Samuel Thomassin a apposé son nom au bas du contrat mercredi matin, quelques heures avant que ne soit lancé le camp des recrues des Alouettes, au stade Percival-Molson de l’Université McGill.

Samuel Thomassin sous contrat avec les Alouettes

Une autre étape dans cette année folle. C’est ce que représente la signature de son entente de trois ans avec les Alouettes de Montréal pour le joueur de ligne offensive Samuel Thomassin.

L’ex-porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval a apposé son nom au bas du contrat pas plus tard que mercredi matin, quelques heures avant que ne soit lancé le camp des recrues des Alouettes, au stade Percival-Molson de l’Université McGill.

Ce camp des recrues —  et le camp «régulier», qui se mettra en branle dimanche — s’ajoute aux expériences vécues par Thomassin en 2018-19. Il y a bien sûr eu la conquête de la coupe Vanier avec le Rouge et Or, qui a été suivi par son implication dans un cas de dopage, qui s’est avéré finalement être une erreur médicale documentée.

Thomassin et le Rouge et Or ont toutefois eu besoin de quelques semaines pour laver son nom. Au début du mois, Thomassin a été repêché par les Alouettes avant de se présenter au mini-camp des Giants de New York, où il a côtoyé les plus beaux espoirs de l’équipe.

«Ça a été toute une expérience et une excellente préparation en vue de ce camp-ci, a-t-il raconté. Ça m’a permis de me délier les muscles.»

Mais le diplômé en finances ne réalise pas encore pleinement tout ce qu’il a vécu au cours des derniers mois.

«Ça a été beaucoup en même temps, surtout le cas de dopage, dont on ne m’a informé que le lendemain de la Coupe Vanier. Ça a été extrêmement stressant alors que je devais me préparer pour les “combines” [camps d’évaluation] et que le repêchage approchait. Ça n’a pas arrêté depuis, mais en même temps, j’aime ça. Au retour du camp des Giants, j’avais deux examens finaux. Pour l’instant, je surfe la vague à 100 %. Le processus est enclenché.»

Sélection régionale

Les Alouettes ont choisi le colosse de six pieds six, 330 livres, en deuxième ronde du repêchage de la LCF, avec l’une des nouvelles sélections régionales instaurées par la ligue cette année. La formation montréalaise n’allait pas rater pareille occasion.

«La première fois que je l’ai vu, c’était au Défi Est-Ouest et j’ai immédiatement aimé ce que j’ai vu, a noté le directeur général, Kavis Reed. C’est un joueur au physique imposant et qui a une excellente technique. Ils font vraiment du bon travail [à Laval]. Je m’attends à ce qu’il se batte pour un poste au sein de la formation. Nous le lui avons d’ailleurs dit.»

Et Thomassin ne compte pas décevoir ses nouveaux employeurs.

«On ne m’a rien promis, mais mon but c’est de me tailler une place de partant dès cette année, a-t-il dit. On va voir ce qui va se passer. Moi, je vais donner mon 100 % : c’est tout ce que je contrôle.»

Thomassin a retrouvé quelques visages connus lors de ce camp des recrues, alors que Hugo Richard, son quart-arrière à Laval, et le receveur Étienne Moisan sont également de la partie. Il en retrouvera d’autres lorsque le camp régulier s’amorcera dimanche, dont Luc Brodeur-Jourdain, qui sera un peu son parrain chez les Alouettes.

«Il m’a contacté pendant le mini-camp des Giants pour me souhaiter bonne chance et me dire qu’il avait bien hâte de travailler avec moi chez les Alouettes.»

Sherman absent

L’entraîneur-chef Mike Sherman n’a pas pu diriger cette première séance du camp des recrues en raison d’un problème de santé.

À la suite d’une intervention chirurgicale mineure subie à la bouche, Sherman a contracté une infection. Il a visité un spécialiste mercredi, chez lui, à Boston, et devrait être de retour à Montréal dans les prochains jours, selon Reed.

En son absence, c’est le coordonnateur des unités spéciales, Mickey Donovan, qui a dirigé la séance.

Par ailleurs, l’équipe a aussi annoncé l’embauche de Morris Lolar comme entraîneur responsable des demis défensifs. Lolar comble ainsi le départ de Bert Hill, qui a accepté de relever de nouveaux défis aux États-Unis.

Lolar a évolué dans la LCF pendant six saisons, remportant la coupe Grey avec les Eskimos d’Edmonton en 1993. Il a aussi porté l’uniforme des Blue Bombers de Winnipeg.

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LA LCF ET L'ASSOCIATION DES JOUEURS CONCLUENT UNE ENTENTE DE PRINCIPE

La Ligue canadienne de football et son association des joueurs (AJLCF) en sont venues à une entente sur une nouvelle convention collective.

L’entente de principe remplace un contrat de cinq ans qui arrivait à échéance samedi.

Les détails de l’entente n’ont pas été immédiatement dévoilés, mais un dirigeant du circuit a mentionné qu’il s’agissait d’une convention collective valide pour plusieurs saisons.

Un communiqué de la ligue précise que l’entente est sujette «à sa ratification par les joueurs et ainsi qu’à son approbation du conseil des gouverneurs de la ligue». Une réunion du conseil des gouverneurs était déjà prévue mercredi.

La ratification par l’Association des joueurs pourrait nécessiter plus de temps. L’association devra d’abord présenter l’entente aux représentants des équipes, ce qui aura lieu mercredi, avant que l’information soit transmise aux joueurs.

En vertu de l’entente, les joueurs seront invités à se présenter aux camps d’entraînement de la LCF, qui s’amorceront dimanche à travers le pays. L’entente a été conclue après deux longues journées de négociations.

Négos intensives

Les deux parties s’étaient rencontrées lundi jusqu’à tard dans la nuit, puis avaient recommencé à discuter tôt mardi jusqu’à tôt mercredi matin. La rencontre de mardi était la dernière prévue en face-à-face avant l’échéance de la convention collective actuelle.

La semaine dernière, le directeur de l’AJLCF, Brian Ramsay, avait dépeint de façon plutôt négative l’état des négociations. Après trois jours de discussions, il avait déclaré que les «deux parties ne sont pas là où elles devraient être».

La ligue et les joueurs négociaient les aspects financiers de l’entente, un sujet délicat. La semaine dernière, les rapports laissaient entendre que les deux parties étaient très loin sur plusieurs points.

La possibilité d’une grève des joueurs lors de l’ouverture des camps était de plus en plus réelle s’il n’y avait pas d’entente d’ici dimanche. Ramsay avait indiqué la semaine dernière que sans une nouvelle convention collective, les joueurs des Lions de la Colombie-Britannique, des Roughriders de la Saskatchewan, des Blue Bombers de Winnipeg et des Alouettes de Montréal ne se rapporteraient pas.

Les joueurs de ces quatre équipes se seraient retrouvés en position légale de déclencher une grève. Les joueurs des équipes en Alberta et en Ontario auraient pu le faire seulement à compter du 23 mai. C’est d’ailleurs à compter de cette date que le syndicat aurait été en position de déclencher une grève généralisée.

Ramsay avait par contre maintes fois répété que la priorité de l’AJLCF était d’en venir à un accord juste et équitable avec la LCF. La nouvelle de l’entente a reçu un accueil mitigé sur les réseaux sociaux.