Désormais 173e mondiale, Maria Sharapova s'est blessée à une hanche après être revenue d'une suspension de 15 mois pour dopage.

Sharapova à Québec, «une long shot», dit Hérisset

Ceux qui espèrent voir Maria Sharapova jouer à Québec en septembre doivent prier les Dieux du tennis avec plus d'insistance. Sans baisser les bras, le directeur de la Coupe Banque Nationale convient que son invitation à la tsarine des courts constitue «vraiment une longue shot».
Jacques Hérisset et son équipe travaillent d'arrache-pied à concocter le 25e anniversaire du tournoi de tennis féminin de Québec, né en 1993. Les 23 joueuses sacrées championnes au fil des ans, Brenda Schutlz-McCarthy a triomphé deux fois, apparaissent au sommet de la liste des invités pour la compétition présentée à l'Université Laval du 9 au 17 septembre.
Sharapova l'avait emporté en 2003, à seulement 16 ans. «J'ai toujours gardé contact avec son agent et on communique par courriel, explique Hérisset. C'est sûr qu'on joue la carte du 25e auprès d'elle. Mais elle cherche présentement à obtenir le plus de points possible au classement et ça va plus vite dans des gros tournois», ne peut que constater l'homme de tennis.
Désormais 173e mondiale, la joueuse de 30 ans se remet de deux mois d'absence pour une blessure à la hanche et de 15 mois de suspension pour dopage, l'an dernier. Sharapova doit reprendre le collier lundi au tournoi de Stanford, en Californie, où elle a reçu un laissez-passer.
Même chose la semaine suivante à Toronto, pour la Coupe Rogers. Tournoi propriété de la fédération nationale Tennis Canada, comme celui de Québec. Si nécessaire, Hérisset se dit aussi tout à fait enclin à accorder à Sharapova l'un de ses deux laissez-passer disponibles pour le tableau principal de Québec. 
Affiche de rêve
Au moins deux autres grosses vedettes ont été sollicitées : Eugenie Bouchard a dit aux organisateurs avoir envie de participer à nouveau à la Coupe BN en 2017, ce qui constitue déjà un signal positif par rapport aux réponses initiales neutres des années précédentes.
Quant à Serena Williams, qui a disputé son premier match professionnel à Québec en 1995, Hérisset l'avait contactée en tout premier lieu, cet hiver, avant même que la grossesse de la star ne soit rendue publique.
Un possible duel entre Bouchard et Sharapova s'avérerait une affiche rêvée pour la vente de billets, surtout depuis que la Québécoise a traité l'ancienne numéro un mondiale de «tricheuse» et signifié que Sharapova n'avait plus sa place sur le circuit WTA.
Outre les grandes vedettes internationales, Hérisset cible les anciennes championnes. Groupe comptant Nathalie Tauziat (gagnante 1993), qui sera là à titre d'entraîneuse, Jennifer Capriati (1999) et Lindsay Davenport (2007). Mais aussi des reines plus récentes, telles Mirjana Lucic-Baroni (2014, 29e), demi-finaliste des derniers Internationaux d'Australie, Lucie Safarova (2013, 41e), finaliste à Roland-Garros en 2015, et Océane Dodin (2016, 54e mondiale), championne en titre à Québec.
Il ne lève pas le nez sur les anciennes finalistes non plus, surtout quand la liste inclut Venus Williams (2014, 9e), détentrice de sept titres de Grand Chelem et d'une médaille d'or olympique, et Jelena Ostapenko (2015, 12e), étoile montante de tout juste 20 ans couronnée aux Internationaux de France au début de juin.
Plus de détails sur la composition du tableau principal de la Coupe BN seront dévoilés mercredi prochain, mais les joueuses membres du top 20 pourront s'inscrire jusqu'à quelques instants avant le tirage officiel du 9 septembre, à 17h. Rappelons-nous Mary Pierce qui, pour sa deuxième visite chez nous, en 2004, avait fait un appel-surprise à Hérisset en pleine conférence de presse à une semaine de l'ouverture!