Alexander Legkov

Ski de fond: bannis des JO, acceptés en Coupe du monde

KUUSAMO — «C’est une honte, on nous compare déjà au cyclisme!» Les participants à la Coupe du monde de ski de fond, qui débute cette fin de semaine en Finlande, n’apprécient guère de voir sur la ligne de départ les six Russes bannis des Jeux olympiques pour dopage.

Jeudi, à la veille de la première épreuve de la saison à Ruka, la Fédération internationale de ski (FIS) a pris une décision délicate, au risque de se retrouver sous le feu des critiques. Faute de pouvoir étudier les preuves utilisées par le CIO pour retirer aux Russes leurs médailles olympiques et les exclure des prochains Jeux, elle a dû les admettre au départ de la Coupe du monde, au moins provisoirement.

L’éventualité d’admettre les six Russes, dont Alexander Legkov (photo) — médaillé d’or au 50 km de Sotchi — et Maxim Vylegzhanin (champion du monde 2015), avait déjà provoqué la colère de plusieurs fondeurs.  «Le fait que les suspendus à vie par le CIO puissent encore gagner des courses démontre que notre sport est devenu un club de Mickey Mouse!», avait fulminé le Canadien Devon Kershaw, avant l’annonce de cette décision. «C’est une honte», avait renchéri son compatriote Alex Harvey. «Nous sommes déjà comparés au cyclisme. C’est nous qui avons, avec le biathlon, le plus grand nombre de cas de dopage». «Il n’est pas possible que des fondeurs et des fondeuses suspendus pour les Jeux olympiques puissent disputer la Coupe du monde», avait dit pour sa part l’Allemand Andreas Katz.

«Je n’ai aucune honte à regarder les autres athlètes dans les yeux sur la ligne de départ. Je n’ai violé aucune règle», avait réagi Vylegzhanin après la sanction du CIO.