Le défenseur Sam Dunn était de retour sur la patinoire du Pavillon de la jeunesse de Québec, vendredi, après avoir participé au précamp des Blue Jackets de Columbus.

Sam Dunn de retour avec les Remparts

Pas de doute, Sam Dunn aurait préféré être au Nation Wide Arena de Columbus plutôt qu’au Pavillon de la jeunesse de Québec, vendredi matin. Mais le défenseur fait contre mauvaise fortune bon cœur et se dit encore plus motivé pour la saison des Remparts.

L’équipe de hockey junior majeur de Québec conclut son calendrier présaison samedi soir (19h), avec la visite des Tigres de Victoriaville à l’aréna de L’Ancienne-Lorette. La saison régulière commence dans une semaine.

Dunn est de retour après avoir participé au précamp des Blue Jackets de Columbus, un tournoi opposant les recrues de plusieurs formations de la LNH tenu à Traverse City, au Michigan, du 7 au 11 septembre. Pas repêché, le défenseur de 20 ans y avait été invité à titre de joueur autonome. Il n’a pris part qu’à une seule des trois rencontres de son équipe, contre les espoirs des Blues de St. Louis.

«Ils ne m’ont rien dit de précis, juste qu’ils me retournaient à Québec. Je n’ai pas beaucoup joué de matchs là-bas, mais quand j’ai joué, ça s’est bien passé. Ç’aurait été bien de rester plus longtemps, mais je suis content d’être de retour ici. On a des matchs à jouer», a-t-il expliqué avec le sourire, après la séance d’entraînement avec ses coéquipiers.

Duo de 20 ans

L’Ontarien originaire de Port Hope fait partie des trois joueurs de 20 ans qui serviront de piliers à l’alignement des Remparts dans les prochains mois. Trois défenseurs. Dunn devrait d’ailleurs amorcer le calendrier régulier au sein d’un duo composé de deux arrières de 20 ans, avec Benjamin Gagné. Gagné est le capitaine et Dunn, l’un de ses adjoints. Ils se connaissent déjà bien pour avoir évolué ensemble l’an dernier.

«Mon plus gros apprentissage à ce camp de la LNH, c’est la grande importance des petites choses. Tu dois toujours faire l’effort supplémentaire, faire les jeux intelligents au lieu d’essayer d’en faire trop. Lire le jeu et prendre les bonnes décisions», dit-il.

Le fait que plusieurs joueurs autonomes étaient invités à la ligne bleue par les Blue Jackets permet à Dunn de croire que les débouchés se feront plus nombreux dans les prochaines années auprès de l’organisation de l’Ohio.

L’athlète de 6’ 2” et de 217 lb issu du junior A ontarien a joint les rangs des Remparts il y a un an. La saison dernière, il a amassé sept buts et 32 points en 66 rencontres régulières.

Les Remparts ont trois autres joueurs toujours retenus aux camps de la LNH : Philipp Kurashev avec Chicago, Dereck Baribeau avec Minnesota et Gregor MacLeod avec Ottawa.

L’entraîneur-chef Patrick Roy se dit très heureux de retrouver Dunn pour mettre la touche finale à ce long mois de préparation. Sa bande a remporté ses quatre matchs préparatoires jusqu’ici, tandis que Victoriaville montre une fiche de 3-3 en présaison 2018.

«J’ai aimé ce que j’ai vu aujourd’hui [vendredi] à l’entraînement. Maintenant, reste à voir comment les gars vont appliquer les situations d’entraînement dans les matchs. C’est là qu’on est rendus», explique Roy, qui reprend la barre du club après cinq ans d’exil.

Les arrières recrues Félix-Olivier Chouinard et Dylan Schives regarderont la rencontre de samedi des gradins.

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UN CASQUE POUR ROY

Patrick Roy aime s’impliquer dans les séances d’entraînement de son équipe. Tellement que vendredi matin, en mouvement devant le filet pour donner des instructions à ses patineurs dans le feu de l’action, l’entraîneur-chef des Remparts et légendaire gardien de but a chuté sur le dos. Il en a perdu sa casquette et le contenu de ses poches, le derrière de sa tête heurtant sans doute légèrement la surface glacée du Pavillon de la jeunesse. L’homme de hockey de 52 ans s’est relevé sans difficulté.

Mais son adjoint Martin Laperrière, qui a la santé de son ami à cœur, a ensuite demandé au thérapeute de l’équipe Steve Bélanger d’aller chercher un casque dans le vestiaire. Prenant soin de bien inscrire le célèbre numéro 33 de Roy sur un petit carré de papier collé à l’arrière du casque, la pièce d’équipement a ensuite été placée bien à la vue sur le dessus de la bande. Le patron est toutefois sorti de la patinoire quelques minutes plus tard sans porter attention au dit casque. L’a-t-il vu? «À la prochaine pratique, il va le voir, parce que le casque va être sur son sac!» a promis Laperrière en riant.