Simon Gagné, Martin Chouinard et Jonny Murray uniront leurs forces à l’école de hockey du juge de lignes de la LNH.

Simon Gagné s’associe à l’école de hockey de Jonny Murray

Depuis le temps qu’on lui demandait, Simon Gagné a décidé de joindre son nom à l’école de hockey de Jonny Murray, le juge de lignes de la LNH qui est originaire de Beauport.

L’ex-attaquant a profité du court séjour en ville de Murray pour confirmer leur partenariat, mercredi, en compagnie de Martin Chouinard, un ancien vainqueur de la Coupe Memorial avec les Prédateurs de Granby qui est aussi impliqué dans l’école «Extreme Power Skating» depuis déjà neuf ans.

«Quand Simon jouait encore dans la LNH, on ne pouvait pas travailler ensemble pour éviter tout conflit d’intérêts. Mais comme il est à la retraite, c’est maintenant possible», expliquait Murray.

Gagné joindra l’utile à l’agréable en s’impliquant aussi sur la patinoire, l’été prochain. Pendant une semaine, il chaussera les patins tous les jours en compagnie des jeunes de 6 à 17 ans qui fréquenteront l’école. Il le fera aussi une fois par semaine lors des quatre autres offertes.

«Depuis que je suis de retour à Québec, on m’a approché souvent, on me demandait si j’allais partir mon école de hockey. Je n’ai pas besoin de le faire, celle de Jonny est l’une des meilleures et ça fait beaucoup de sens de me joindre à lui», expliquait l’ancien des Flyers, des Kings, du Lightning et des Bruins.

La semaine de Gagné consistera à un assemblage des différents volets enseignés individuellement, comme le maniement de la rondelle, les techniques de lancers, les situations de matchs, sans oublier la motricité du patinage. Les informations sur les différentes semaines offertes et les coûts se retrouvent d’ailleurs sur le site extremepowerskating.com.

«Le monde cherche un peu de tout, le patin est important, mais il y a aussi d’autres choses à améliorer. À cet âge, c’est important de développer les habiletés individuelles, mais comme ça reste un jeu d’équipe, tu n’as pas le choix de travailler les situations de match pendant la saison.

«L’été, c’est là que tu peux t’améliorer. Oui, on veut gagner dans le hockey mineur, mais c’est aussi important de développer chaque jeune individuellement pour espérer qu’il en sorte un, deux ou trois. On se demande pourquoi il y a de moins en moins de joueurs du Québec dans la LNH, mais ce n’est pas l’équipe qui va y aller», notait celui qui a remporté la Coupe Stanley avec Los Angeles en 2012 et la médaille d’or olympique en 2002 avec l’équipe canadienne.

Le coup de patin essentiel

Juge de lignes dans la LNH depuis 19 ans, Jonny Murray est bien placé pour expliquer aux jeunes que le coup de patin est un élément essentiel pour y jouer. «Aujourd’hui, si tu ne patines pas, tu ne joues pas dans la Ligue nationale, même sur le quatrième trio. Et les gars des deux premiers trios sont très vite», précisait celui qui était d’office lors des matchs 1, 3 et 5 de la dernière finale de la Coupe Stanley.

Même lui doit être en mesure de suivre la cadence pour être efficace. Les juges de lignes s’entraînent quotidiennement et passent régulièrement des tests physiques où l’on mesure leur taux de gras, etc. Aujourd’hui, le coup de patin est une condition d’embauche.

«Avant, on prenait un gars avec une mentalité d’arbitre et on le développait techniquement. Maintenant, on prend les bons patineurs et on développe avec eux leur mentalité d’arbitre», notait Murray, qui avait lancé son école à Tampa Bay avant de la transférer dans la région de Québec, où elle loge au Complexe multifonctionnel de L’Ancienne-Lorette.