Josué Peley (au centre) et le président des Capitales, Michel Laplante, ont aimé ce qu'ils ont vu de Yuniesky Gurriel (à droite), mais ont refusé de placer la barre trop haute.

Scalabrini aimerait voir Gurriel à l'oeuvre avant de l'utiliser

Arrivé de Cuba le 17 juillet, Yuniesky Gurriel est sur le point de disputer son premier match en sol nord-américain. Mais les chances sont minces pour que le gérant des Capitales de Québec l'insère dans son alignement en prévision du programme double mardi, au Stade municipal, contre les Jackals du New Jersey.
Au retour de l'équipe d'un long voyage au Texas, lundi en fin d'après-midi, Patrick Scalabrini penchait beaucoup plus vers une rentrée cubaine retardée d'un jour ou deux.
«Je ne l'ai pas encore vu, j'aimerais qu'il affronte un lanceur avant de l'utiliser. Il n'y a rien de définitif à 100 %, mais ça pourrait aller à mercredi ou jeudi», a dit le patron du losange québécois.
Chez les Capitales, pas question d'une intervention de la direction pour le convaincre de la nécessité de faire appel sur-le-champ à celui qui a obtenu la permission de son gouvernement pour s'amener au Canada sans crainte qu'il ne retourne dans son pays.
«Il sera en uniforme, mais est-ce qu'il jouera? La décision revient à Patrick, je n'interviens jamais là-dedans. Légalement, tout est en règle pour qu'il puisse le faire. Le plus loin que je suis allé avec Patrick, ce fut avant de partir pour Cuba. Je lui ai demandé s'il en avait besoin et il m'a dit oui, alors je suis parti le chercher. S'il ne joue pas mardi, Yuni ne pètera pas les plombs. Il comprend le concept d'équipe et il sera prêt dès que Patrick lui fera signe», a expliqué le président des Capitales, Michel Laplante, qui a accueilli le visiteur chez lui, la semaine dernière.
Gurriel a passé la dernière dizaine de jours à s'entraîner au Stade municipal en compagnie de Josué Peley et Laplante. Quel genre de joueur ont-ils vu?
«Sa présence fait beaucoup jaser, les commentaires sont positifs. Nous n'avons pas mis la barre trop élevée. Il se comporte comme un joueur professionnel, c'est son métier, mais on n'amène pas un frappeur de circuit à Québec. Il est difficile d'évaluer un joueur via l'entraînement. Je peux juste m'avancer en défensive. On lui frappe des ballons, c'est une farce, c'est un Labrador. Il fonce sur toutes les balles, il ne prend rien à la légère», a ajouté Laplante.
Tim Smith libéré
Si la présence de Gurriel est incertaine, mardi, celle de Peley est assurée. Après le match de dimanche, Scalabrini a avisé le voltigeur Tim Smith qu'il devait lui céder sa place. «Rene [Leveret] a été l'un de nos meilleurs frappeurs dans le voyage, tandis que ce fut le contraire pour Smith. Il restera dans l'entourage de l'équipe pour une semaine, le temps qu'on s'assure que la blessure de Peley est guérie», a expliqué le gérant.
En même temps qu'il retrouvait la santé, Peley a servi de parrain au joueur cubain depuis son arrivée. Il a tenté de lui expliquer comment on faisait les choses, en Amérique du Nord. Entre les lignes du losange, il sera chez lui, mais à l'extérieur, tout est différent de Cuba.
«Ce que j'ai vu de lui n'en fait pas un sauveur. Défensivement, il attrape tout; au bâton il n'a pas la puissance des machines [comme Jose Abreu, Yasiel Puig, etc.] qui ont déserté Cuba, il ne faut pas s'attendre à voir ce genre de joueur qui peut changer l'allure d'un match avec un élan.»
Peley enfin de retour!
Le retour de Josué Peley ajoutera un coup de bâton supplémentaire à une attaque déjà redoutable qui mène la ligue Can-Am avec une moyenne collective de ,295. Plus important encore, sa présence se fera surtout sentir en défensive, puisque le natif du Venezuela peut évoluer à plusieurs positions à l'avant-champ. «Voilà pourquoi je préfère être joueur et non gérant, je n'ai pas à prendre ce genre de décision... Je suis prêt à n'importe quoi, ça fait deux ans que je joue partout. Je ne veux rien enlever à Balbino [Fuenmayor] au troisième but, mais peut-être qu'il faudra stabiliser notre défensive. Je pourrais jouer au coin chaud et recevoir une fois aux cinq jours. Nous devons aussi être plus opportunistes à l'attaque, surtout qu'on a besoin d'une série de victoires. On a gagné quatre de nos cinq dernières séries, mais ce n'est pas assez. Lorsqu'on a la chance de réussir un balayage, il faut en profiter», a souligné Peley, qui aurait été de l'alignement si les derniers matchs avaient eu lieu à Québec.
Programme double
Si les Capitales disputent un programme à entrée distincte à 13h et 19h, mardi au Stade municipal, c'est en raison de la situation vécue par les Aigles de Trois-Rivières, l'an passé. Puisqu'ils n'avaient pas de congé lors de leur journée pour revenir à la maison, ils n'étaient pas arrivés à temps pour disputer leur match en soirée au stade Fernand-Bédard et un double avait été disputé, le lendemain. À l'origine, un match était prévu lundi soir au calendrier des Capitales, mais avec l'accord des Jackals, il a été déplacé à mardi dans le cadre d'un programme double, où l'on jouera deux matchs de neuf manches. New Jersey disputait plutôt la victoire aux Aigles, lundi soir. En matinée, on a invité les camps de jour de la région et environ 2000 jeunes occuperont les gradins. Pour les Capitales, Zach Staniewicz (5-5) et Shawn Sanford (6-1) grimperont sur la butte, tandis qu'Isaac Pavlik (5-3) et Michael Antonini (6-1) en feront autant pour les visiteurs.
<p>Balbino Fuenmayor</p>
La semaine de Balbino
Meneur du circuit de baseball indépendant avec 60 points produits, Balbino Fuenmayor  a hérité du titre de frappeur de la dernière semaine dans la ligue Can-Am. Au cours des six derniers matchs disputés au Texas, le troisième-but des Capitales a poussé 11 coureurs au marbre et réussi 13 coups sûrs en 25 présences au bâton. Le joueur du mois de juin dans le circuit compte déjà 13 points produits de plus que son plus proche rival, et à ce jour, sa moyenne offensive de ,344 lui permet d'accompagner ses coéquipiers Sébastien Boucher (,388) et Asif Shah (,361) dans le trio des meilleurs frappeurs de la Ligue.
Deux séries importantes
Foi de Patrick Scalabrini, les deux prochaines séries de quatre matchs disputées au Stade municipal seront déterminantes puisqu'elles opposent les Capitales aux deux équipes de tête de la ligue Can-Am, soit New Jersey et Rockland. «Il s'agit de huit matchs en sept jours très importants, les deux clubs sont devant nous au classement. Pour finir par les rattraper, ça nous prend des balayages, ou à tout le moins, trois victoires sur quatre. Il faut que les gars se lèvent. Il y aura quelques changements à l'alignement, à commencer par le retour de [Josué] Peley, et pour le reste, on va dormir là-dessus», disait le gérant des Capitales, qui n'ont pas encore réussi à remporter tous les matchs d'une série depuis le début de la saison. Ils en ont joué 18 jusqu'à présent.