Rouge et Or

Joanik Masse choisit l'Université Laval

Le porteur de ballon étoile Joanik Masse jouera pour le Rouge et Or, l’automne prochain.

«J’ai bien aimé ma visite à l’Université Laval le 5 janvier et vendredi passé [le 2 février], j’ai passé une soirée avec les joueurs du Rouge et Or et j’ai bien apprécié», a affirmé Masse, vendredi, pour expliquer son choix tant attendu.

Le 26 des Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon a été nommé joueur par excellence de la première division collégiale en 2017 grâce à une monstrueuse récolte de 1891 verges au sol en huit rencontres. Il avait raté le neuvième et dernier rendez-vous au calendrier régulier à cause d’une blessure au poignet, ce qui l’a empêché de battre le record du circuit collégial québécois de 2095 verges établi en 10 rencontres, en 1998.

Le résident de Saint-Agapit, dans Lotbinière, a reçu six offres de formations universitaires. Quatre ont fait la courte liste, soit Laval, Sherbrooke, Montréal et McGill, les deux hors métropole luttant dans le dilemme final.

«C’est assez demandant de choisir, ça te trotte toujours dans la tête», a indiqué celui qui a profité d’une séance d’entraînement du Rouge et Or à laquelle il assistait, vendredi, pour officialiser sa décision.

Les unités spéciales d’abord

Masse a passé trois saisons occupées chez les Faucons avec 509 portées, un record, pour 3567 verges de gains et 34 touchés par la course. Ce qui ne l’a pas empêché d’évoluer au sein des unités spéciales, sa porte d’entrée sur un terrain universitaire, croit-il.

«Je ne me mets pas dans la tête d’être porteur partant à ma première année. Mais je vise à être en uniforme les jours de matchs le plus vite possible et commencer par avoir du temps de jeu avec les unités spéciales», fait-il valoir avec réalisme.

Pas encore officiellement membre des champions québécois universitaires, car pas encore étudiant à l’Université Laval, il peut déjà participer aux entraînements physiques du Rouge et Or et suivre le plan de mise en forme concocté par Rioux.

Rouge et Or

Aide en santé mentale pour les athlètes

Même s’ils se font sans cesse répéter d’être «forts mentalement», les sportifs d’élite peuvent voir leur santé mentale troublée.

Quand s’ajoute le tourbillon des études universitaires, l’équation vire vite au négatif. Pas facile alors de demander de l’aide. Onze athlètes membres ou ex-membres des clubs du Rouge et Or de l’Université Laval, dont Hugo Richard, Justine Guay-Bilodeau, Geneviève Derome, Félix Veillette, Dania Belisle et Elisabeth Derome, se joignent à un projet pancanadien baptisé ISMÉA, l’Initiative en santé mentale pour les étudiants-athlètes. Cet organisme à but non lucratif a pour objectif de les sensibiliser à la question en plus de faciliter l’accès aux ressources à leur disposition. Dans le blogue du site rougeetor.ulaval.ca, la nageuse en eaux libres Belisle livre un témoignage poignant à propos de sa vie avec un TDAH et bipolarité.

NFL

Auclair satisfait de sa première saison à Tampa

«Les gars me posaient toutes sortes de questions. Est-ce qu’on a Noël, est-ce qu’on a l’Halloween au Canada? Je répondais que comme on est plus proche du pôle Nord, bien sûr qu’on fête Noël...»

Le choc thermique a été saisissant pour Antony Auclair depuis son retour à Québec. Autant il a eu de la misère à s’acclimater à la chaleur tropicale de Tampa Bay, dès le camp du mois d’août, autant le retour au froid québécois début janvier a surpris l’ailier rapproché des Buccaneers et ancien joueur du Rouge et Or de l’Université Laval.

«J’ai envoyé quelques vidéos à mes coéquipiers et ça ne leur tente pas trop de venir me visiter en ce moment. Peut-être cet été!» s’est exclamé le numéro 82 des Bucs, jeudi matin, en faisant le bilan de sa première saison dans la NFL avec les médias de Québec.

Il retrouvait pour l’occasion les locaux de son alma mater et l’entraînement en salle, lui qui n’avait pas mis les pieds au PEPS depuis plusieurs mois. Pas même dans les trois dernières semaines, même s’il est rentré à la maison peu après le dernier match des Bucs, le 31 décembre. Besoin de s’isoler, de décrocher du foot.

Outre la température floridienne, le Beauceron de 24 ans a dû s’adapter à une multitude de facteurs. Règles du football à quatre essais, nouveau livre de jeux, jeu plus rapide et langue anglaise à manier dans les conversations quotidiennes. «Ç’a été facilité par les joueurs autour de moi, qui sont devenus de bons amis. Au début, ils riaient de mon accent et ça me fâchait, mais c’est une façon de se rapprocher de toi», dit-il.

Le colosse de 6’5” et de 256 livres estime s’en être plus que bien sorti, à la fois dans les vestiaires et sur le terrain. On l’a utilisé dans 8 des 16 matchs de l’équipe, dont les sept derniers, où il a été partant à trois reprises et a capté deux passes pour 25 verges de gains au total.

«Mon premier objectif était de trouver une équipe, ensuite de faire l’équipe, puis de jouer un match et de capter une passe. Faire la NFL est un bon objectif, mais une fois que tu es dans la NFL, c’est quoi l’objectif? Ça s’enchaîne et tu veux toujours en faire plus. Je ne suis jamais satisfait de ce que j’ai et je me fixe d’autres buts. Une saison de 10 à 15 attrapés serait une bonne saison pour moi. Mais je veux aussi aider plus comme leader, être constant dans mes blocs et aider les Bucs à gagner», affirme Auclair.

Pas habitué de perdre

Car les Buccaneers n’ont pas connu les succès escomptés sur le terrain, en 2017. À sa deuxième saison sous l’égide de l’entraîneur-chef Dirk Koetter, l’équipe a montré une fiche déficitaire de 5-11. Sept revers ont été encaissés par un écart d’une possession de ballon, dont quatre de suite en décembre. Quatre défaites sur 11 par un coup de pied, soit trois points.

«J’en parlais avec O.J. On n’est pas habitués de perdre, nous autres», reconnaît Auclair qui, durant ses quatre ans à l’Université Laval, n’a perdu que cinq fois en 44 matchs et soulevé deux Coupes Vanier. O.J. Howard, l’autre ailier rapproché recrue des Bucs, leur premier choix au repêchage en 2017, a aussi gagné un championnat national avec Alabama, au terme de la campagne 2015.

Basketball

Québec sera basket!

Des jeunes joueurs de basketball prendront d’assaut la capitale, en fin de semaine, pendant la 24e Classique Parmalat-Lactantia.

Au total, plus de 13 00 basketteurs répartis dans 96 équipes scolaires du Québec seront en action dans 160 rencontres de vendredi à dimanche, soit sur les terrains du PEPS, soit au Cégep de Sainte-Foy, au Séminaire Saint-François ou à l’école secondaire De Rochebelle. L’admission coûte 5 $ par jour ou 8 $ pour toute la fin de semaine.

Le rendez-vous permet de faire la promotion du basketball, mais sert aussi d’activité de financement pour le Rouge et Or. Les deux formations de l’Université Laval disputeront d’ailleurs un match contre les Gaiters de Bishop’s, vendredi soir (18h et 20h), devant des estrades remplies de jeunes joueurs.

«Année après année, c’est le match où on a la plus grosse foule», a affirmé jeudi Jacques Paiement Jr, entraîneur-chef du Rouge et Or masculin et coordonnateur de la Classique. «L’an dernier, on était pas loin des 2000 spectateurs. C’est super intéressant pour nos athlètes de jouer dans une ambiance comme ça. Des fois, on commence un petit peu plus nerveusement, mais en général ça se replace», a-t-il ajouté avec le sourire.