Alexandre Leclerc, Charles-André Edorh et leurs coéquipiers du Rouge et Or recevront les Vikes de l’Université de Victoria jeudi et samedi, au PEPS de l’Université Laval.

Une nouvelle «vibe» profitable pour le Rouge et Or basket

Avant le début de saison, il était question d’un meilleur esprit d’équipe, de joueurs prêts à se sacrifier l’un pour l’autre. C’était plus que des vœux pieux: la formation masculine du Rouge et Or basketball connaît une solide campagne, et c’est beaucoup grâce à cette nouvelle «vibe».

«Pas nécessairement que c’était mauvais l’an passé, indique l’entraîneur-chef Jacques Paiement Jr. Mais on avait l’impression que chacun était très préoccupé par ses petites affaires. Là, oui, je pense que ça paraît sur le terrain. C’est définitivement quelque chose qui progresse et qui fait en sorte qu’on a eu de bons résultats. Mais ce n’est pas juste ça à 100 %.»

Le brio de Frantson Démosthène explique aussi l’excellente fiche de quatre victoires et une défaite présentée par le Rouge et Or, premier au Québec. L’athlète de 24 ans fait partie de l’élite dans chacune des principales catégories statistiques. Ses 15 points par rencontre le placent troisième au Québec; ses 9,4 rebonds et ses 3,8 vols, premier.

«Ce qu’il fait est extraordinaire. La maturité qu’il a pris au niveau de son jeu… C’est vraiment notre moteur. Il fait tout ce qu’il fait même si rien n’est basé autour de lui offensivement», souligne Paiement, dont le système à l’attaque se veut d’abord une affaire d’équipe. «Il amène de l’énergie, il défend le meilleur joueur de l’autre côté à tous les matchs, peu importe sa position», poursuit-il.

Pour Paiement, Démosthène et compagnie, il s’agit d’un beau revirement de situation. La saison dernière, l’équipe avait connu toutes sortes d’ennuis, présentant en fin de parcours une fiche de 6-10. Ses 63,5 points par rencontre témoignaient de grandes difficultés à remplir le panier. Cette saison, ce chiffre s’élève à 79,2.

Défaite... puis victoires

Les choses avaient pourtant mal commencé: une varlope de 92-56 contre les puissants Redmen de McGill en levée de rideau. Mais le Rouge et Or n’a pas perdu depuis. Une défaite salutaire? «Dans le corridor après le match, à McGill, je ne t’aurais pas dit que ça pourrait faire du bien», a répondu Paiement en riant. «Oui, ç’a peut-être fouetté un peu. Mais on n’a pas eu le temps de trop s’apitoyer là-dessus. On avait un match deux jours plus tard et on a eu une grosse victoire contre Concordia [83-66].»

Pour l’instant, le Rouge et Or est au cœur d’une lutte à trois avec McGill et Concordia, qui présentent des fiches de 3-1. Les Redmen demeurent la formation à battre aux yeux de Paiement.

Laval recevra les Vikes de l’Université de Victoria jeudi et samedi, au PEPS, à 16h dans les deux cas. Deux rencontres hors concours qui permettront aux joueurs de tester des petits ajustements offensifs. Démosthène sera toutefois absent. Il est à Haïti car sa mère est récemment décédée.

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DÉBUT DE SAISON «ACCEPTABLE»...

L’équipe féminine du Rouge et Or basketball a présenté un rendement «acceptable» depuis le début de la saison, mais le manque d’«engagement» physique des joueuses demeure un problème. Et c’est l’entraîneur-chef Guillaume Giroux qui le dit.

Bourrée de talent, la formation de l’Université Laval présente un dossier de trois victoires et deux revers jusqu’ici. Au rayon des bons coups, une victoire de 58-50 à saveur de revanche contre les championnes canadiennes de McGill, tombeuses du Rouge et Or en grande finale, la saison dernière.

Mais Giroux peut difficilement cacher un certain mécontentement. Dans les matchs plus physiques, ses joueuses peinent à trouver le fond du panier, comme le démontre leur pourcentage de réussite de ,328, le pire de la division RSEQ. L’entraîneur doit redoubler d’efforts pour voir ses filles en faire autant...

«Il faut que ce soit un effet de groupe, plus que juste une fille ou deux, analyse Giroux. C’est le défi présentement. Il faut tout le temps que je sois plus près d’elles, que je pousse plus, tout le temps, pour arriver au type d’effort qu’on avait plus naturellement avant. […] C’est frustrant de voir que ça prend ça.»

Plusieurs joueuses accomplissent malgré tout du bon boulot. Jane Gagné poursuit sur sa lancée de la saison dernière, où elle a été nommée joueuse par excellence au Québec. La polyvalente athlète de Saguenay se retrouve de nouveau parmi les meilleures dans toutes les catégories statistiques, que ce soit les points (12,2, neuvième), les rebonds (8,4, quatrième) ou les vols (2,6, première). Son amie Sarah-Jane Marois connaît aussi de bons moments, avec 11,4 points et 3,4 assistances par rencontre.

«C’est ça qui est paradoxal : ce sont des filles qui n’aiment pas la défaite. Mais entre ne pas aimer la défaite et l’haïr… c’est ça le petit point [qui manque]», souligne Giroux.

Excellent test

Inactive depuis leur victoire de 57-52 à Bishop’s le 1er décembre, les filles du Rouge et Or se rendront à Windsor pour affronter deux fois les Lancers de l’endroit, les 28 et 29 décembre, lors de rencontres hors concours. La formation ontarienne (8-2) est classée septième au pays, deux rangs derrière l’Université Laval. Un excellent test, croit Giroux. «C’est très loin, ce ne sera pas un voyage de tout repos… Surtout que je suis l’un des deux chauffeurs de l’autobus, a-t-il rigolé. Ça va être très profitable pour nous, c’est sûr. Je veux toujours jouer des matchs de qualité.»

Le Rouge et Or disputera son prochain affrontement de saison le 5 janvier, au PEPS. Elles affronteront les surprenantes Gaiters de Bishop’s, contre qui elles ont divisé les honneurs de deux rencontres jusqu’ici.