Le président de L’Everest de la Côte-du-Sud, Pierre Bouffard (à droite), qui débutera ses activités dans la ligue junior AAA l’automne prochain, a présenté mercredi le premier entraîneur-chef de l’histoire de l’équipe, Simon Olivier.

Simon Olivier, premier entraîneur de L'Everest junior AAA

Simon Olivier prendra place derrière le banc de L’Everest de la Côte-du-Sud quand la formation de Montmagny fera ses débuts dans la Ligue de hockey junior AAA, en septembre prochain.

L’ex-entraîneur adjoint des Tigres de Victoriaville (2009 à 2013) est emballé à l’idée de relever ce nouveau défi, lui qui n’a pas mis beaucoup de temps à accepter la proposition du président Pierre Bouffard. «Les choses ont rapidement cliqué entre nous, car nous partageons la même philosophie. C’est une belle opportunité qui se présente à moi, avec l’occasion de partir quelque chose de nouveau, de mettre en place une base solide sur laquelle on pourra bâtir au cours des prochaines années, tout en faisant découvrir le calibre du hockey junior AAA aux amateurs de l’est du Québec. Et pour ma part, ça me donne l’occasion de retourner auprès des joueurs d’âge junior après avoir dirigé des plus jeunes (bantam) au cours des dernières années», explique Olivier, au bout du fil.

En plus de diriger la 13e organisation du circuit junior AAA, l’ex-arrière continuera d’occuper les fonctions de directeur des opérations hockey pour les Corsaires de Pointe-Lévy (Ligue d’excellence du Québec). Un cheminement logique selon le principal intéressé.

«Il y aura sûrement des semaines avec du hockey sept jours sur sept l’hiver prochain», reconnaît-il en riant. «Le junior AAA peut devenir une option intéressante pour des jeunes en provenance du midget Espoirs ou encore pour les gars qui ont mis une croix sur le junior majeur, mais qui ont encore le goût de jouer dans le hockey organisé.»

L’importance des études

Olivier était bien heureux quand il a appris que les dirigeants de l’organisation avaient décidé d’accorder beaucoup d’importance aux études des hockeyeurs qui allaient porter les couleurs de la première édition de L’Everest. «Les choses ont évolué beaucoup de ce côté-là depuis quelques années et le combo sports-études est maintenant quelque chose de très important. Il y a un cégep à Montmagny ainsi qu’un centre d’études professionnelles. Et plusieurs gens d’affaires ont déjà manifesté leur intention d’offrir des emplois à des jeunes désireux de faire leur entrée sur le marché du travail.»

Ayant porté les couleurs de 17 équipes différentes et joué dans 11 circuits professionnels ou semi-pro au Canada, aux États-Unis et en Allemagne entre 1993 et 2009, Olivier a eu l’occasion d’évoluer sous les ordres de plusieurs hommes de hockey qui auront influencé le style d’entraîneur qu’il est devenu au fil du temps. «J’ai connu des entraîneurs comme Bruce Boudreau et Randy Carlyle, mais j’ai surtout bien aimé la façon de travailler d’un bonhomme comme Andy Murray. Il était bien en avant de son temps dans sa façon d’entretenir les relations avec les joueurs.»

Pour l’instant, ce qui importe le plus à Olivier sera de choisir ses hommes de hockey, dont quelques dépisteurs, qui lui prêteront main-forte afin de préparer d’abord le repêchage d’expansion du circuit junior AAA. Tout s’enchaînera rapidement par la suite, alors que la question du territoire protégé sera notamment à l’ordre du jour.