L'Australien Ryan Searle (2-1) a poursuivi son bon travail sur le monticule, lui dont la moyenne de points mérités après trois départs est microscopique, à 0,47.

Ryan Searle encore dominant, Québec gagne 3-1

Menés par un Ryan Searle intraitable, les Capitales ont battu Rockland 3-1, mercredi soir, au Stade Canac. Une cinquième victoire consécutive pour Québec.

Pourtant, Searle a amorcé la rencontre en accordant son premier point mérité de la saison. Le lanceur australien n’avait rien donné dans cette colonne à ses deux premiers départs et 12 manches de travail depuis le début de son association avec les Capitales.

«J’étais déçu de donner ce point-là. Mais je savais que les gars allaient me soutenir et que si je continuais à lancer comme ça, je n’avais pas à m’inquiéter», a commenté le lanceur gagnant, dont la fiche est de 2-1 et la moyenne d’un dérisoire 0,47.

Pour un gars qui n’avait pas été partant depuis 2016, son retour dans une rotation de partants s’avère très convaincant.

Le pire, c’est que les Boulders ont réussi leur seul point sans frapper le moindre coup sûr. But sur balles, but volé, roulant au premier coussin et... mauvais lancer de Searle ont permis à JC Rodriguez, le premier frappeur du match, de faire le tour du losange et de placer les visiteurs en avance.

Les locaux ont répliqué avec leurs trois points en troisième manche. Stephen Gaylor (simple), Brad Antchak (double) et Kalian Sams (simple) ont tour à tour produit chacun un point. Québec a fini avec 11 coups sûrs.

«Pour être honnête, le lanceur partant [Kagen Hopkins, mpm 9,45] l’autre bord n’était pas trop bon, alors on aurait aimé que notre attaque en donne plus. C’est le danger de s’endormir et de se fier à quelques joueurs comme Sams. Mais on n’a pas la même offensive que l’an passé», a rappelé le gérant Patrick Scalabrini.

Raison de plus pour ne pas tarir d’éloges envers Searle et son personnel de lanceurs au complet. «On savait que nos lanceurs allaient nous traîner une bonne partie de la saison. On a investi pas mal là-dedans, c’est notre grosse force.

«Searle a un CV qui ne ment pas», poursuit l’instructeur-chef. «Il a gagné partout où il est passé. En ce moment, il est complètement dominant et on sait que ce ne sera pas comme ça toute la saison. Mais il reste très intelligent et fait ce qu’il veut avec ses quatre lancers, ce qui le rend imprévisible pour le frappeur», explique Scalabrini.

Le gérant ne craint pas de perdre Searle au profit du baseball affilié. Trop vieux à bientôt 29 ans, trop gras et des tirs pas assez puissants. Le type parfait pour dominer dans l’indépendant.

Sams retrouve le champ centre

Sams était de retour comme voltigeur de centre après une semaine d’absence due à une blessure à la hanche. Il avait disputé les rencontres de lundi et mardi comme frappeur de choix.

Scalabrini lui a redonné son poste défensif par loyauté, mais pendant son congé de paternité à venir en juin — sa conjointe accouchera de leur deuxième enfant aux Pays-Bas —, Gaylor prendra la relève. Le nouveau venu couvre beaucoup de terrain.

Yordan Manduley et Lazaro Blanco quitteront aussi pour trois semaines en juillet à cause d’un tournoi international avec l’équipe cubaine. Tout cela faire dire à Scalabrini que malgré une reluisante fiche de 9-4, «on n’est pas sortis du bois».

Au moins, l’arrivée du receveur et deuxième-but Maxx Tissenbaum cette fin de semaine permettra aux Capitales de renflouer leurs effectifs déjà amochés. 

Les Boulders subissaient une sixième défaite de suite, au plaisir des 1648 spectateurs venus encourager les Capitales. Nolan Becker a obtenu son premier sauvetage. Jeudi, Lazaro Blanco (1-1, 4,76) sera le partant des Capitales.

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BÉRUBÉ SE REMET LENTEMENT

«En ce moment, j’aide plus l’équipe en n’étant pas dans l’alignement. Je ne suis pas utile. Ça ne se fait pas, mais quand Patrick est venu me dire qu’il me libérait, j’allais justement lui dire qu’il ferait mieux de me libérer», a confié Marc-Antoine Bérubé, mercredi, juste avant le match des Capitales.

Le lanceur recrue de Trois-Pistoles se remet d’une pneumonie. Une semaine à tousser, à cracher et à avoir mal partout. Jusqu’à souffrir de douleurs musculaires au dos pour avoir trop toussé. Il reste avec l’équipe, mais ne sera pas réactivé jusqu’à nouvel ordre.

«Mon nez coulait depuis le milieu du camp, mais ç’a vraiment décollé le lundi où on partait sur la route [21 mai]. J’avais mal aux articulations et j’ai dormi tout le long dans le bus. Une fois à Rockland, je savais qu’on avait besoin de manches, alors j’ai fait ce qu’il fallait. Mais rendu sur la butte, je me suis mis à avoir des problèmes de respiration et de fatigue...»

Il est sur le carreau depuis. Le point accordé aux Boulders en deux tiers de manche ce soir-là a fait grimper sa moyenne de points mérités à 10,12. Le droitier de 25 ans a ensuite commencé les antibiotiques et dit se sentir mieux depuis à peine deux jours.

«Au moins, j’ai plus d’énergie. Mes yeux sont ouverts! Mais je dois avoir perdu huit livres et j’ai encore un peu mal partout. Je suis encore ici et j’ai repris l’entraînement, j’en profite pour travailler ce que j’ai à travailler. Je ne sais pas quand je vais revenir au jeu. Je dois me tenir prêt», résume-t-il.

Il avait aussi été malade durant le camp printanier de 2017, ce qui avait tourné en bronchite pour celui qui a disputé les trois dernières campagnes dans l’organisation des A’s d’Oakland.

Bérubé vit à Québec depuis quelques années. Une blessure ou une contre-performance d’un autre releveur sera nécessaire pour lui permettre de reprendre le collier.