L’équipe de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval a vaincu les Gryphons de Guelph, vendredi, ce qui lui permet d’accéder à la finale canadienne qui sera disputée dimanche.

Rugby: l'équipe féminine en finale canadienne

Les joueuses de l’équipe de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval auront la chance de venger leur revers en finale québécoise la semaine dernière alors qu’elles prendront part dimanche à la finale canadienne après avoir vaincu vendredi les Gryphons de Guelph par la marque de 21 à 5.

«Je suis satisfait, car les filles ont livré une bonne prestation. Parfois, on gagne sans avoir joué un bon match, mais là, elles ont été très efficaces en défensive puisqu’elles n’ont donné que cinq points», commentait l’entraîneur des gagnantes, Kévin Rouet, en entrevue téléphonique avec Le Soleil après la partie disputée au terrain Matt Anthony, à Ottawa.

«Côté possession du ballon, je crois même que les Gryphons l’ont eu plus longtemps, mais on a été tellement solides en défensive qu’elles n’ont pas vraiment pu avancer. La marque était de 14 à 0 en notre faveur à la demie, alors ça nous a permis de bien maîtriser le match. Les choses sont beaucoup plus simples quand tu n’as pas de points à rattraper», poursuit Rouet. Les seuls points marqués par les Gryphons ont été le résultat d’un essai non transformé de Jasmine Ing en fin de match.

Valois joueuse du match

Andréanne Valois a d’ailleurs été élue joueuse du match dans cette demi-finale, ayant réussi plusieurs placages. «Cependant, je dirais que toutes les filles se sont données dans les plaqués. Chacune a eu son moment de gloire en défensive et c’est ce travail d’équipe qui nous a procuré ce résultat», ajoute l’entraîneur, qui a également salué la performance de la demi de mêlée Justine Pelletier et de la demi d’ouverture Anne-Charlotte Beaulieu. Cette dernière a d’ailleurs réussi les conversions sur les deux essais de la joueuse de deuxième ligne Annabelle Parent et sur celui de l’arrière Marie-Laura Choquette. 

«La défensive a été notre force toute la saison et on l’avait un peu perdue en finale québécoise, quand on s’est inclinés 25 à 15 contre les Gee Gee’s d’Ottawa. On n’avait jamais donné autant de points cette année, on en a parlé, on avait mal géré cette finale où on était les favoris contre une équipe qu’on avait battue deux fois en saison régulière», explique Rouet, dont les protégées ont montré une fiche parfaite durant le calendrier régulier.

«Notre défensive est revenue assez rapidement et je suis heureux de ce que j’ai vu à l’approche de la finale canadienne. On affrontera l’équipe gagnante entre les Golden Gaels de Queen’s et les Gee Gee’s d’Ottawa. Si c’est Ottawa qui passe, on aura l’occasion de prendre notre revanche de la finale provinciale. La motivation sera donc doublement présente. Si c’est Queen’s, ce sera l’équipe la plus forte au Canada, une formation qui n’a perdu aucun de ses matchs jusqu’à maintenant. Dans les deux cas, nous ne serons pas favoris, alors il y aura moins de pression», résume Rouet.

Alignement complet

L’entraîneur-chef pourra également compter sur un alignement complet pour cette finale après avoir réussi à traverser la demi-finale sans blessure majeure. La situation sera différente de la finale provinciale, où le Rouge et Or avait dû composer sans quelques éléments qui étaient sur le carreau et envoyer dans la mêlée des joueuses moins expérimentées.

Le Rouge et Or a affronté les Gee Gee’s en finale canadienne en 2017, en finale pour la médaille de bronze de 2018 et en finale québécoise au cours des trois dernières saisons sans jamais l’emporter. Elles n’ont affronté les Golden Gaels qu’une seule fois au championnat canadien de 2013 qui avait lieu à l’Université Laval, une défaite serrée de 19 à 17 en lever de rideau.