Les hommes de Jon Goyens arrachaient un quatrième point dans cette vilaine séquence de défaites (0-4-3-1).

Sea Dogs 4/Drakkar 3: le sort s'acharne à Baie-Comeau

BAIE-COMEAU — La guigne s’acharne sur le Drakkar. Il s’est buté à un acrobate devant les buts des Sea Dogs, Noah Patenaude, qui a stoppé rien de moins que 50 tirs, guidant Saint John vers un gain de 4-3 en prolongation. Baie-Comeau subit ainsi un huitième revers consécutif, après un retour des Fêtes pourtant prometteur.

Brady Burns a mis fin aux hostilités à 3:44 de la quatrième période, son tir glissant doucement derrière Lucas Fitzpatrick. Les hommes de Jon Goyens arrachaient un quatrième point dans cette vilaine séquence de défaites (0-4-3-1).

«Il y a des aspects qu’on a aimés ce soir, c’est sûr, mais il ne faut pas seulement focuser sur le nombre de lancers parce qu’il y a eu des moments où on était facile à jouer dans notre zone», a fait remarquer le pilote du Drakkar. «En troisième, c’était mieux.»

Parmi les points positifs à retenir de ce match pour Goyens, il y a le fait que les siens n’ont pas baissé les bras quand les Sea Dogs ont porté la marque 3-2 en début de troisième avec le but de Julian Vander Voet. La réplique est venue moins de deux minutes plus tard avec le 13e de Valentin Demchenko.

«Dans nos huit derniers, il y a eu des moments où on a baissé les épaules, mais pas aujourd’hui. On espère maintenant que les gars vont avoir plus faim pour une victoire et qu’ils vont réaliser que ça devrait toujours être trois périodes. C’est un cliché, mais un cliché, ça vient de quelque part, ç’a une raison d’être.»

Interrogé là-dessus, l’entraîneur-chef du Drakkar n’a pu que reconnaître que ses hommes en arrachent sérieusement en sortie de zone, faisait en sorte d’être régulièrement embouteillé dans leur territoire. Il prend une partie du tort.

Les sorties de zone, «on travaille pourtant ça à tous les jours, mais il y a peut-être des choses qu’on doit modifier dans les entraînements. Les entraîneurs, on doit se regarder dans le miroir et s’il faut modifier des drills, on va le faire. On est des professeurs et quand les étudiants ne comprennent pas, ce n’est pas toujours de leur faute.»

Les deux équipes se sont livrées un premier engagement tout en vitesse, marquant deux fois chacune, sur de belles pièces de jeu par-dessus le marché. Après des échanges de but de Maxim Cajkovic et Brandon Frattaroli (11e), Nathan Légaré (26e) a explosé après avoir pris le disque le long de la bande, glissant le disque habilement sous Patenaude pour faire 2-1 Drakkar.

Avec 30 secondes à faire, au tout début d’un avantage numérique, Charlie Desroches a décoché un rayon laser au-dessus de l’épaule droite de Lucas Fitzpatrick pour créer l’égalité. La rondelle est ressortie tout aussi vite qu’elle était entrée.

Baie-Comeau a totalement dominé l’engagement médian et avec un peu de chance, les locaux ont pu se procurer un coussin. Mais la chance, elle était du côté de Patenaude, lui qui a réalisé 19 arrêts, dont certains de façon peu orthodoxe. «Le gardien a tout pitché devant  tous nos lancers, devant toutes nos chances de marquer», a imagé Goyens, qui aurait bien aimé recevoir un but de son attaque massive, 0 en 4 samedi.