Le lanceur de relève Dustin Molleken a eu sa chance dans les majeures avec les Tigers de Detroit en 2016.

Scalabrini recrute l’ancien lanceur des Tigers de Detroit Dustin Molleken

Tout juste mis sous contrat par les Capitales de Québec de la Ligue Can-Am de baseball indépendant en vue de la prochaine saison, l’ancien releveur des Tigers de Detroit Dustin Molleken assure avoir encore trois bonnes saisons dans le bras.

«Je suis en santé et ma balle rapide atteint encore entre 93 et 96 milles à l’heure. J’ai aussi une excellente balle glissante», déclare l’artilleur de 34 ans natif de Régina en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

L’an dernier et la saison précédente, le grand droitier de 6’4” s’alignait avec les Patriots de Somerset de la Ligue Atlantique, un autre circuit indépendant. Le gérant Patrick Scalabrini lui donnera un rôle important dans l’enclos des releveurs.

«C’est une opportunité qui s’est présentée à moi, celle de retourner dans mon pays, de jouer au Canada, quelque chose que je n’avais pas fait depuis le collège. De plus, Greg Hamilton, le directeur général de l’équipe nationale canadienne de baseball, ne m’avait dit que de bonnes choses au sujet de Pat», poursuit Molleken.

Choix de 15e ronde des Pirates de Pittsburgh en 2003, Molleken a évolué dans l’organisation des Rockies du Colorado, des Brewers de Milwaukee et des Indians de Cleveland avant d’avoir sa chance dans les majeures avec les Tigers de Detroit en 2016.

«J’ai été dans les majeures pendant six semaines et ce sont les meilleurs moments de ma vie! J’ai retiré sur des prises des gars comme Josh Donaldson, Mike Napoli et Kendrys Morales. Dans les ligues mineures, j’avais aussi retiré au bâton Francisco Lindor», raconte-t-il.

Il est vrai que les retraits au bâton sont l’une des forces de Molleken, qui a retiré en moyenne 8,3 frappeurs sur des prises par neuf manches en 15 années de baseball professionnel, tous niveaux confondus.

Coéquipier de rêve

De son côté, Scalabrini était enchanté par sa nouvelle acquisition, qu’il courtisait depuis quelques mois déjà. «Durant la dernière saison, il n’était pas très heureux de son rôle dans la Ligue Atlantique. Nous avions essayé de l’avoir, mais il n’avait pas réussi à obtenir sa libération», explique le gérant des Capitales.

Le grand lanceur lui avait cependant dit qu’il aimerait bien jouer à Québec en 2019. «Plusieurs de nos anciens le connaissent, dont Jordan Lennerton, qui dit que c’est un coéquipier de rêve», a ajouté Scalabrini, qui a aussi vanté les talents de leader de Molleken.

«Nous avons besoin de leadership et j’ai dit à Dustin que je voulais que ça devienne un peu son équipe, qu’il soit un leader dans l’enclos. Il n’a pas demandé le poste de releveur numéro un et je ne lui ai pas promis non plus, mais je lui ai dit qu’il était certain qu’il lancerait en fin de match avec la victoire en jeu.

«C’est un gros bonhomme qui lance fort. Il va occuper un rôle difficile à remplir et qui n’a pas si bien fonctionné dans nos dernières séries», poursuit Scalabrini. Les Capitales ont perdu en finale cette année contre les Miners de Sussex County sur un dramatique coup de circuit en neuvième manche.

Chez les pros

En 793,1 manches chez les pros, Molleken a maintenu une moyenne de points mérités de 4,42 en plus de récolter 51 victoires contre 35 défaites. Il a aussi déjà été utilisé comme partant à 16 reprises au niveau A en 2008, puis à neuf reprises au niveau AAA en 2015, 2016 et 2017. Il a aussi remporté la médaille d’or avec l’équipe du Canada aux Jeux panaméricains de 2011 et à la Classique mondiale de baseball de 2013 de même que le bronze à la Coupe du monde de baseball en 2011.

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Une nouvelle aventure pour l’artilleur saskatchewanais

Dustin Molleken a passé deux saisons au Japon, avec les Nippon Ham Fighters de Hokkaido en 2012 et 2013, où il a côtoyé un certain Shohei Ohtani alors que le joueur des Angels d’Anaheim reconnu tant pour ses talents de lanceur que de frappeur faisait ses débuts professionnels à l’âge de 18 ans. «Nous avions une bonne équipe à Hokkaido. La première année, nous avons perdu en finale contre les Yomiuri Giants de Tokyo. Mon expérience au Japon a été fantastique. C’est très spécial là-bas et il s’y joue de l’excellent baseball», raconte le nouveau lanceur des Capitales de Québec.

À Québec, Molleken vivra une nouvelle aventure puisqu’il n’a jamais visité la capitale. «J’ai déjà visité Montréal, mais pas Québec. Cependant, on ne m’en a dit que du bien. On raconte que c’est une ville incroyable. Je connais bien Jay Johnson [le partant des Capitales], ainsi que Andrew Albers.» Ce dernier a lancé pour les Capitales en 2010, un passage qui lui a servi de tremplin vers le baseball majeur.