Si les Oilers d'Edmonton déçoivent de nouveau cette saison, l'entraîneur-chef Todd McLellan et son patron Peter Chiarelli pourraient en payer le prix.

Sept dirigeants de la LNH sur la sellette

Pour la première fois depuis 1966-1967, aucune équipe de la LNH n’a congédié en cours de saison son entraîneur-chef lors de la campagne 2017-2018.

Cinq d’entre eux ont toutefois été remerciés au printemps, tandis que Barry Trotz a choisi de délaisser les champions de la Coupe Stanley, les Capitals, pour accepter la barre des Islanders. Deux directeurs généraux ont été congédiés. La Presse canadienne se penche sur sept hommes qui pourraient être sur la sellette en 2018-2019.

Peter Chiarelli et Todd McLellan

Chiarelli, le directeur général des Oilers, et McLellan, l’entraîneur-chef, seront sous haute surveillance si les choses ne s’améliorent pas. Edmonton a entamé la saison dernière parmi les clubs favoris pour aller loin en séries, mais l’équipe a fini 12e dans l’Ouest. Même la tenue du capitaine Connor McDavid, meilleur pointeur de la ligue, encore une fois, n’a pas suffi à compenser pour les blessures, une défense poreuse et des ennuis devant le filet. Ayant peu de marge de manœuvre vis-à-vis du plafond salarial, Chiarelli n’a pas pu vraiment bonifier le groupe.

Marc Bergevin

Directeur général du Canadien depuis 2012, Bergevin a vu ses protégés connaître leur pire saison sous sa gouverne, en 2017-2018. Le club aura besoin d’un Carey Price en grande forme pour espérer être dans le portrait des séries. À la ligne bleue, on doit avoir bien hâte au retour de Shea Weber, qui est blessé au genou. Max Pacioretty a pris la route de Las Vegas, le Canadien commençant à miser sur un noyau plus jeune, mais plusieurs amateurs digèrent encore mal l’échange de P.K. Subban, en 2016. Cet été Alex Galchenyuk est passé en Arizona pour Max Domi, mais le Canadien a encore besoin d’aide au centre et à la défense.

Guy Boucher

L’entraîneur-chef des Sénateurs a mené l’équipe à un but de la finale de la Coupe Stanley en 2017, avant la chute brutale jusqu’en 30e place. Il n’est pas le seul à blâmer, mais avec l’échange d’Erik Karlsson à San Jose et le club en reconstruction, il pourrait être une cible facile si on veut repartir à neuf à Ottawa. Boucher entamant la dernière année de son contrat, il est possible que les Sénateurs laissent le temps passer et commencent à chercher un nouveau candidat en avril.

Joel Quenneville

Il a dirigé des clubs qui ont soulevé la Coupe Stanley en 2010, en 2013 et en 2015, mais Chicago a perdu au premier tour en 2016 et en 2017, avant de rater le dernier bal printanier. Les Blackhawks commencent à payer le prix de leurs succès du passé, avec un noyau coûteux qui ne rajeunit pas. Le contrat de Quenneville s’étend jusqu’à 2019-2020, mais il est possible qu’on lui montre la porte si la direction pense qu’il faut emprunter une nouvelle voie.

Jim Benning

Le dg des Canucks est en charge après que le président de l’équipe, Trevor Linden, et le club se soient séparés de façon surprenante à la fin de juillet. Linden préférait la patience dans la refonte des Canucks, ce qui ne cadrait pas avec le point de vue des propriétaires. Benning croit que Vancouver peut atteindre les séries le printemps prochain, après des absences lors des trois dernières années. Il a accumulé de bons éléments au repêchage, mais des embauches cet été ont fait sourciller, dont celles pour quatre ans des vétérans Jay Beagle et Antoine Roussel.

Jeff Blashill

Blashill a mené les Wings jusqu’en séries éliminatoires à sa première campagne comme entraîneur de Detroit, en 2015-2016, mais la série de 25 apparitions de suite en séries des Red Wings a pris fin au printemps suivant. Detroit a raté les séries éliminatoires à nouveau l’an dernier, mais la direction a tout de même décidé de ramener Blashill pour une quatrième saison. Avec en plus la carrière de Henrik Zetterberg terminée à cause d’une blessure, il est difficile de voir comment la reconstruction amènera les Red Wings en séries. Ça pourrait être une source d’inquiétude pour Blashill.