Le commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie
Le commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie

Selon son commissaire Randy Ambrosie, la LCF étudie toutes les options pour 2021

Dan Ralph
La Presse Canadienne
TORONTO - Le commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie, a indiqué que le circuit étudie toutes les options, dont reprendre les discussions avec le gouvernement fédéral; jouer dans des bulles; ou disputer des rencontres à huis clos ou avec un nombre limité de spectateurs, afin d’organiser une saison en 2021.

En août, la LCF a annulé le calendrier 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, une décision prise après que le circuit Ambrosie eut été incapable d’obtenir une aide financière d’Ottawa. La ligue espérait jouer une saison écourtée dans une bulle à Winnipeg.

La LCF prétendait avoir besoin de l’aide du fédéral afin de disputer cette saison écourtée. Après avoir initialement demandé jusqu’à 150 millions $ au gouvernement, la LCF a présenté une demande d’aide financière se chiffrant à quelque 30 millions $ en août, mais les deux parties n’ont pas été en mesure de s’entendre.

«Quand nous n’avons pas été en mesure de nous entendre en août, le gouvernement fédéral a laissé la porte ouverte à des discussions futures, a déclaré Ambrosie au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne jeudi. Je pense fortement qu’on peut être optimiste sur la reprise de ces discussions.»

Le commissaire est convaincu que la relation entre la LCF et le gouvernement fédéral est toujours bonne.

«Ce serait idiot de ne pas admettre que le défi de diriger le pays pendant cette pandémie est colossal, a-t-il dit. D’être négatif ou hostile à l’endroit du gouvernement serait une erreur.»

La LCF ne met pas tous ses espoirs en l’aide du fédéral pour retourner sur le terrain en 2021. Ambrosie a souligné que la ligue et ses neuf équipes étudient toutes les options, dont des bulles, des matchs à huis clos ou devant un nombre réduit de spectateurs.

Toutes ces options seraient difficiles pour les franchises du circuit, qui comptent énormément sur les ventes de billets pour générer des revenus.

Ambrosie s’attend à avoir des réponses au sujet de l’avenir du circuit le 16 novembre. C’est à ce moment qu’il s’adressera à des partisans lors du lancement des activités virtuelles de ce qui aurait dû être la semaine de la Coupe Grey.

«La version la plus optimiste de notre plan est que nous comptions sur un vaccin (contre la COVID-19). (...) Mais le défi auquel nous faisons tous face, c’est que nous ne savons pas où en sera la pandémie à court ou moyen terme. Nous allons étudier tous les scénarios possibles afin de retourner sur le terrain.»

La LCF a été l’une des seules ligues à ne pas jouer pendant la pandémie et Ambrosie n’en est pas heureux.

«Ce sera toujours décevant pour moi, mais je crois qu’il important de mettre certaines choses en perspective.

«Premièrement, la LNH avait disputé la majeure partie de sa saison quand elle a formé deux bulles pour terminer ses activités. Le basketball a fait sensiblement la même chose.

«Deuxièmement, nous n’avions pas commencé la tâche colossale de rapatrier tout notre monde pour nos camps. Ça a fait en sorte que notre situation était considérablement différente que celle d’autres ligues.

«Maintenant, les choses sont ce qu’elles sont et on ne peut pas s’apitoyer sur notre sort, mais nous avons dû faire face à des défis uniques. Je peux honnêtement dire que nous avons tout tenté pour retomber sur nos pieds, mais sommes arrivés un peu à court.»

Qu’en est-il de l’avenir du circuit s’il ne peut pas jouer sa saison 2021 en considérant que la ligue aurait perdu de 60 à 80 millions $ en raison de la saison annulée? Ambrosie ne veut pas envisager ce scénario.

«Je sens que nous allons trouver une façon de jouer. Est-ce que ce serait bon de ne pas jouer en 2021? Pas du tout. Je sais à quel point nos partisans souhaitent nous voir de retour sur le terrain. C’est dans cette optique que j’étudie tous les scénarios.»

Ambrosie ajoute que la ligue doit réévaluer toutes ses façons de faire.

«Le temps que nous avons malheureusement passé à l’extérieur des terrains nous a donné la chance de travailler à revenir non pas dans notre précédente mouture, mais dans une nouvelle vision de notre ligue.»