Simona Halep lors de son match contre Caroline Wozniacki au Masters de Singapour.

Simona Halep en haut malgré des bas

PARIS — Malgré de nombreuses désillusions, Simona Halep a atteint l’un de ses grands objectifs en terminant l’année à la place de no 1 mondiale, une récompense à l’arrière-goût d’inachevé pour la Roumaine toujours en quête de son premier trophée majeur.

Terminer l’année sur le trône sans aucun titre du Grand Chelem (ni même le Masters) reste rare, mais cela s’est déjà produit dans un passé récent. La Serbe Jelena Jankovic l’avait fait en 2008 et la Danoise Caroline Wozniaki à deux reprises (2010 et 2011).

Pour la petite histoire, c’est la Scandinave qui a permis à Halep de rester au sommet de la WTA en éliminant Karolina Pliskova 7-6 (11/9) et 6-3 en demi-finales du Masters, samedi à Singapour. La Tchèque était la dernière joueuse susceptible de détrôner Halep mais il lui fallait soulever le trophée Billie Jean King dimanche dans la cité-État d’Asie du Sud-Est.

C’est une délivrance pour Halep qui avait quitté le tournoi la tête basse vendredi après sa défaite contre l’Ukrainienne Elina Svitolina. Finalement, cette contre-performance, sa deuxième dans le tournoi après la gifle infligée par Wozniacki (6-0, 6-2), n’aura eu aucune incidence.

À 26 ans, la native de Constanta est devenue la première Roumaine à terminer la saison sur le trône et la 13e reine de fin de saison depuis l’instauration du classement par ordinateur en 1975. Ce petit gabarit (1,68 m, 60 kg), réputé pour sa science du jeu et sa couverture du terrain, succède à l’Allemande Angelique Kerber.

Occasions manquées

Cette saison, Halep avait manqué plusieurs fois l’occasion de s’emparer de la première place. À Roland-Garros, le trône et son premier trophée majeur lui tendaient les bras. La favorite avait pourtant cédé face à la néophyte lettonne Jelena Ostapenko. L’occasion s’est reproduite à Wimbledon, où elle était à deux points d’y arriver avant de perdre en quarts de finale face à la Britannique Johanna Konta. Rebelote à Toronto, où le rêve s’était évanoui après une lourde défaite devant Svitolina en demie (6-1, 6-1).

Avant la délivrance à Pékin, Halep a subi d’autres désillusions : une nouvelle finale perdue — quatre au total cette année pour un titre à Madrid — à Cincinnati, où elle n’avait pas existé devant Garbine Muguruza (6-1, 6-0), une élimination d’entrée aux Internationaux des États-Unis (battue par Maria Sharapova) puis une autre à Wuhan (dominée par Darya Kasatkina).

Haelp aura finalement été récompensée par sa régularité — 196 semaines d’affilée dans le top 10 depuis le 24 janvier 2014, mieux que ses rivales — à défaut de coups d’éclat et en dépit d’un mental friable dans les moments cruciaux.

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Des adieux perdants

Martina Hingis

Martina Hingis a mis un point final à sa carrière sur une note perdante, aux Masters de Singapour. La Suissesse de 37 ans, qui avait déjà deux fois pris sa retraite par le passé, et  Chan Yung-Jan ont éliminées 6-4 et 7-6 (7/5) en demi-finales du double face à Timea Babos et Andrea Hlavackova, qui avaient remporté le tournoi de Québec en septembre. 

La plus jeune no 1 de l’histoire en simple dames à l’âge de 16 ans en 1997 briguait un 10e trophée cette saison. En carrière, elle aura soulevé 25 titres du Grand Chelem  : 5 en simple, 13 en double dames et le reste en double mixte.