Le botteur du Rouge et Or, David Côté

Un impact qui plaît à David Côté

Pour un deuxième match de suite, David Côté a obtenu un vote de confiance de la part des entraîneurs du Rouge et Or. Il sera le seul botteur en uniforme contre les Stingers de Concordia, dimanche (13h), au Stade Telus-Université Laval.

Utilisé à froid pendant la défaite contre les Carabins, à Montréal, le 14 septembre, le spécialiste de Québec avait obtenu le mandat de remplacer Dominic Lévesque afin d’effectuer les bottés de précision et de dégagement dans la victoire contre McGill, une semaine plus tard.

La pause d’un week-end dont le Rouge et Or vient de bénéficier n’a pas changé la composition de l’alignement qui affrontera Concordia.

«Notre politique a toujours été d’utiliser deux botteurs si ça pouvait nous donner un avantage net. Si ce n’est que pour nous faire gagner une verge, il y a d’autres joueurs qui peuvent nous aider dans différentes facettes. Et David a bien fait», expliquait l’entraîneur-chef Glen Constantin à propos de la décision de l’utiliser à nouveau en solitaire.

Côté a répondu à l’appel en réussissant cinq bottés de placement lors du plus récent match, en plus de se charger de ceux de dégagement.

«Il s’agit d’un beau vote de confiance de la part des entraîneurs. Après le match [contre McGill], j’étais content de ma performance. Mais on est trois bons botteurs, on n’est qu’à une mauvaise performance pour que ça change», soulignait le grand botteur de troisième année qui forme un trio à cette position avec Lévesque et Vincent Blanchard.

Mais voilà, c’est lui qui vient de prendre la position de tête. Une situation qui lui plaît, évidemment, mais qui ne change pas son approche pour autant.

«Ça reste le même travail à faire. À mon premier match, il y avait un certain stress au début parce que ça faisait quand même trois ans que je n’avais pas été le seul botteur. Et comme n’importe quel joueur, dès que j’ai fait mon premier botté de dégagement, j’étais correct. Le fait d’être partant ne change rien, l’enjeu est le même. J’ai juste la chance d’avoir un plus grand impact, ce que recherche tout athlète.»

On l’a bien vu, car ses cinq placements représentaient un sommet pour lui en carrière.

«On préférerait ne jamais avoir à en faire, mais j’étais content de les réussir.»

La préférence que lui montrent les entraîneurs, présentement, se fait au détriment d’un vétéran de cinq saisons. Mais cela n’affecte aucunement le lien d’amitié entre Côté et Lévesque.

«Ce n’est pas évident pour Dominic, c’est normal. Mais ça ne change pas du tout notre relation, je n’ai rien fait dans son dos. Comme les joueurs à toutes les positions, on se livre une saine compétition. Depuis deux ans, c’est un combat à savoir qui sera habillé. On se pousse l’un et l’autre, on continue à faire la même chose. La semaine dernière, je l’ai aidé pour certaines choses, et cette semaine, c’est lui qui m’a donné des conseils. Il travaille fort, il se bat pour avoir le poste parce que c’est loin d’être acquis pour le reste de l’année.»

Côté n’essaie pas d’envoyer le ballon sur la lune lorsqu’on fait appel à ses services pour refouler l’adversaire. Il a compris que le positionnement sur le terrain était plus important que la puissance du coup de pied.

«Le plus grand défi, c’est de bien nous positionner pour aider notre équipe de couverture. Il vaut mieux faire un botté de 35 à 40 verges qui sera bien placé qu’un long de 60 verges en milieu de terrain ou du mauvais côté. Mathieu Bertrand [responsable des unités spéciales] choisit le genre de botté qu’on doit faire, on exécute ce qu’il demande du mieux qu’on peut.»

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DOUBLE FONCTION PRODUCTIVE POUR DANSEREAU-LECLERC

Deuxième au classement des spécialistes des retours de botté dans le RSEQ, Antoine Dansereau-Leclerc a eu droit aux éloges de son entraîneur-chef, cette semaine.

«Il fait tous nos retours de botté en général, mais aussi, il est à mon avis notre receveur le plus productif et le plus constant de notre offensive, cette saison», disait Glen Constantin, cette saison, en présentant ainsi le numéro 11 aux médias à l’occasion de son point de presse hebdomadaire.

Joueur de deuxième année, Dansereau-Leclerc joue un plus grand rôle chez le Rouge et Or depuis la blessure à Jonathan Breton-Robert. Il s’est notamment démarqué lors des trois plus récents matchs de l’équipe.

«C’est le fun à entendre, je travaille fort pour ça. À force d’avoir plus de répétitions dans les pratiques et plus de temps de jeu dans les matchs, je suis plus à l’aise», disait-il sur un ton humble après avoir entendu son entraîneur parler en bien de lui.

Le footballeur de Longueuil a répondu présent quand les entraîneurs ont tiré son numéro contre les Carabins. Il n’a pas cessé de produire depuis. Il occupe le deuxième rang chez les «retourneurs» de la conférence avec 160 verges gagnées en 16 courses, pour une moyenne de 10 verges par retour.

Il est l’un des rouages importants des unités spéciales, fort efficaces lors du dernier match contre McGill.

«Ç’a vraiment bien été. Plus la saison avance, plus les gars sur les unités sont à l’aise avec les schémas de retour. Ça permet d’ouvrir des brèches, et avec les blocs, c’est plus facile de trouver les trous et de faire de bons retours. Je suis content de voir du terrain, mais pour la blessure de “Jo”, c’est plate, c’est vraiment un très bon coéquipier et un excellent joueur», notait l’étudiant en administration des affaires qui est un produit du Campus Notre-Dame-de-Foy.

Il s’attend à une bonne opposition de Concordia, qui a donné la frousse aux Carabins de Montréal, la semaine dernière.

«Ce ne sera pas facile comme match, il faudra sortir fort et travailler jusqu’à la fin. Je suis convaincu que si on exécute comme on doit le faire, on n’aura pas de problèmes.»

Chose certaine, l’attaque a eu le temps de se familiariser avec le nouveau quart-arrière Thomas Bolduc, qui a obtenu son premier départ avant la pause au calendrier.

«Il s’agit d’un apprentissage pour lui, c’est un processus. La semaine de congé nous a permis d’avoir une certaine cohésion ensemble. “Thom” travaille super fort pour connaître ses choses, pour être à l’aise avec nous. On discute souvent sur des points, sur certains jeux. Il comprend bien, et quand on lui demande quelque chose, il le fait. C’est le fun de le voir, il embarque dans le bateau, il nous suit là-dedans.» Carl Tardif

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UN QUART PLUS CALME

Ne comptez pas sur Glen Constantin pour mettre de la pression sur le jeune quart-arrière Thomas Bolduc, qui en sera à son second départ à la position avec le Rouge et Or, dimanche. «Avec Justin [Ethier], on va le mettre dans des situations favorables pour lui, on va le faire jouer dans ses limites et non pas d’essayer de gagner le match à lui seul.»

Selon l’entraîneur-chef, coéquipiers, adversaires et spectateurs verront un quart-arrière un peu plus calme. «On va voir un gars qui continue à bâtir sa confiance, car à cette position, ça ne se fait pas en un jour», notait celui-ci à propos de Bolduc, qui a eu la sagesse de se «débarrasser du ballon lorsqu’il devait le faire» à son premier départ qui l’a vu compléter 12 de 25 passes pour 156 verges de gain. Carl Tardif