Khaléann Caron-Goudreau, qui a disputé les trois dernières saisons avec les Longhorns de l’Université du Texas, a décidé de poursuivre ses études au Québec et a choisi de s’aligner avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

Une acquisition de taille pour le Rouge et Or

L’équipe féminine de basketball du Rouge et Or fait une acquisition de taille. Après trois ans à l’Université du Texas, l’ailière Khaléann Caron-Goudreau joindra la troupe de l’entraîneur Guillaume Giroux, l’automne prochain.

«Ajouter une grande ailière comme Khaléann, ça permet un peu à tout le monde de revenir à sa position naturelle», a expliqué Giroux, lundi, au sujet de l’arrivée de la joueuse de 6’4’’.

C’est que malgré de très bons résultats ces deux dernières années, ses joueuses ont parfois eu de la difficulté contre certaines équipes plus imposantes. Ayant une équipe plutôt petite, l’entraîneur optait pour un style axé sur le mouvement du ballon en périmètre et beaucoup de tirs de trois points. 

«Là, on va pouvoir jouer différents styles dépendant de l’adversaire. Khaléann arrive avec beaucoup d’humilité. En raison de blessures, elle n’a pas joué énormément de minutes au Texas. Mais je serais très surpris qu’elle soit une joueuse ordinaire, ici. Elle a affronté de la très grosse compétition dans la conférence de la NCAA où elle jouait.»

Originaire de Gatineau, Caron-Goudreau est passée par le Séminaire Saint-François avec sa jumelle Audrey-Ann avant de s’exiler aux États-Unis, il y a près de six ans. D’abord à l’académie IMG, puis un an à l’Université Vanderbilt, avant de transférer au Texas.

Alors que sa sœur vient de terminer sa carrière universitaire avec les Longhorns, il restait toujours une année d’éligibilité à Khaléann, qui a perdu une saison universitaire en raison d’une blessure. Puisqu’elle gradue ce printemps, elle peut transférer dans un programme universitaire canadien, à l’automne et jouer immédiatement.

Une année de plus

Sachant cela, l’entraîneur adjoint du Rouge et Or, François Patenaude, qui a entraîné la joueuse au SSF, l’a contacté en décembre pour s’enquérir de son intérêt. De là, les étoiles se sont alignées. L’étudiante en administration ne pouvait passer directement à un MBA, l’automne prochain, à l’Université du Texas. Puis, elle trouvait la NCAA un peu trop centrée sur la performance athlétique.

«Je suis super compétitive et j’ai toujours été dans les dernières à quitter le gym, mais dans une université comme Texas, ils ne vont pas t’encourager à faire des études difficiles. Tu choisis tes cours en fonction de ton sport, et non l’inverse», explique l’athlète de 22 ans. 

Lorsqu’elle a su qu’elle était acceptée à la maîtrise en administration à l’Université Laval, la décision était facile à prendre. «Au début, je me sentais un peu mal à l’aise parce que j’avais dit à mon entraîneur au Texas que je serais de retour l’an prochain. Mais c’est logique que je revienne au Québec. Ça fait six ans que je n’ai pas joué régulièrement devant mes parents et mes frères. En plus, je vais avoir une année de basket de plus», lance Khaléann Caron-Goudreau. C’est que comme les carrières universitaires sont de cinq ans au Canada, elle pourra disputer deux saisons avec le Rouge et Or.

Quant à son temps de jeu, elle assure que rien n’est acquis d’avance. «Je suis une joueuse d’équipe et je sais que je vais devoir me battre pour faire ma place. Mais ce n’est pas la première fois que ça m’arrive.»