Maria Sharapova a promis mercredi de «se relever» après le refus des organisateurs de Roland-Garros de lui accorder une invitation en raison de sa suspension de 15 mois pour dopage au meldonium.

Sharapova promet de «se relever» du rejet français

La vedette russe Maria Sharapova a promis mercredi de «se relever» après le refus des organisateurs de Roland-Garros de lui accorder une invitation en raison de sa suspension de 15 mois pour dopage au meldonium.
L'ex-numéro un mondiale tombée au 211e rang avait besoin du sésame pour participer au prestigieux tournoi parisien (28 mai au 11 juin), où elle a conquis deux de ses cinq trophées majeurs en 2012 et en 2014, parce que son classement ne lui permettait pas d'intégrer ne serait-ce que le tableau des qualifications.
«S'il faut en passer par là pour s'en relever, alors je continuerai, chaque jour», a tweeté la «Tsarine», 30 ans, s'exprimant ainsi pour la première fois au lendemain de l'annonce de la décision de la Fédération française de tennis (FFT). «Ce ne sont pas des mots, des matchs ou des actes qui vont m'empêcher d'accomplir mes rêves. Et j'en ai beaucoup», a-t-elle ajouté.
«S'il existe des laissez-passer pour des retours de blessure, il n'en existe pas pour des retours après une sanction pour dopage. C'est à elle seule de reconquérir ses titres», a expliqué mardi son président Bernard Giudicelli. La WTA a exprimé un désaccord concernant le refus de la FFT. «Le programme antidopage dans le tennis constitue un effort conjoint mené par les organisateurs de grand chelem, la WTA, l'ITF [Fédération internationale] et l'ATP [circuit masculin]. Il n'y pas de place pour qu'un membre du TADP [programme antidopage dans le tennis] pénalise un joueur au-delà des sanctions déjà prises», a notamment affirmé son directeur général Steve Simon.
En janvier 2016, lors des Internationaux d'Australie, Sharapova avait été contrôlée positive au meldonium, produit ajouté le premier jour du même mois sur la liste des substances interdites.