Contrairement aux Ducks d'Anaheim et aux Penguins de Pittsburgh, les Sénateurs d'Ottawa misent sur un arrière de premier plan comme Erik Karlsson, qui s'impose à chaque match depuis le début des séries.

Sans défenseur numéro un, Ducks et Penguins défavorisés

Les Flyers de Philadelphie ont rappelé au monde du hockey la valeur d'un défenseur numéro un quand ils ont soumis une offre hostile de 110 millions $US pour 14 ans au défenseur des Predators de Nashville, Shea Weber, en juillet 2012.
Si les Predators n'avaient pas égalé l'offre, ils auraient obtenu une flopée de choix au repêchage. Mais les Predators l'ont égalée et ont dit de cette transaction qu'elle était la plus importante de l'histoire de l'équipe.
On voit rarement des équipes qui se battent pour la Coupe Stanley sans un défenseur de premier plan comme Weber - depuis passé au Tricolore en retour de P.K. Subban - de nos jours. Pourtant, deux des quatre équipes toujours en lice n'ont pas ce type de joueur.
Les Ducks d'Anaheim ont remporté l'unique Coupe Stanley de leur histoire, en 2007, avec deux défenseurs qui ont été élus au Temple de la renommée en Scott Niedermayer et Chris Pronger. Ils n'ont pas de figure de proue cette saison : leur défense est plutôt formée de plusieurs éléments de qualité, dont l'Américain de 25 ans, Cam Fowler, qui est secondé par Hampus Lindholm, Josh Manson, Sami Vatanen et Brandon Montour.
Fowler, qui joue près de 27 minutes pas match en séries, est ce qui ressemble le plus à un défenseur numéro un chez les Ducks, mais il n'a jamais atteint le plateau des 40 points en sept saisons.
Les Penguins de Pittsburgh en sont de leur côté privés en raison de la blessure subie par Kristopher Letang. Ils tentent de remporter une deuxième coupe consécutive en adoptant une approche différente cette saison, séparant presque de façon égale le temps de jeu parmi leurs six défenseurs menés par Justin Schultz.
Ce dernier a toutefois quitté le deuxième match contre les Sénateurs d'Ottawa, lundi, en raison d'une blessure non divulguée. S'il a récolté 51 points cette saison, il ne répond pas à tous les critères d'un numéro un. Les Penguins ne l'utilisent pas, par exemple, en désavantage numérique.
Karlsson dans une classe à part
Les Sénateurs comptent non seulement sur un défenseur numéro un, mais peut-être sur le meilleur au monde actuellement en Erik Karlsson. L'arrière de 26 ans, deux fois vainqueur du trophée Norris, se moque de ses adversaires au cours des présentes séries, fonctionnant au rythme d'un point par match en plus de jouer près de 30 minutes par rencontre.
Du côté des Predators, deux défenseurs pourraient être qualifiés de numéro un: Subban et le Suisse Roman Josi. 
Deux exceptions
Seules deux exceptions existent depuis le lock-out de 2004-2005: les Penguins de 2009, qui comptaient sur Sidney Crosby et Evgeni Malkin au sommet de leur forme, et les Hurricanes de la Caroline de 2006.