En cinq ans avec le Rouge et Or, le Chilien Vicente Parraguirre est devenu un meilleur joueur de volleyball.

Vicente Parraguirre, plus qu'un joueur de volley

En cinq ans avec le Rouge et Or, le Chilien Vicente Parraguirre est devenu un meilleur joueur de volleyball, un meneur d’équipe, a appris le français et obtenu un bac. «Il a aussi appris à laver son linge, à cuisiner et à gérer un budget!» se réjouissent ses parents.

Comme bon nombre de ses coéquipiers quand ils sont entrés à l’université, le brillant attaquant n’avait jamais fait fonctionner une laveuse, préparé la bouffe et encore moins payé des comptes, lorsqu’il a mis les pieds à Québec pour la première fois.

En plus d’être le meilleur volleyeur universitaire au Québec depuis cinq ans, Parraguirre a donc bénéficié de son séjour chez nous pour développer d’autres habiletés importantes.

«C’est ici qu’il est devenu un adulte!» résume papa Humberto Parraguirre, en ville avec maman Isabel Villalobos pour le championnat canadien qui se déroule à l’Université Laval, jusqu’à dimanche. Le Rouge et Or dispute sa première rencontre vendredi (20h), contre les Gaels de Queen’s.

Au mieux, la grande finale de dimanche (16h) sera le dernier match dans l’uniforme de l’UL pour celui que tous surnomment affectueusement Vicho. Il rentrera ensuite à Santiago, fin avril. Jeux panaméricains cet été avec l’équipe nationale chilienne, puis une carrière professionnelle, peut-être en Europe.

«Quand il est arrivé ici, en 2014, il avait juste 19 ans. C’était un enfant! Il est devenu beaucoup plus mature, plus indépendant et il développé sa personnalité», explique le paternel, lui-même un ancien lanceur de disque et de marteau aux niveaux national et universitaire.

Madame a aussi pratiqué l’athlétisme, 400 mètres et 400 mètres haies. Mais c’est par elle et son emploi de professeur d’éducation physique que le volleyball est entré dans la maison.

Le plus jeune

Vicente est le plus jeune de trois garçons. Matias a 31 ans, Tomas, 28, et Vicente, 24. Les trois s’alignent depuis quelques années avec l’équipe nationale chilienne.

«Quand Matias était tout jeune, il allait voir sa mère à l’école l’après-midi pour ramasser les ballons et encourager les jeunes. C’est là qu’il a pris goût au volleyball. Puis Tomas a voulu faire comme son grand frère, et Vicente comme les deux autres! Vicente a commencé autour de l’âge de sept ans. Je me souviens que sa prof lui avait donné en cadeau un t-shirt avec son nom et son numéro, sept», se rappelle Humberto.

Directeur du service à la clientèle dans une entreprise technologique, monsieur Parraguirre voyage beaucoup en Argentine, en Colombie et au Mexique, mais aussi aux États-Unis. Floride, Vegas et récemment Seattle. Il maîtrise bien l’anglais et traduit aussi les propos de son épouse.

«Quand l’offre de venir jouer au Canada est arrivée, je me suis dit : “Comme la vie est cruelle! Tu parles déjà espagnol, anglais et pas mal allemand, mais on t’invite dans la partie francophone du Canada! ”

«Mais on a trouvé que c’était une belle occasion et on l’a encouragé, poursuit-il. S’il revenait en ayant juste appris une quatrième langue, c’était suffisant pour nous. Mais son séjour ici aura été beaucoup plus que ça.»

Jeudi, Parraguirre a été nommé au sein de la première équipe d’étoiles canadienne pour la quatrième fois en cinq ans. Le titre de joueur par excellence au Canada est toutefois revenu à Elliot Viles, un Australien, des Bobcats de Brandon. Qui sont l’équipe favorite du championnat et dirigés par l’entraîneur de l’année, Grant Wilson.

Brandon ouvre justement le tournoi à 13h, contre Montréal.