C’est avec les Chevaliers de Lévis, de la Ligue midget AAA, que Samy Paré avait amorcé la campagne 2018-2019. Auteur de 44 points en seulement 27 matchs à sa troisième saison midget, il méritait de graduer ddans la LHJMQ dès cet hiver, insiste l’entraîneur-chef des Tigres, Louis Robitaille. Victo l’avait acquis de Baie-Comeau, en octobre.

Samy Paré, des Chevaliers aux Tigres

Depuis un mois, Samy Paré a grimpé de calibre de jeu, mais a chuté considérablement au classement.

Le petit attaquant des Tigres de Victoriaville a passé la première moitié de saison dans le circuit midget AAA. Avec les Chevaliers de Lévis, qui ont ajouté une 37e victoire d’affilée à leur saison parfaite, vendredi soir, contre Châteauguay. Lévis montre une fiche officielle en ligue de 33-0, un record qu’ils améliorent sans cesse.

Mais Paré n’a pas revêtu le gilet des Chevaliers depuis la mi-décembre. Il demeurait quand même cinquième pointeur du midget AAA avant les matchs de vendredi. Sauf qu’au lieu d’être à l’Aquaréna de Charny, vendredi, Paré jouait au Centre Vidéotron contre les Remparts, à l’aile gauche du troisième trio des Tigres.

«Mon adaptation se déroule bien. Plus ça avance, mieux ça va», a indiqué le patineur originaire de Saints-Anges, en Beauce, avant la rencontre. «Au début, j’avais plus de glace, à cause des blessés, des échanges et des deux Russes qui étaient absents. Mais je dois rester positif, garder une bonne attitude et si tu en donnes au coach, le coach va t’en donner. C’est comme ça que ça marche et c’est ce que je dois continuer à faire», tranche-t-il.

Promotion méritée

Auteur de 44 points en seulement 27 matchs à sa troisième campagne midget, Paré méritait de graduer dès cet hiver, insiste l’entraîneur-chef des Tigres, Louis Robitaille. Victo l’avait acquis de Baie-Comeau, en octobre.

«Ce n’était pas juste de lui faire une fleur parce qu’il a 17 ans, Samy mérite de jouer tous les soirs. Il y a bien sûr une période d’adaptation, surtout sur la route quand il joue contre des lignes plus imposantes physiquement, mais il trouve toujours le moyen d’obtenir une, deux ou trois bonnes chances de marquer par match», le vante Robitaille.

Les succès de l’équipe non plus ne sont pas les mêmes. Alors que la victoire était au rendez-vous à chaque rencontre à Lévis, Victo est 2-11 avec Paré dans l’alignement et vient de perdre six matchs consécutifs.

«Je m’y attendais un peu. Mais dans le hockey mineur, j’ai aussi joué pour des clubs qui ont eu plus de misère. Mon équipe bantam a eu beaucoup plus de défaites que de victoires, alors je suis capable de gérer ça», sourit-il.

Il revendique quatre buts et une aide dans le junior, où on l’utilise aussi au sein du jeu de puissance. Et malgré ses 5’ 8” et 165 lb, le petit numéro 27 des Tigres n’est pas inquiet de pouvoir faire sa place à ce niveau.

Robitaille donne en exemple Yanni Gourde, justement un ancien des Tigres, qui a pris du poids au fil de ses années juniors pour parvenir à s’imposer comme joueur d’exception.

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MATHIEU, APRÈS LA SURPRISE

Une fois la surprise passée, Olivier Mathieu estime que son échange de Québec à Victoriaville contre Adam Gaudreau, le 21 décembre, s’avère un bienfait pour lui.

«Je vivais avec la même famille de pension à Québec depuis deux ans, avec Christian Huntley [aussi échangé, à Moncton], alors oui, ç’a été difficile», a avoué Mathieu, avant le match de vendredi, à son retour au Centre Vidéotron.

«Mais je n’ai pas trop de misère à m’adapter, je vis en pension depuis que j’ai 14 ans», explique le petit ailier de 18 ans. «Ça fait un pincement au cœur jusqu’à temps que tu saches que te rapproches encore plus de chez vous [il est de Drummondville], que tu tombes dans une bonne organisation et que l’entraîneur te dise qu’il mise beaucoup sur toi. C’est gratifiant.»

Avec Victo, il a l’occasion d’évoluer au sein du deuxième trio, «sans me stresser de me retrouver sur la troisième ligne si ça ne marche pas un soir». L’entraîneur Louis Robitaille l’emploie en plus sur la première unité en attaque massive.  Olivier Bossé