Alexander Teleguine (à gauche) a épaté Patrick Roy lorsqu’il a été jumelé à Aleksei Sergeev et Philipp Kurashev.

Roy rêve d'une nouvelle filière russe

Ayant déjà connu beaucoup de succès avec les Radulov et Grigorenko par le passé, Patrick Roy rêve d’une nouvelle filière russe chez les Remparts.

Avec déjà en main l’attaquant suisse d’origine russe Philipp Kurashev et Aleksei Sergeev, qui a impressionné au camp, le pilote des Remparts a maintenant mis l’Américain d’origine russe Alexander Teleguine bien haut dans ses priorités.

«Il est un peu tôt, mais j’ai parlé avec son agent, on va discuter avec ses parents et on va voir s’il y a de l’ouverture», a déclaré le dg et entraîneur-chef des Diables rouges, vendredi, à propos du joueur de centre de 5’8” et de 165 livres qui l’avait épaté jeudi aux côtés de Kurashev et de Sergeev.

Repêché au 10e rang (164e au total), Teleguine n’est techniquement au camp que pour 48 heures afin de préserver son admissibilité à l’Université Northeastern, avec laquelle il a un engagement verbal. Même s’il a beaucoup aimé évoluer avec Teleguine, Kurashev a affirmé qu’il ne tenterait pas de le convaincre de rester à Québec. «Je ne me mêlerai pas de sa décision.»

Sergeev a également adoré son expérience avec Teleguine et Kurashev. Premier choix des Remparts au dernier repêchage européen, l’attaquant de 18 ans a avoué qu’il ne connaissait aucun de ses compagnons de trio avant cette semaine. «On vient tout juste de se rencontrer au camp», a-t-il déclaré avec Kurashev comme interprète. «J’aime beaucoup jouer avec eux, même si on n’avait jamais joué ensemble auparavant.»

C’est le désir d’être repêché par la LNH qui a amené Sergeev à Québec. «Je pense que je peux devenir meilleur ici et jusqu’à maintenant, j’aime beaucoup la ville, c’est une belle ville, très propre.»

Habitué à l’éloignement

Après avoir passé la dernière saison avec le Snezhnye Barsy d’Astana, au Kazakhstan, Sergeev est aussi déjà habitué de l’éloignement avec sa famille. «Je sais ce que c’est que d’évoluer loin de mon foyer. Je m’ennuie des miens, mais ils ont toujours appuyé mes décisions.»

Au Québec, Sergeev est aussi conscient qu’il devra s’adapter aux patinoires plus petites que celles d’Europe. «Ici, la glace est plus petite et tout va plus vite. Je devrai apprendre à prendre des décisions plus rapidement. Je devrai m’adapter, mais je pense que je serai capable de le faire.»

Sergeev réalise bien l’impact que certains de ses compatriotes ont eu sur plusieurs équipes des Remparts. «Bien sûr que je connais Radulov, Grigorenko et les autres. Même que je regarde plein de vidéos d’eux.» Et il avoue apprécier également que Roy connaisse quelques mots de sa langue maternelle.

«C’est plus facile de travailler avec lui, d’autant plus qu’il est aussi un grand entraîneur», ajoute Sergeev, qui a l’intention de faire comme son nouvel ami Kurashev et d’apprendre l’anglais. «Et un peu de français également!» a-t-il assuré en terminant.

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CÔTÉ À L'AISE AU CENTRE

Comme l’ont démontré ses trois buts lors du premier match intra-équipe jeudi, Louis-Filip Côté est très à l’aise avec la décision de l’entraîneur Patrick Roy de l’utiliser au centre plutôt qu’à l’aile. «Patrick m’a rencontré pour me dire qu’il allait m’essayer au centre. Je n’ai aucun problème avec ça, même si ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas évolué à cette position. L’an passé, j’ai été utilisé au centre deux ou trois matchs, mais surtout dans un rôle défensif et en infériorité numérique», a expliqué l’attaquant de 19 ans après l’entraînement de vendredi.

«Cette année, je veux gagner, j’espère que ça va être une belle année», poursuit le résident de Laurier-Station, qui a encore sur le cœur la défaite lors du septième match en première ronde des séries contre les Islanders de Charlottetown. «Ce qu’on a vécu durant les séries a été assez frustrant. Perdre comme ça lors d’un septième match... Mais d’un autre côté, il ne faut pas seulement penser à ce qu’on a fait l’an passé. Cette année est une nouvelle année», ajoute-t-il, confiant à la suite des changements apportés à l’équipe.

CARON ESPÈRE QUE LA TROISIÈME FOIS SERA LA BONNE

À son troisième camp d’entraînement avec les Remparts, Thomas Caron espère que cette saison sera la bonne. Rétrogradé à l’Inouk de Granby après les Fêtes l’an dernier, l’ailier gauche est déterminé à rester à Québec cette année.

«Oui, je travaille fort chaque été et j’essaie d’améliorer tous les aspects de mon jeu ainsi que ma force physique. J’avais commencé ici l’an dernier et j’arrive au camp avec le même état d’esprit», confiait-il après l’entraînement vendredi.

Un peu déçu d’être renvoyé dans le junior AAA, Caron a toutefois précisé qu’il avait choisi de transformer cette déception en quelque chose de positif. «J’en ai profité pour gagner du temps de glace.» Il dit arriver au camp prêt et avec la ferme intention de percer l’alignement... et d’y demeurer. «Comme c’est mon troisième camp, je sais à quoi m’attendre. À 18 ans, ce serait une déception de ne pas faire l’équipe.»

Caron dit aussi avoir beaucoup appris durant ses premiers mois avec les Remparts l’année dernière, remerciant entre autres le vétéran Benjamin Gagné et l’ex-capitaine Olivier Garneau, depuis passé à l’Océanic de Rimouski. «L’an passé, les gars m’ont bien accueilli et j’ai beaucoup appris d’eux, tant sur la glace qu’en dehors de la glace. Ben Gagné et Garneau m’ont vraiment montré c’était quoi, être un professionnel à l’extérieur de la glace. Tout ça à mon année de 17 ans, qui est toujours une année d’apprentissage.»