Peter Sagan (au centre) a mérité sa huitème victoire d'étape en carrière au Tour de France.

Sagan s'impose au Tour de France

Faisant fi d'un problème d'équipement lors d'un sprint endiablé, Peter Sagan a mérité sa huitème victoire d'étape en carrière au Tour de France en déployant une impressionante démontration de puissance et une réaction rapide lors d'une courte, mais abrupte arrivée en montée.
Geraint Thomas, de l'équipe Sky, a conservé le maillot jaune de leader qu'il a revêtu depuis l'étape inaugurale en Allemagne, alors que la course s'est transportée en France, dans l'ancienne ville sidérurgique de Longwy. Mais il n'envisage pas de le conserver pour toujours : l'objectif de l'équipe est que le triple champion Chris Froome porte le maillot à l'arrivée à Paris, le 23 juillet.
Thomas et Froome ont franchi la troisième étape indemne, le principal objectif pour eux et tous les autres qui lorgnent la victoire finale plutôt que des victoires d'étape.
L'Australien Richie Porte, un candidat à la victoire finale, a démontré qu'il est en grande forme en se détachant du peloton au début de l'ascension finale de la Côte des Religieuses. Mais Sagan le surveillait étroitement et il ne l'a jamais laissé partir trop en avant.
Sagan semblait se diriger vers la victoire jusqu'à ce que son pied droit déchausse dans les dernières centaines de mètres. «Je me suis dit : 'Qu'est-ce qui m'arrive?'» a-t-il commenté.
Mais il s'est rapidement ressaisi sans perdre de vitesse et il a maîtrisé Michael Matthews et Dan Martin au fil d'arrivée. «Vous n'avez pas le temps de penser, vous faites juste ce que vous devez faire», a poursuivi Sagan.
Froome sans séquelle
Froome a terminé neuvième de l'étape, ne montant aucune séquelle apparente de sa chute survenue la veille sur les routes détrempées. Il est passé de la sixième à la deuxième position du classement général, à 12 secondes de Thomas.
Après sa victoire, Sagan a assuré se moquer d'un sixième maillot vert qui lui permettrait d'égaler à l'arrivée du Tour le record de l'Allemand Erik Zabel. «Ce n'est pas important, qu'est-ce qui va changer dans le monde si je gagne le maillot vert ou pas ? Rien», a-t-il lancé.
Mardi, l'étape de 212,5 kilomètres amènera les coureurs à travers les forêts denses et les vallées plongeantes des Ardennes, de la Belgique, du Luxembourg à la France.  Avec AFP