean-Philippe Rutabayiro et Elliott Alain, le fondateur de l’Académie de soccer Pro-Foot Fergus Brett se disait bien fier des jeunes développés à son école depuis 25 ans.
Entouré de Julien Bourassa, Jean-Philippe Rutabayiro et Elliott Alain, le fondateur de l’Académie de soccer Pro-Foot Fergus Brett se disait bien fier des jeunes développés à son école depuis 25 ans.

Soccer: l’Académie Pro-Foot célèbre son 25e les yeux tournés vers l’avenir

Quand Fergus Brett a lancé l’Académie de soccer Pro-Foot, il y a 25 ans, il n’y avait pas encore de stade couvert à Québec. À l’image du sport qu’il a adopté dans son enfance irlandaise, l’école qu’il dirige a progressé au point de permettre à plusieurs jeunes de la région de poursuivre leur passion ailleurs dans le monde. Et foi d’un homme convaincu, d’autres sommets restent à gravir.

«On a fait énormément depuis 25 ans, mais il faut continuer à avancer. Je pense que nous sommes dus pour avoir du soccer professionnel à Québec, cela pourrait créer des ouvertures pour nos joueurs», estimait Brett à l’occasion d’une rencontre de presse dans un pub irlandais (bien sûr) de la rue Cartier afin de souligner le 25e anniversaire de l’Académie de soccer Pro-Foot, jeudi midi.

Pour l’occasion, il était accompagné des entraîneurs Dominique Morin et Thomas Villeneuve, des produits du programme qui amèneront l’Académie encore plus loin dans l’enseignement offert aux jeunes. Quelques joueurs y étaient aussi, comme Louis-Philippe Rutabayiro qui jouait en division 5 en Espagne jusqu’à ce que la pandémie le ramène à Québec; comme Elliott Alain qui rejoindra sous peu l’Université Lynn, en Floride; comme le jeune Armand Kadiamba qui a été recruté par l’Académie de l’Impact.

Et on ne parle pas ici des Anthony Jackson-Hamel (Impact), Gabrielle Carle (équipe nationale), Évelyne Viens (Sky Blue FC, en NWSL), Marie Levasseur (FC Metz, en France) et quelques autres faisant aussi carrière au niveau international.

«Le plus important, c’est que chacun trouve son chemin. Il y a des jeunes qui percent sur le terrain, d’autres qui deviennent de bons entraîneurs ou qui pratiquent une profession à l’extérieur du soccer. Notre plus belle réussite est de voir les jeunes prendre confiance en eux», explique Fergus Brett.

Le ballon est au centre de sa mission. Lorsqu’ils arrivent à son académie, les jeunes sont contrôlés par celui-ci, mais à leur sortie, c’est tout le contraire. Ils le maîtrisent, tout comme leur destinée. Et à travers cela, il leur fait découvrir le langage universel du soccer. À ce jour, plus de 2000 jeunes ont participé aux voyages de l’Académie Pro-Foot dans divers pays où le «football» est roi, comme l’Angleterre, l’Irlande, la France, l’Espagne, le Portugal et les Pays-Bas. Au total, les différents groupes ont assisté à 260 matchs internationaux.

Un joueur en Espagne 

«Avec son approche holistique, l’Académie a été un programme qui m’a énormément aidé à me développer comme joueur et comme personne. Les histoires de succès sont nombreuses depuis 25 ans. Si un jeune a du potentiel, Fergus et les entraîneurs vont le voir, ils y mettent tellement d’amour et de passion, des centaines de joueurs vont en profiter encore dans l’avenir. Quand j’ai commencé à huit ans, je ne pensais pas à jouer en Europe, mais Fergus nous fait vite comprendre que nos valeurs et notre potentiel sont uniques. Pour des jeunes, c’est une approche qui fait du bien, et quand tu découvres l’impact que tu peux avoir, il est possible de vivre une expérience incroyable dans le soccer», résume Jean-Philippe Rutabayiro, un joueur de 25 ans qui a aussi évolué dans un collège américain avant de partir en Espagne.

Sur le point de mettre le cap pour l’Université Lynn, en Floride, Elliott Alain reconnaissait l’importance de Brett dans sa jeune carrière. À 18 ans, celui qui fréquente déjà une académie de soccer là-bas depuis trois ans caresse le rêve de jouer au niveau professionnel.

«Fergus est celui qui m’a poussé au début. Il a vu du potentiel et m’a suggéré d’aller à l’Académie plus souvent, c’était aussi la même chose avec ma sœur. J’aimerais bien jouer chez les pros, ma saison à l’université va m’aider pour voir si c’est réalisable», notait le joueur de 18 ans de Québec.

La qualité du soccer à Québec ne cesse d’augmenter, mais Brett et ses collègues veulent amener les jeunes à gravir une autre marche. «Il faut aller plus haut, réduire l’écart entre le joueur de Québec et celui des groupes comme l’Impact.»

Il souhaite voir une équipe de la Première ligue canadienne (PLC) s’établir à Québec dans un horizon pas trop lointain.

«Au niveau du soutien des amateurs, je pense qu’on est prêt, mais ça prend un endroit pour jouer où il y aurait de l’ambiance. Je suis convaincu qu’il y aurait de l’intérêt et que certains joueurs développés ici pourraient y jouer», estime celui qui verrait bien un club international s’impliquer dans un tel produit et développer un nouveau marché de soccer.

Mais peu importe que le projet se réalise ou pas, l’Académie de soccer Pro-Foot poursuivra sa mission.