Le Britannique Mo Farah a conservé son titre au 10 000 m devant ses partisans, complétant la distance en 26:49,51. À 34 ans, il est en voie de remporter un troisième doublé d'affilée en cas de succès au 5000 m.

Sensationnel Mo Farrah!

Sensationnel Mo Farah : dans un stade olympique de Londres en délire, le Britannique a conservé devant son public son titre sur le 10 000 m, vendredi en ouverture des Mondiaux 2017.
L'athlète d'origine somalienne ne pouvait pas espérer une meilleure entrée en matière pour ce qui constitue sa dernière grande compétition avant son passage de la piste au bitume à l'issue de la saison. À 34 ans, le voilà nanti d'un sixième sacre en Championnats du monde et en route pour un troisième doublé d'affilée sur les deux distances reines du demi-fond en cas de succès sur le 5000 m, le 12 août, ce qui serait unique.
Difficile de dire si ce sera suffisant pour balayer les doutes nés après les révélations sur les méthodes controversées de son entraîneur Alberto Salazar, suspecté de doper ses troupes, mais la manière dont le quadruple champion olympique a contenu les assauts des Kényans, Éthiopiens et Ougandais, collés à ses basques, force le respect. Peut-être que ce nouvel exploit lui permettra de conquérir un peu plus encore le coeur de la Grande-Bretagne, au vu de son palmarès hors du commun.
«Je suis fier d'être Britannique», a d'ailleurs déclaré celui qui a été naturalisé à l'âge de 8 ans et qui a réussi à devancer en 26:49,51 l'Ougandais Joshua Kiprui Cheptegei et le Kényan Paul Tanui. «Cela a été très dur, mais je pense être très fort mentalement. La foule a été formidable et a apporté dans le dernier tour.»
Ça passe pour Bolt
Un peu plus tôt dans la soirée, Bolt avait une première fois enflammé le stade des JO de 2012 en remportant sans soucis sa série sur le 100 m (10,07). La légende de l'athlétisme, qui s'élancera samedi pour la dernière fois de sa fabuleuse carrière au départ d'un 100 m individuel, n'a pas eu à forcer son talent. Mais rien que son sourire éclatant a suffi pour combler d'aise les spectateurs londoniens.
«Le public a été fantastique», a affirmé Bolt. «Il m'a toujours témoigné de l'amour et j'ai toujours beaucoup apprécié de venir ici. Mais ma course n'a pas été aussi fluide que je l'aurais voulu même si j'ai réussi à me rattraper par la suite. On y verra plus clair après les demi-finales.»
Le Jamaïcain avait des raisons de se plaindre, les blocs de départ n'étant pas assez stables à son goût.
«C'était très mauvais, j'ai trébuché en sortant des blocs, je pense que ce sont les pires que j'ai jamais connus», a-t-il maugréé.
Deux surprises
Un gros détail qui va sans doute occuper les organisateurs avant les demi-finales et la finale tant attendue de samedi, histoire de ne pas gâcher l'ultime apparition de la mégavedette du sprint sur la ligne droite.
Pour les autres favoris, il n'y a pas eu non plus de surprises. L'Américain Justin Gatlin, copieusement sifflé en souvenir sans doute de ses quatre années de suspension pour dopage (10,05), son compatriote Christian Coleman (10,01), l'homme le plus rapide de 2017 (9,82), le Jamaïcain Yohan Blake (10,13) et le Sud-Africain Akani Simbine (10,15) ont également franchi le cap.
Pris en grippe par le public, Gatlin a expliqué «ne pas s'en soucier». «Je reste concentré uniquement sur mon départ et ma course», a-t-il ajouté.
La première journée des Championnats du monde n'a toutefois pas été exempte de surprises avec l'élimination du champion olympique de la longueur, l'Américain Jeff Hendersson dès les qualifications. Ce qui laisse la voie libre théoriquement au Sud Africain Luvo Manyonga, 2e à Rio l'an dernier.
La perchiste américaine Jennifer Suhr, championne olympique en 2012, a elle aussi été éliminée en qualifications.
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Record canadien au 10 000 m pour Ahmed
Même si Mo Farrah a volé la vedette au 10 000 m, Mohammed Ahmed s'est illustré en établissant un record canadien pour la distance. Ahmed a terminé l'épreuve au huitième rang.
Le Canadien Mohammed Ahmed a établi une nouvelle marque nationale au 10 000 m des Championnats du monde d'athlétisme, alors qu'il a terminé au huitième rang de la compétition disputée à Londres.
Le coureur de St. Catharines, en Ontario, a franchi le fil d'arrivée après 27 minutes, 2,35 secondes (27:02,35) d'efforts. C'est le favori de la foule, le Britannique Mo Farah, qui a remporté la médaille d'or.
Ahmed avait réussi le meilleur résultat canadien de l'histoire au 5000 m des Jeux olympiques de Rio de Janeiro en prenant la quatrième place.
Pendant ce temps, les Ontariens Gavin Smellie et Brendon Rodney ont été écartés lors des vagues de qualifications du 100 m.
Smellie, de Brampton, a terminé cinquième de sa vague en 10,29 secondes, tandis que le Torontois Rodney a fini sixième de la sienne, en 10,36. Leur compatriote Andre De Grasse devait être en vedette, mais sa saison est terminée, car il a subi une élongation à l'arrière de la cuisse lundi, à l'entraînement, lundi.
La Torontoise Gabriela Stafford a quant à elle établi une marque personnelle au 1500 m, concluant l'épreuve en 4:04,55, au septième rang de sa vague pour passer en demi-finales. Elle sera accompagnée de la Manitobaine Nicole Sifuentes, huitième de sa vague en 4:05,24.
La plus rapide a été l'Éthiopienne Genzebe Dibaba, avec un temps de 4:02,67, devant la Sud-Afrcaine Caster Semenya (4:02.84), qui est la favorite du 800 m.  La Presse canadienne