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Marc-Édouard Vlasic (44) avait hâte de renouer avec l’action
Marc-Édouard Vlasic (44) avait hâte de renouer avec l’action

Sharks: erreur de parcours à corriger pour Vlasic

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Comme il n’a pas participé à la ronde de qualification ni aux séries éliminatoires de la LNH, l’été dernier, le défenseur Marc-Édouard Vlasic avait hâte de renouer avec l’action. Dix mois après son dernier match, le défenseur tient à faire la démonstration que la dernière saison des Sharks de San José n’a été qu’une simple erreur de parcours.

Les Sharks brisent la glace, jeudi, à l’occasion du premier de deux matchs en trois jours contre les Coyotes, en Arizona.

«Nous avons hâte de montrer que la dernière saison a juste été une erreur de parcours. En tout cas, on ne peut pas faire pire, on avait fini au dernier rang de notre conférence. Je pense qu’on a une bonne équipe et qu’on peut faire les séries», confiait l’arrière de 33 ans au Soleil, cette semaine, en marge de l’ouverture de la saison de la LNH.

Pour l’occasion, les Sharks se retrouvent dans la division Ouest en compagnie d’Anaheim, Arizona, Colorado, Dallas, Las Vegas, Los Angeles, Minnesota et St. Louis.

«Il y a trois bonnes formations [Colorado, St. Louis et Vegas], mais on croit fortement en nos chances. À part la saison dernière, je n’avais raté les séries qu’une fois depuis que je suis ici, et encore là, ça avait été à cause d’un mauvais mois à la fin. Mais une fois qu’on a dit qu’on visait les séries, il faut le prouver.»

L’ancien arrière des Remparts de Québec en sera à sa 15e saison dans la LNH. Il y a déjà disputé 1035 matchs et occupe le deuxième rang de l’histoire chez les défenseurs des Sharks pour les buts (72), les passes (254) et les points (326) derrière son partenaire à la ligne bleue, Brent Burns.

Après Joe Pavelski, la saison dernière, un autre vétéran a quitté l’équipe, cette année, soit Joe Thornton, maintenant avec les Maple Leafs de Toronto.

«On avait vécu la même chose avec Pavelski. Il s’agit d’un gros trou à remplir autant sur la glace que dans le vestiaire, c’est sûr, et on aurait aimé le garder. Ça va permettre à des jeunes de prendre plus de place sur les unités spéciales, mais les vétérans qui restent devront aussi en faire encore plus», disait-il en s’incluant dans ce noyau.

Vlasic n’a mis le cap sur la Californie qu’en décembre après avoir passé l’été, l’automne et le début de l’hiver à Québec. S’il n’a pas pu patiner en compagnie d’autres joueurs de haut calibre de la capitale en raison des restrictions sanitaires, il a pu réserver des heures de glace en solitaire en compagnie de son entraîneur personnel, Raymond Veillette.

«C’est tout ce que j’avais le droit de faire. J’ai fait des exercices de patinage, du cardio, du maniement de rondelle, c’était bien correct. Le camp s’est bien passé, je suis prêt autant que je le peux, mais l’effort que ça demande dans un match, ce n’est pas la même chose que dans une pratique. Tout va rentrer dans l’ordre après deux ou trois matchs.»

Et le plus tôt sera le mieux car la saison ne sera pas longue avec 56 matchs à l’intérieur de sa division. Les rivalités se développeront, chaque match aura son importance au classement.

«Il n’y aura pas beaucoup de repos pour les équipes qui se rendront loin dans les séries. J’imagine que si ça va bien, on va dire que notre pause de neuf mois et demi a été bénéfique, et que si ça va mal, on dira qu’elle n’a pas aidé…»

Division canadienne

Il se réjouit pour les amateurs de hockey du Québec et du Canada, qui voient les villes de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver regroupées dans la division Scotia Nord, de son nom officiel.

«La division canadienne est celle qui aura le plus d’attention et qui fera beaucoup parler d’elle dans les médias. Elle va piquer la curiosité. Dans le cas des Canadiens, chaque partie était déjà un événement, alors avec le couvre-feu en plus, tout le monde va regarder le hockey, les joueurs savent que les partisans vont les suivre. Nous, en Californie, c’est plus difficile de savoir où se situe l’intérêt des gens. Depuis que je suis revenu, je ne vois personne, je ne sors pas faire mon épicerie, je ne vois pas au restaurant, mais je pense que nos fans ont quand même hâte de nous voir jouer.»

Peu importe la division, l’intensité sera de la partie. Il en va de même dans l’Ouest américain.

«Lorsqu’on joue quatre ou cinq fois contre la même équipe, c’est le fun, mais huit fois en plus d’une série 4 de 7, ça fait beaucoup. La seule façon d’avoir une saison, c’était avec une cédule comme ça. Il y aura beaucoup d’intensité et je m’attends à ce que le rythme soit élevé dès le départ. Il y a aussi de l’inconnu avec la COVID, ça peut faire mal à une équipe de perdre un bon joueur pour un certain temps, si ça devait arriver.»

Marc-Édouard Vlasic n’allait pas raccrocher sans s’informer de ses Remparts et de commenter la nomination de son ami Patrice Bergeron à titre de capitaine des Bruins de Boston

«Il était temps, ça doit faire 25 ans qu’il joue pour eux. Blague à part, c’est pleinement mérité, ça lui revenait. J’ai voulu m’entraîner avec les Remparts, mais c’était impossible parce que je ne faisais pas partie de leur bulle», notait le numéro 44 qui a déjà remporté la Coupe Memorial, la médaille d’or olympique et la Coupe du monde.