Une image qui a ébranlé les Spurs : avec moins de neuf minutes à faire au match, Tony Parker grimace de douleur, blessé au genou. Sa saison est terminée.

Saison terminée pour Tony Parker

Les Spurs de San Antonio sont tombés de haut jeudi. Ils seront privés jusqu'à la saison prochaine de leur meneur français Tony Parker, blessé au genou gauche la veille contre Houston et dépositaire de leur jeu depuis le départ à la retraite de Tim Duncan.
Pour la première fois depuis ses débuts dans la NBA en 2001, Parker va manquer une rencontre éliminatoire vendredi! Il a enchaîné 221 matchs de séries avant d'être foudroyé par une violente douleur à la jambe gauche au quatrième quart, jeudi.
Alors qu'il avait déjà marqué 18 points et qu'il avait dépassé Kobe Bryant (Lakers de Los Angeles) au cinquième rang de l'histoire de la NBA pour le nombre de matchs éliminatoires en carrière, le numéro 9 des Spurs s'est effondré à la réception d'un tir, sans aucun contact avec un adversaire, à un peu moins de neuf minutes de la sirène.
Parker, qui était devenu plus tôt dans le match le neuvième joueur de l'histoire à passer le seuil des 4000 points en séries, a tenté de se relever, mais il est resté longuement au sol, grimaçant de douleur, avant que ses coéquipiers Dejounte Murray et Dewayne Dedmon ne le portent jusque dans le vestiaire.
Même si les Spurs ont largement remporté ce match (121-96) et égalisé à une victoire partout face à Houston, l'entraîneur Gregg Popovich ne cachait pas son inquiétude après coup. «Cela ne se présente pas bien», avait-il admis. L'encadrement médical des Spurs a confirmé son pressentiment jeudi matin. «Des examens ont démontré que Parker souffre d'une rupture du tendon quadricipital gauche», a annoncé l'équipe dans un bref communiqué.
La perte du patron
À bientôt 35 ans - il les aura le 17 mai -, Parker connaît sa première blessure grave et son absence compromet les ambitions des Spurs lors des séries de 2017. Humilié 126-99 à domicile par Houston lors du premier match lundi, San Antonio a perdu son deuxième meilleur marqueur, redevenu depuis le début des séries aussi prolifique et redoutable que durant ses plus belles années - 15,9 points par match, contre 10,1 en saison régulière - et, surtout, son patron.
«Il a cette présence sur le terrain, la même que Tim [Duncan] avait. Quand il a le ballon en main, on sait qu'il va faire les bons choix, le bon tir», avait expliqué mercredi soir Patty Mills, doublure de Parker au poste de meneur. «C'est plus que notre meneur, son expérience et son sang-froid vont nous manquer aussi», avait renchéri Manu Ginobili.
C'est sans doute la fin d'une époque à San Antonio. Si Parker est encore sous contrat avec les Spurs jusqu'en 2018, Manu Ginobili dispute probablement à 39 ans sa dernière saison et n'est plus que l'ombre du joueur qu'il a été (3,5 points et 2,5 rebonds par match). Or Parker, Ginobili et Duncan ont offert ensemble quatre titres NBA à San Antonio et forment le «Big Three» le plus redoutable de l'histoire de la NBA.
C'est maintenant à Kawhi Leonard, impressionnant avec ses 30,3 points par match en séries de tenter de reprendre le flambeau pour venir à bout de Houston, avant d'éventuellement défier au prochain tour les Warriors de Golden State, les grands favoris.