Football

Betts, deuxième meilleur espoir en vue du repêchage de la LCF

Le joueur de ligne défensive du Rouge et Or de l’Université Laval Mathieu Betts est le deuxième athlète le mieux classé en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

Le joueur de quatrième année, qui compte 26,5 sacs du quart en carrière, figure juste derrière le joueur de ligne défensive Jonathan Kongbo, originaire de Colombie-Britannique et qui s’aligne avec les Volunteers du Tennessee dans la NCAA.

Betts a déjà remporté le prix Peter Gorman remis à la recrue par excellence au pays en 2015 et le trophée J.P. Metras désignant le meilleur joueur de ligne universitaire au Canada en 2016 et en 2017.

Deux autres membres du Rouge et Or, le receveur de passes Alexandre Savard et le joueur de ligne offensive Samuel Thomassin, ont réussi à percer le classement des 20 meilleurs espoirs au pays, Savard prenant la dixième place et Thomassin, la douzième.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, n’était pas surpris de voir ses trois protégés dans le top 20, à commencer par Betts. «C’est un honneur pour notre programme que Mathieu soit scruté par les équipes de la LCF, mais tout le crédit lui revient. C’est lui qui s’est forgé cette réputation [...] C’est un joueur spécial doté d’un immense talent, mais qui demeure humble et terre à terre. Son enthousiasme rend meilleurs tous ses coéquipiers.»

Les trois porte-couleurs du Rouge et Or sont les seuls joueurs du sport interuniversitaire canadien à figurer dans les douze premières positions du classement, les autres places étant toutes occupées par des Canadiens évoluant aux États-Unis. Le seul autre joueur d’une université québécoise à faire partie du classement est le joueur de ligne offensive des Stingers de Concordia Mo Simba Bibaku, un pan de mur de 6 pieds 8 pouces et de 323 livres.

Et Desjardins?

Jeudi, Glen Constantin se demandait cependant pourquoi son joueur de ligne défensive Vincent Desjardins ne figurait pas lui aussi dans le classement. «Vincent est très fort techniquement. Ce gars-là a sa place. Les coachs qui sont venus ici au Défi Est-Ouest m’ont tous dit que j’avais deux choix de première ronde dans ma ligne offensive en parlant de Mathieu et Vincent...» a-t-il analysé après son point de presse hebdomadaire.

Desjardins, qui était aussi sur place, ne se formalisait cependant pas outre mesure de cette omission. «Moi, ce ne sont pas des choses qui me préoccupent», a affirmé celui qui a fait partie de la première équipe d’étoiles défensives du sport interuniversitaire canadien lors des deux dernières saisons.

Le bureau de recrutement de la LCF, composé de recruteurs, de directeurs du personnel, de joueurs et de directeurs généraux des neuf équipes de la LCF, publie un classement des espoirs à trois reprises durant l’année, soit en septembre, en décembre et en avril. 

Le prochain repêchage de la LCF aura lieu en mai 2019 à Toronto. L’an dernier, 17 des 20 espoirs du classement de l’automne ont été choisis lors du repêchage de la LCF, dont sept au premier tour.

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Rouge et Or

Le Rouge et Or a déjà oublié son drôle de match

Des erreurs offensives, des pénalités et aucun point marqué par l’attaque. Vendredi, le premier match de football de la saison du Rouge et Or, un gain de 14-1 sur le Vert & Or de Sherbrooke, était plutôt bizarroïde. Il est cependant déjà oublié selon le coordonnateur de l’offensive Justin Ethier.

Mercredi à l’entraînement, l’énergie et l’entrain étaient au rendez-vous. On ne voyait plus les visages longs qu’on pouvait apercevoir ça et là vendredi chez les porte-couleurs de l’Université Laval après cette contre-performance offensive. 

«Il n’y a pas vraiment de recette spéciale», a avoué Ethier après l’entraînement. «On a continué à travailler ce qu’on avait à travailler pratique après pratique.»

Il assure que le Rouge et Or n’a pas du tout perdu confiance, même après avoir connu certaines difficultés contre une équipe en reconstruction. «Pas du tout. Pour nous, ce match est déjà oublié. L’offensive n’était pas vraiment à notre goût, c’est vrai, mais il s’agit quand même d’un premier match.»

Pas de responsable

Malgré tout, Ethier avait de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui avait causé les déboires de l’attaque à Sherbrooke. «Souvent, dans un cas comme celui-là, on peut identifier un ou des joueurs qui sont responsables de la situation. Mais là, honnêtement, même après avoir regardé le film du match, je ne peux pas isoler un joueur qui aurait connu un mauvais match.»

Ce serait plutôt une question de cohésion en ce début de saison. «C’est un peu cliché de dire ça, mais il faut être capable de jouer 12 gars en même temps! Vendredi, on n’a pas joué souvent les 12 gars à la fois. Il y avait toujours un joueur qui faisait une erreur», poursuit Ethier, avouant que ça avait été un «drôle de match» pour les deux équipes.

«Pour Sherbrooke, quand ils ont perdu leur quart-arrière, ça a changé un peu la donne. De notre côté, même si on ne menait que 14 à 1 à la mi-temps et que ça peut changer très vite au football canadien, on était quand même en contrôle», analyse-t-il.

Un visiteur connu

En fin de semaine, ce sont les Stingers de Concordia qui seront en visite au Stade Telus pour l’ouverture locale de la saison du Rouge et Or. Les Montréalais amènent avec eux un visage bien connu : leur nouvel entraîneur-chef Brad Collinson, qui était l’entraîneur des porteurs de ballon à Laval la saison dernière.

«Je suis content pour Brad, je pense que ça va être un peu plus spécial pour lui de revenir à Québec», commente Ethier, assurant que les Stingers sont à prendre au sérieux.

D’ailleurs, l’an dernier, Concordia était l’équipe qui avait donné le plus de fil à retordre au Rouge et Or sur son terrain. Les protégés de Glen Constantin s’en étaient sortis avec une courte victoire de 12-8, un match où l’attaque avait été limitée à 15 premiers jeux et 105 verges au sol.

«La dernière chose que l’on va faire, c’est de prendre une équipe à la légère. Ils ont une excellente ligne offensive et leur défensive n’a pas perdu beaucoup de morceaux», a commenté celui qui n’a pas voulu parler de recul à Concordia malgré les départs de deux piliers, le quart-arrière américain Trenton Miller et le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel.

Ethier se réjouissait également de voir presque tous ses protégés en pleine santé. Il faut dire qu’il avait eu un peu peur samedi quand le joueur de ligne offensive Kétel Assé avait été blessé sur le premier jeu du match pour ensuite revenir en fin de partie.

«Aujourd’hui, Kétel était correct à l’entraînement, il ne semblait pas avoir de séquelles du match de samedi.» Le numéro 67 qui devrait être de l’alignement samedi soir.

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LE MESSAGE EST BIEN PASSÉ

Le receveur de passes Christian Dallaire assure que le message des entraîneurs du Rouge et Or est bien passé après la performance ordinaire de l’attaque contre Sherbrooke, vendredi dernier. «La cohésion n’était pas nécessairement là, alors on travaille là-dessus. Il faut mieux communiquer et mieux comprendre les directives. C’est un peu ça que les entraîneurs nous ont dit. Et le message est bien passé.»

Le natif de Saint-Georges ne sait pas vraiment ce qui s’est passé contre le Vert & Or pour que l’attaque soit si silencieuse. «J’avoue qu’on a plus ou moins bien exécuté, une erreur par-ci, par-là», indique celui qui a tout de même capté deux passes pour un total de 40 verges de gains aériens, un sommet dans ce drôle de match. «Il y a probablement quelques petites affaires que j’ai faites comme il faut...» Il assure cependant que lui et ses coéquipiers ont tiré des leçons du dernier match et qu’on ne les y reprendra plus. «C’est quand même une victoire, alors on sort la tête haute parce qu’on a appris de tout ça.»

Soccer

Le Rouge et Or soccer vise haut malgré le renouveau

Chaque année, il fixe le même objectif d’atteindre le Championnat canadien. Et s’il n’y parvient pas, Samir Ghrib refait ses devoirs.

À quelques heures de l’ouverture de la saison de soccer universitaire, mercredi, l’entraîneur-chef du club masculin du Rouge et Or estime que la disette nationale de quatre ans a assez duré. Et pour y retourner pour la première fois depuis 2013, il mise sur le talent régional. Pas moins de huit des 12 recrues de son équipe proviennent du bassin local, soit six du Cégep de Sainte-Foy et deux autres de Garneau.

«Sans prétention, je fixe le même objectif chaque année. Ça fait quatre ans qu’on n’y pas allé, nous sommes dus. On a effectué un virage régional. Nous avons moins de joueurs étrangers, car je savais qu’il y avait de très bons jeunes dans la région», a expliqué Ghrib.

Le Rouge et Or mise sur le défenseur central Bila Dicko-Raynauld, nommé capitaine pour sa dernière saison. «Il veut finir sur une bonne note», mentionne le sélectionneur de l’UL, qui mise sur le gardien par excellence au pays, Nizar Houhou. Parmi les nouveaux venus, on identifie l’ex-capitaine des Stingers de Concordia, Corentin Aussems, et le Suisse Matteo Rezzonico.

«Pour l’instant, on surfe sur un état d’esprit dynamique à la suite de notre championnat hivernal, qui a validé tout le travail qu’on a fait. Mais il ne faut surtout pas tomber dans le piège que ce sera facile pour autant dans la saison extérieure. Nous avons une équipe avec de la profondeur et de la qualité. Les joueurs le disent, celui qui sort du banc est aussi bon que le gars remplacé, c’est bon signe.»

Le Rouge et Or a signé des succès de 3-1 contre Fort Kent (NCAA II) et 5-0 contre Moncton en matchs préparatoires. Il dispute son premier match de la saison mercredi, à Montréal, contre les Carabins. L’ouverture locale est prévue le 7 septembre, contre l’UQTR.

Virage jeunesse

Du côté de l’équipe féminine du Rouge et Or, on assiste à un virage jeunesse. Seulement trois joueuses de cinquième année seront de retour pour la formation ayant participé au Championnat canadien lors des quatre dernières saisons.

«Nous avons beaucoup de recrues et de filles de deuxième année. La perte de joueuses d’impact nous fera travailler de façon différente. Oui, on sera relativement jeune, mais je suis confiant, on n’a pas une mauvaise équipe», mentionne l’entraîneur-chef Helder Duarte.

Il misera sur les expérimentées Marie-Joëlle Vandal (gardienne), Joëlle Gosselin (attaquante) et Roxanne Dionne (défenseure) pour montrer le chemin à la nouvelle génération. Et elles sont bien placées pour le faire, puisque l’UL a remporté le championnat provincial lors des quatre dernières saisons et le titre national à deux reprises.

«On compte encore figurer parmi les favorites et retourner au Canadien», ajoute celui qui mise aussi Kim Tremblay (première équipe d’étoiles du RSEQ), Dominique Fortin (recrue par excellence au Québec) et Mireille Patrie (attaquante) pour défendre sa bannière québécoise.

Le Rouge et Or avait subi une défaite de 1-0 en quart de finale contre Western, l’automne dernier, malgré une domination de 23-2 aux chapitre des lancers. Les Carabins de Montréal avaient finalement remporté le Championnat canadien, un club contre qui Laval n’a pas perdu en 2017...

D’entrée de jeu, mercredi, le Rouge et Or et les Carabins croisent le fer. «Ça va être quelque chose», prévoyait déjà l’entraîneur-chef, dont le club reçoit Bishop, vendredi, au Stade Telus-Université Laval du PEPS.

Football

Gain peu convaincant de 14-1 du Rouge et Or

SHERBROOKE — Le Rouge et Or de l’Université Laval a peiné, ne produisant aucun point à l’offensive, en route vers une difficile victoire de 14-1 sur le Vert & Or vendredi soir lors du match d’ouverture au Stade de l’Université de Sherbrooke.

C’était la première fois que l’offensive du Rouge et Or ne marquait aucun point depuis le match de la Coupe Dunsmore du 15 novembre 2014, une défaite de 12-9 contre les Carabins de l’Université de Montréal lors de laquelle trois bottés de placement avaient constitué la récolte de Laval.

«Je ne crois pas qu’on ait pris le Vert & Or à la légère. Les gars étaient détendus, mais je ne les sentais pas trop détendus non plus. Est-ce qu’on a eu le match qu’on voulait avoir? Non. Notre équipe est meilleure que ça», a déclaré l’entraîneur-chef Glen Constantin.

Le quart Hugo Richard a connu toutes sortes de difficultés, ne complétant que 12 de ses 24 passes. «Il a manqué une couple de lectures, une couple de passes, mais n’oublions pas qu’il avait été laissé à lui-même en début de match», a enchaîné Constantin, refusant de jeter la pierre à Richard.

Le vétéran quart n’était pas de très bonne humeur après la partie. «C’est un match très difficile pour l’attaque. On n’a pas été capables de produire. On avait de la misère au sol et de la misère dans les airs. On est chanceux que notre défensive et nos unités spéciales nous aient gardés dans le match.»

Owens brille... et tombe

Pendant ce temps, le quart du Vert & Or Charles-Xavier Owens complétait sept de ses huit passes et remettait souvent le ballon à son homme de confiance, le porteur de ballon Gabriel Polan, pour faire mieux paraître les locaux.

Un placement raté de Pierre-Antoine D’Astous a permis au Vert & Or de prendre l’avance au premier quart. Quelques minutes plus tard, les Sherbrookois accordaient toutefois un touché de sûreté, permettant aux hommes de Constantin de prendre une avance de 2 à 1 malgré un début de match cahin-caha.

C’est une blessure à Owens, frappé solidement par deux joueurs du Rouge et Or, qui a été le point tournant du match à 9:05 du deuxième quart. On a vu la médecin de l’équipe dire au numéro 5 que son match était terminé, lui qui avait déjà subi une commotion la saison dernière. 

Peu de temps après, Vincent Breton--Robert retournait un botté de dégagement du Vert & Or sur 65 verges pour un touché qui, avec la transformation de David Côté, a procuré une avance de 9 à 1 à l’Université Laval.

Breton-Robert était heureux d’avoir contribué de cette façon à la victoire des siens. «Ça prenait quelque chose pour allumer, alors j’ai eu le ballon, une brèche s’est ouverte et j’ai couru. Tous les blocs ont été parfaits», a déclaré celui qui concédait toutefois que le jeu offensif des siens ne payait pas de mine. «On avait un bon plan, mais on a eu de la difficulté à appliquer le système.»

En remplacement d’Owens, Joé Hudon est loin d’avoir connu le même succès, complétant seulement 6 passes sur 16, et le Vert & Or a accordé un autre touché de sûreté avant la fin du second quart. 

Le Rouge et Or a complété la demie de belle façon avec un placement de 40 verges de Côté pour porter la marque à 14 à 1 quelques secondes avant la mi-temps. Aucun point n’a été marqué en deuxième demie.

Constantin faisait cependant remarquer que son équipe avait souvent été à un jeu de la catastrophe dans la première moitié de la partie et qu’il avait préféré jouer de prudence dans la deuxième moitié. «On a fait nos petites affaires pour se sortir de ce match-là. On n’a pas joué notre standard. Il faut rester humbles et continuer à travailler.»

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MANQUE D'AGRESSIVITÉ

Le coordonnateur à l’attaque du Rouge et Or, Justin Ethier accepte la victoire de 14-1 de ses protégés contre le Vert & Or, mais il estime qu’ils devront dorénavant faire preuve de plus d’agressivité. «Ce n’est pas comme ça qu’il faut gagner. C’est décevant, mais on va bâtir là-dessus. Il faut aussi donner le crédit à la défensive de Sherbrooke. La plus grande déception est notre performance en première demie et au début du troisième quart. On n’avait pas eu d’indicateur lors du match hors concours [contre Guelph], mais des fois ça prend de l’adversité et on n’en avait pas eu lors de ce match hors concours. Le camp d’entraînement de deux semaines n’a clairement pas été une bonne chose pour nous.»

Ethier a eu peur de perdre le joueur de ligne offensive Kétel Assé. Il s’est blessé sur le premier jeu du match, mais il est revenu en fin de partie. «On pratiquait ce jeu depuis un bon bout de temps, mais il a été mal exécuté ce soir. On s’est repris avec une longue passe, un premier essai, mais on a cafouillé par la suite.»