Justine Pelletier jouera à Bordeaux la saison prochaine au sein du Championnat de France. Elle y retrouvera Andréanne Valois, Fabiola Forteza et Marie Thibault avec qui elle a joué avec le Rouge et Or.
Justine Pelletier jouera à Bordeaux la saison prochaine au sein du Championnat de France. Elle y retrouvera Andréanne Valois, Fabiola Forteza et Marie Thibault avec qui elle a joué avec le Rouge et Or.

Rugby: la France plutôt que le Rouge et Or

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Peu importe la forme que pourrait prendre la prochaine saison de rugby au niveau universitaire, Justine Pelletier, Andréanne Valois, Ja-Ma Létinois et Cloé Maranda  ne porteront pas les couleurs du Rouge et Or cet automne. Elles ont plutôt décidé de jouer en France où elles évolueront au sein du Championnat de France.

L’annulation du championnat canadien de rugby et l’incertitude concernant la tenue d’une saison cet automne ont pesé lourd dans la décision des quatre joueuses de s’expatrier en France tout comme le fait que Rugby Canada ait encouragé ses athlètes à rejoindre une équipe à l’étranger.

Même si elles en seront à une première expérience dans un circuit européen, Justine et Andréanne ne sont cependant pas en pays inconnu à Bordeaux. Elles y ont retrouvé Fabiola Forteza et Marie Thibault, qui ont aussi porté les couleurs de l’UL en 2019, et la Montréalaise Alexandra Tessier. Quant à Ja-Ma Létinois et Cloé Maranda, elles défendent les couleurs de la formation de Rennes.

«On s’intègre bien à l’équipe», a indiqué Justine Pelletier, par voie de communiqué. «On apprend le nouveau système de jeu. On se prépare donc en même temps que tout le monde pour la saison», a rajouté la Québécoise qui a commencé à s’entraîner avec sa nouvelle équipe il y a environ deux semaines.

Les quatre joueuses originaires de la Vieille capitale font partie d’un groupe de 15 Québécoises qui se sont expatriées en Europe afin de jouer une saison complète en Championnat de France, campagne qui se terminera en mai 2021 avec la présentation des séries d’après-saison. Elles pourront ainsi se consacrer entièrement à leur sport à un an de la Coupe du monde féminine. Du groupe de Québécoises qui évolueront à Bordeaux, seule Forteza a l’expérience du rugby européen puisqu’elle a joué en Espagne en 2019.

«On voit ça un peu comme un long camp d’un an où on va mettre le rugby en priorité dans nos vies. On va chercher une expérience à l’extérieur avec des joueuses différentes, des systèmes de jeu différents, des coachs différents. On cherche à aller se démarquer des autres au Canada pour faire notre place dans l’équipe pour la Coupe du monde», a mentionné Pelletier.

Calibre inconnu

Seize équipes regroupées en quatre divisions évoluent dans le Championnat de France dont la saison se mettra en branle le 6 septembre. 

«On a hâte de voir le calibre en match. Pour le moment, on ne sait pas à quoi ça équivaut. On a des ouï-dire de nos coachs à Québec que le niveau est un peu plus faible qu’au Québec, d’autres disent que c’est équivalent », a avoué Marie Thibault.

De leur côté, Jan-Ma Létinois et Cloé Maranda retrouveront à Rennes trois autres joueuses du Québec soit Marie-Pier Fauteux, Sabrina Poulin et Ngalula Fuamba, qui avait joué à Toulouse en 2019.

«Initialement, je devais aller en France pour une saison, revenir ici finir mon baccalauréat et attendre la Coupe du monde», explique la joueuse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot par voie de communiqué. «Mais en mars, à cause de la COVID, j’ai dû revenir. On n’a pas joué les éliminatoires. Alors, ç’a laissé un petit goût amer.»

Parallèlement au rugby, Ngalula Fuamba poursuivra ses études en génie industriel à distance. C’est d’ailleurs quand elle a reçu la confirmation qu’il était possible de le faire avec Polytechnique Montréal, qu’elle a décidé de s’engager pour une deuxième saison. «Je me suis vraiment mise dans une position où je pourrai me concentrer sur le rugby et sur mes études à distance», mentionne-t-elle.

Les Québécoises qui ont choisi de jouer en France ne sont pas les seules aspirantes à un poste sur l’équipe nationale canadienne à s’être expatriées en Europe cet automne. Plusieurs joueuses anglophones ont notamment signé des contrats avec des formations de l’Angleterre.  Avec Sportscom