Skibec Alpin célèbre cette année son 50e anniversaire. La formation régionale en a profité pour présenter les skieurs qui défendront ses couleurs lors de la prochaine saison.
Skibec Alpin célèbre cette année son 50e anniversaire. La formation régionale en a profité pour présenter les skieurs qui défendront ses couleurs lors de la prochaine saison.

Ski alpin: une route plus longue vers l'équipe nationale

Pour les jeunes skieurs de Skibec Alpin, la route vers l’équipe canadienne est maintenant plus longue avec la disparition de l’équipe de développement du Canada. Les jeunes athlètes comme la Baie-comoise Megan Heckey peuvent s’attendre à passer quelques années de plus dans le programme FIS de Skibec et quelques années de plus également dans l’équipe du Québec avant de pouvoir enfin porter l’unifolié.

«L’an passé, j’ai fait le camp de sélection de l’équipe du Québec, mais je suis tombée et j’ai eu une commotion. Je vais le refaire à la fin de l’année, mais c’est vrai que maintenant, il y a de plus en plus de filles qui restent plus longtemps sur l’équipe du Québec parce qu’il n’y a pas de place sur l’équipe nationale. Il reste donc moins de place pour les jeunes comme moi sur l’équipe du Québec», expliquait Megan jeudi lors d’une conférence de presse soulignant les 50 ans de Skibec Alpin.

Présentement, deux anciennes de Skibec Alpin, Laurence Saint-Germain et Marie-Michèle Gagnon, font partie de l’équipe canadienne alors cinq des 13 skieuses de l’équipe de l’équipe du Québec, Justine Clément, Olivia Carrier, Sarah Bennett, Dorothée Faucher et Justine Lamontagne, et un des sept skieurs de l’équipe du Québec, Étienne Mazelier, sont aussi passés par l’organisation bénévole à but non lucratif qui structure le ski alpin de compétition dans la région de la Capitale-Nationale.

Travail de longue haleine

Anthony Hérisset, entraîneur du programme FIS, faisait pour sa part remarquer que la plupart des skieurs de la Coupe du monde ont 24 ans ou plus. «L’équipe nationale, c’est un travail de longue haleine. Les jeunes devront se résigner à atteindre l’équipe nationale plus tard. Nous, on les garde plus longtemps et l’équipe du Québec aussi maintenant. Le parcours est différent, mais ça ne change pas grand-chose dans le développement des athlètes», explique-t-il.

Malgré tout, plusieurs athlètes québécois choisissent maintenant la voie des collèges américains, comme Laurence Saint-Germain qui fait partie de l’équipe de ski alpin de l’Université du Vermont, ou Louis Latulippe, inscrit au collège préparatoire Green Mountain Valley School. Megan Heckey ne cache pas qu’elle étudie aussi cette option.

«J’ai 16 ans et j’aurais été la plus jeune si j’avais fait l’équipe du Québec. Je crois que ça a été un facteur. Mais il n’y a pas qu’un seul chemin pour aller dans l’équipe canadienne. De plus en plus de Québécois prennent le chemin de la NCAA. Je serais ouverte à ça moi aussi si je ne fais pas l’équipe du Québec après le prochain camp de sélection», poursuit-elle.

Troisième en Italie

Megan avait surpris en février avec une troisième place à la course Pinocchio sugli sci disputée à Trente, en Italie, après être passée par les championnats régionaux, provinciaux, nationaux et nord-américains des moins de 16 ans. «Je me disais que j’aurais été contente d’un top 10, alors une troisième place, c’était au-delà de mes espérances.» Elle ne croit cependant pas participer aux championnats nord-américains cette année chez les seniors. «C’est ma première année et je ne compétitionne plus contre des gens qui ont un ou deux ans de plus que moi, mais contre tout le monde», illustre-t-elle.

Dans le programme FIS de Skibec Alpin, elle vivra un peu moins de pression également. «Tu fais plusieurs courses et ils gardent tes deux meilleurs résultats à la fin de la saison. Il y a moins de pression à performer à chaque course. Ce n’est pas grave si tu tombes, par exemple, alors que chez les moins de 16 ans, tu tombes une fois et ta saison est foutue!», illustre-t-elle.

Installée à Québec depuis deux ans, Megan est consciente que la route vers l’excellence est encore plus compliquée pour les skieurs qui, comme elle, sont originaires des régions. «Je dois remercier mes parents qui, pendant plusieurs années, se tapaient des parcours de 5 heures à l’aller et 5 heures au retour les week-ends pour me reconduire à mes compétitions. Ils ont fait tout ce qui est nécessaire et ça a rapporté», lance-t-elle avant de retourner à l’entraînement sur les pistes du centre de ski Le Relais.

NOTES : Outre Megan Heckey, Sarah-Maude Lemire et les sœurs Gabrielle et Charlotte Fafard sont les autres membres du programme FIS de Skibec Alpin cette année. Elles représentent toutes le club Mont-Sainte-Anne... Le programme U16 de Skibec Alpin regroupe quant à lui trois skieurs du club Stoneham, Anne-Catherine Théberge, Charlotte Boies et Elliot Nolin, deux skieurs du club Le Relais, Justine Laberge et Sébastien La Roche, et un skieur du club Mont-Saint-Anne, Édouard Latulippe...